keyboard_arrow_up
ligue nationale
de volley

Daryl, dans le grand monde à Tokyo

le 03/08/2021
Le central de Tourcoing dispute ses premiers Jeux Olympiques avec l’équipe de France. Si son temps de jeu très réduit, il sait qu’il est au plus bel endroit pour apprendre et progresser encore avant de reprendre le chemin de la LAM à la rentrée.
lnv

Il n’a pas un geste maladroit, pas une once de frustration, pas un mot plus haut que l’autre. Depuis le début de l’aventure olympique, et avant de disputer ce mardi après-midi le premier quart de finale historique pour le volley français face à la Pologne, Daryl Bultor regarde, emmagasine, compacte dans son disque dur tout ce qu’il voit et ressent sur cette compétition pas comme les autres. Certes, son temps de jeu est réduit, avec un court passage sur scène dans le troisième set du match face au Brésil, au relais de Nicolas Le Goff, pour unique frisson olympique sur le Taraflex de l’Ariake Arena, avant le quart de finale du jour contre la Pologne.

Mais pour le central tourquennois, apparu en équipe de France en mai 2017, les choses avaient été claires d’avance. Troisième homme fort du centre, derrière le Montpelliérain Nicolas Le Goff et Barthélémy Chinenyeze, lui aussi biberonné à la LAM (Toulouse et Tours) avant de rejoindre les cieux italiens en 2019 et Milan à la rentrée prochaine, Daryl sait qu’il n’est pas à Tokyo pour tout casser. D’ailleurs, s’il saute évidemment avec gourmandise sur les rares occasions que lui offre le staff des Bleus de mettre un pied sur le terrain, il y entre aussi avec toute la retenue, la maîtrise et l’intelligence que préconise sa situation de remplaçant. Sans excès, sans vouloir trop en faire non plus. Ainsi, lors de son entrée en jeu contre le Brésil, champion olympique en titre, le Martiniquais ne s’est pas emballé. Il est resté sur les fondamentaux, tentant d’apporter sa verticalité et sa présence au block un court instant, pour maintenir les Bleus dans le bon sillon. «On essaie de faire ce que l’on sait faire et de ne pas se réinventer. Ce n’est ni le moment, ni l’endroit. On essaie de rentrer avec le plus de sérénité possible», racontait-il derrière la défaite face aux Auriverde.

Discret et serein «en plateau», ravi de toucher au plus près le grand monde, Daryl porte en revanche fièrement l’étendard LAM, avec ses deux autres compagnons de fortune, Nicolas et Kevin (Tillie). Ces trois hommes-là feront les beaux jours du championnat de France à la rentrée, avec en plus une bonne douzaine de joueurs étrangers, présents au Japon, convives de marques et VRP eux-aussi de la LAM. Le championnat de France montre donc les muscles à Tokyo et cela n’est finalement pas pour surprendre Daryl, enfant de la balle du CNVB, qui a gravi les échelons pas au pas, de Montpellier à Sète, puis à Tourcoing désormais depuis la saison dernière. «Le championnat est toujours resté homogène, mais il a pris du niveau et pour nous c’est tant mieux ! Jouer dans un championnat compétitif, c’est important et cela ouvre des perspectives forcément avec les équipes nationales», explique-t-il, conscient aussi que le trio de «frenchies de LAM» participe, au Japon, à «vendre» l’image d’un championnat qui est de plus en plus respecté désormais à l’international. «Avoir autant de joueurs de LAM présents aux Jeux Olympiques, c’est positif forcément pour l’image du championnat. De plus en plus de joueurs se disent que l’on peut venir en France, que le championnat vaut le coup.» De cela aujourd’hui, plus personne n’en doute.

lnv
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de partage via les boutons de réseaux sociaux.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies