Montpellier, Poitiers, Mulhouse et Royan, quatuor gagnant

MARMARA SPIKELIGUE (demi-finales retour)
Comme en Saforelle Power 6, tout s’est joué en deux actes en demi-finales de Marmara SpikeLigue. A domicile, Montpellier et Poitiers, les deux mieux classés en saison régulière du dernier carré, ont validé leur billet pour une finale de championnat de France inédite.
Dans le derby héraultais, la chose fut relativement simple pour le MHSC. Dans son duel avec le voisin sétois, Montpellier a pris la mesure de l’Arago Sète avec une franche autorité (3-0). En 1 h 15, la troupe de Loïc Le Marrec a mis sur la touche celle de Fulvio Bertini. Avec une attaque au cordeau (60% de réussite), une réception posée comme un socle, un Simon Hirsch puissant (15 pts dont 3 aces) et un secteur central made in France dominateur (19 pts, 5 contres pour la doublette Le Goff – Jouffroy), Montpellier a étouffé l’expression collective sétoise. Scotché à 38% de réussite offensive, devant s’appuyé sur un jeu de relance délicat (42% de réceptions positives), Sète n’avait pas les armes pour lutter et Montpellier peut désormais viser un neuvième titre de champion.
Poitiers n’en compte que deux dans son histoire, mais il sera l’autre candidat au rendez-vous de la finale aller samedi prochain. En revanche, rien ne fut simple pour le SPVB sur ce deuxième acte de demi-finales. Avec le retour en jeu de Vasilii Molotkov (23 pts à 56% de réussite), le Paris Volley fut tout prêt d’envoyer la série sur le fil d’un match d’appui. Comptant deux sets d’avance, propulsés par les assauts et les bras de Molotkov et Mathis Henno (22 pts dont 2 aces et 2 contres), les Parisiens étaient sur la bonne voie. Mais dans un Lawson-Body ardent, le SPVB faisait front et bloc. Lukas Maase, pas vu lors du match aller, levait haut les mains (11 pts dont 5 contres) et l’efficace Thomas Pujol (22 pts à 20 sur 37 en attaque) pesait lourd. Dans un tie-break serré et disputé jusqu’au bout, c’est Poitiers qui portait l’ultime estocade pour se glisser en finale du championnat pour la deuxième saison consécutive, validant déjà pleinement la renaissance du club poitevin au plus haut niveau.
SAFORELLE POWER 6 (Finale aller)
Mulhouse a fait le premier pas. Et il est d’autant plus précieux que le club alsacien l’a posé sur sol adverse. En s’imposant au tie-break, au terme d’un match de très grand niveau et de haute intensité, sur le terrain des Mariannes de Levallois-Paris (2-3), le VMA a pris un temps d’avance et posé une sérieuse option sur le titre de champion 2025-2026.
Mais il serait évidemment prématuré de considérer que l’histoire est déjà contée. Levallois Paris est dans l’esprit et la dynamique depuis des semaines et ce n’est pas ce revers, coûteux évidemment, qui va faire vaciller le groupe d’Alessandro Orefice, toujours prêt à se battre et à conquérir un troisième sacre national d’affilée. Il n’empêche que la défaite est rude, forcément. Surtout lorsqu’on a bataillé pour remonter deux sets de débours, pour mener 11-8 dans le tie-break et pour s’offrir trois balles de match, sans en convertir une seule.
Mulhouse a été grand, en des termes différents. D’abord dominateur sur les deux premières manches et demie, posé sur une réception solide, un jeu offensif varié entre le centre et les bouts de filet, le récent vainqueur de la Coupe de France a ensuite subi les assauts de Cyrielle Depie (20 pts dont 2 aces), puis contenu par une Zuzana Sepelova impeccable (16 pts et 71% de réception positive). Avec Emmi Tolvanen à la baguette, les Mariannes retrouvaient l’inspiration, montaient au front et semblaient alors pouvoir renverser l’affaire.
Mais Mulhouse, qui a tout gagné cette saison dans l’Hexagone, a fait le dos rond, avant que Reagan Rutherford (22 pts) ne se hisse un cran au-dessus de tout le monde en fin de set décisif. Avec possiblement deux matches en son Palais, le VMA est désormais sur le chemin d’un grand chelem national (Supercoupe, Coupe de France et championnat). Mais l’histoire n’est pas encore contée.
LIGUE BM (30e journée)
Cela ressemble à l’abordage décisif, à la victoire qui peut emmener Royan au plus haut des cieux du volley français. A l’occasion de la 30e journée de championnat, les Pirates ont en effet réalisé une énorme opération. Ce n’est pas tant le succès à Chalon (0-3), somme toute très logique et bâti sur les contreforts d’un block en béton (14 contres cumulés dont 6 pour Matheus Faustino), qui constitue la divine surprise. Mais bien plus la rude chute de Martigues, à domicile devant Saint-Jean d’Illac (0-3). Mis au sol, les Avatiques se retrouvent désormais à quatre longueurs de Royan, alors que les deux équipes n’ont plus que deux matches à jouer.
Les Pirates sont donc tout près de toucher le Graal. Et ce n’est pas Saint-Quentin qui pourra l’en empêcher. Vaincu, lui aussi à domicile, par Cambrai (0-3) et Wellington Bolzani (17 pts dont 2 aces), le SQV est désormais hors course. Ailleurs, Reims a pris le meilleur sur France Avenir après 2 h d’un joli combat (2-3) mené notamment par Yohan Leray (21 pts dont 6 contres). Enfin, Nancy a dominé Fréjus (3-0), dans les pas de son redoutable pointu, Jacob Steele (22 pts).
