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ligue nationale
de volley

Le port des rêves

le 30/04/2026
Ce premier week-end de mai peut ouvrir en grand la boîte à rêves dans les deux divisions masculines de LNV. En Marmara SpikeLigue, l’Alterna Stade Poitevin lance samedi soir à Lawson-Body la finale inédite face à Montpellier, tandis qu’en LBM, Royan peut se propulser en première division en cas de succès face à Nancy samedi.
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MARMARA SPIKELIGUE (Finale aller)

Les voilà sur la dernière marche. Le dernier tour de piste d’une saison 2025-2026 de Marmara SpikeLigue qui a tourné dans tous les sens, qui a sursauté, rebondi aux quatre murs pour offrir vendredi soir, dans la Vienne, un duel majeur, entre Poitiers et Montpellier, tous deux membres du Top 4 de l’exercice régulier.

Ce n’est donc pas une pleine surprise de compter ces deux escadrons pour l’ultime scène de la saison. Montpellier, d’abord, a fait preuve de solidité et de constance sur le long cours. Tout près d’accrocher un quart de finale de Ligue des Champions, mais finalement éliminé d’un rien par Las Palmas, le MHSC s’est remis en selle, focalisant son attention et sa motivation sur le titre de champion de France, montré du doigt illico par son coach, Loïc Le Marrec.

Depuis, Montpellier n’a pas failli. Adossé à une réception solide, symbolisée notamment par sa paire Corentin Phelut – Tomas Lopez Pascual, tracté par une attaque efficace sur la ligne des 50% de réussite depuis le début de la saison, capable de varier les plaisirs offensifs, le MHSC a notamment tout maîtrisé en play-offs, s’imposant en quarts et en demies en deux manches, en ne concédant que deux sets sur l’ensemble des quatre matches !

Avec un secteur central qui prend de la place, autour de Nicolas Le Goff et Quentin Jouffroy, et un service qui a du poids sur cette phase finale (7,5 aces par match), Montpellier est armé pour viser un neuvième titre de champion, le premier depuis 2022.

Mais en face, Poitiers commence à avoir l’habitude des grands rendez-vous et présente finalement beaucoup de similitudes avec son adversaire. Même si sa saison (11 défaites en saison régulière) ne fut pas aussi tenue que celle des Montpelliérains, l’Alterna Stade Poitevin a réalisé une jolie campagne en Coupe d’Europe (élimination en quarts de finale de CEV Cup par Lunebourg), qui a forgé des convictions et des certitudes.

A Poitiers aussi, c’est le collectif qui prime. Kevin Kobrine n’est pas un pointu qui va tirer la couverture et Anatole Chaboissant a cette science de la passe qui lui permet de pianoter d’un bout à l’autre des bouts de filet. Thomas Pujol, Tom Picard, Simon Magnin sont des atouts offensifs précieux. Et quand le block-défense tient le choc, Poitiers devient alors une équipe très délicate à manœuvrer.

Finaliste la saison dernière, défait par Tours, le SPVB y revient forcément en ayant appris. Sans l’avantage du terrain certes, mais avec cette capacité à gagner dehors, comme à Toulouse et à Paris en quarts et demies des Play-Offs. Quinze après son deuxième titre de champion de France (2011), un troisième sacre validerait la place chez les grands retrouvée pour ce club historique du volley français.         

LIGUE BM (30e journée)

L’histoire peut être belle. Irréelle presque. A l’occasion de la 30e journée et la réception de Nancy, Royan a l’occasion samedi soir de se propulser en Ligue A pour la première fois de son histoire. L’ascension serait vertigineuse pour un club qui décrochait son premier succès professionnel en octobre 2023, il y a moins de trois ans seulement !

A trois journées du terme de cette épopée LBM au long cours, mais deux matches à disputer seulement pour le leader et son dauphin, Martigues, les Pirates de l’Atlantique peuvent en effet valider le titre de champion et l’accession qui va avec en cas de succès plein sur les Lorrains. Les Avatiques de Provence, exempts de cette 30e journée, compteraient alors 7 points de retard et ne pourraient plus, mathématiquement, les rejoindre. Il y aura donc du monde et beaucoup d’espoirs dans l’air à l’Espace Cordouan samedi soir, pour un moment qui pourrait être magique.

A côté, le reste de la journée a forcément moins de saveur. Saint-Jean d’Illac, qui livre bataille à Saint-Quentin pour la troisième place du classement, accueille Chalon, tandis que le SQV se rend à Fréjus, calé au centre de la meute. Enfin, Cambrai, qui reçoit France Avenir, vise le Top 4 et un troisième succès de rang, tandis que Reims défie Rennes, dans une jolie bataille d’attaquants entre Billel Soualem et Célestin Cardin.            

  

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