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Le temps des grâces

Le temps des grâces

le 19/04/2021
Chaumont, vainqueur de Montpellier, n°1 de la saison régulière, et Cannes tombeur de Cambrai, se retrouveront mercredi en finale de la LAM. Une division qui accueillera la saison prochaine Le Plessis Robinson, formidable et...
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Chaumont, vainqueur de Montpellier, n°1 de la saison régulière, et Cannes tombeur de Cambrai, se retrouveront mercredi en finale de la LAM. Une division qui accueillera la saison prochaine Le Plessis Robinson, formidable et incontestable champion de France LBM face à Saint-Nazaire. En LAF enfin, la bataille pour le maintien va faire rage jusqu’au bout entre Istres, Paris et Chamalières.

 

LAM (demi-finales retour et match d’appui)
On avait annoncé des demi-finales de haute volée et le spectacle fut à la hauteur des plus grandes espérances. Car, que ce fut à Cannes, samedi, ou à Montpellier samedi et dimanche, tout s’est joué sur des petits riens, des détails, un ballon, une main, une blessure, un instant de grâce… Evidemment, ce lundi matin, une équipe doit avoir plus que l’autre la gueule de bois. Cette équipe, c’est Montpellier, formidable de constance et de justesse tout au long de la saison régulière, remarquable représentant du volley français en Coupe d’Europe, et qui a quitté la scène dimanche, au bout d’un suspense dantesque battu par le CVB 52 au set décisif du match d’appui (2-3). Et pourtant, dans un match retour souvent électrique la veille, notamment en fin de troisième set, moment clé de ce match, Olivier Lecat et ses hommes avaient magnifiquement rétabli l’équilibre. Ryan Sclater avait frappé juste (26 pts à 57%) et Ezequiel Palacios et Nicolas Mendez avaient tenu le fort héraultais, notamment sur les mises en jeu tonitruantes chaumontaises. Mais rien n’était fait, tous le savaient. Et dimanche, le scénario allait être encore plus fou. Nicolas Mendez, la vigie, se blessait, mais le MVUC bataillait encore et prenait deux fois les devants. Ryan Sclater restait dans de hauts standards (24 pts à 54%), Nicolas Le Goff haussait le ton (14 pts dont 4 contres). Mais en face, Chaumont avait l’esprit et un homme. A l’image de Jesus Herrera, moins flamboyant à l’attaque mais au soutien, au contre (3 blocks sur les 12 du CVB 52), Chaumont ne lâchait pas l’objectif des yeux ! Les Hauts-Marnais visaient une quatrième finale LAM consécutive, c’était là finalement leur place, ils en étaient convaincus. Un homme allait les porter jusque-là, le facteur X de cette demi-finale, Filippo Lanza. L’Italien est une pointure, une référence, et dans cette demi-finale, dans ces Play-Offs, le réceptionneur-attaquant transalpin a tout changé. Avec Filippo Lanza (24 pts à 58%), le CVB 52 a une autre carrure, une autre stature. Et Montpellier, la tête de série n°1, a payé lourdement pour s’en rendre compte.
Cannes doit donc maintenant résoudre l’équation. Deuxième de la saison régulière, l’AS Cannes est de retour au sommet du volley-ball français, onze ans après sa dernière finale (perdue face à Tours en 2010), seize ans après son neuvième et dernier titre de champion de France (2005). C’est une cathédrale qui s’érige et tutoie le ciel à nouveau. Et pourtant, Luc Marquet et sa bande furent tout près, à un point, de devoir en passer eux aussi par un match d’appui. Car longtemps, samedi, Cambrai a eu la partie en mains. Audacieux, agressif, bien en place, les Cambrésiens ont eu au bout des doigts deux balles de match dans le quatrième set, mais il a manqué un brin de lucidité, d’expérience, de vécu, notamment chez le jeune et talentueux pointu brésilien, Daniel Cagliari, qui se faisait alors «attraper» deux fois par le block cannois. La chance était passée, Cambrai Volley s’arrêtait là, après une aventure magnifique, terminée sur le coup dans la profondeur des regrets. Pour Cannes, emmené samedi par un Lincoln Williams métronomique (28 pts à 52%) et un Oleksiy Klyamar surélevé (16 pts dont 6 contres), reste maintenant une dernière aventure à vivre, et pour Luc Marquet à poser le plus beau point final à cette belle histoire.

 

LAF (29e journée)
C’était censé être l’avant-dernière journée, mais la Covid a encore sévi, deux matches ont été reportés (Marcq-en-Barœul – Venelles et France Avenir 2024 – Le Cannet), et le calendrier LAF traîne encore des bouts de journées éparpillés. Mulhouse s’en moque un peu. Pour l’ASPTT, l’aventure est belle depuis un petit moment et ce n’est plus que des instants de bonheur à savourer. Samedi, les Alsaciennes ont fêté leur titre face à Paris (3-1). Après avoir perdu le premier set face à des Mariannes toujours à la bagarre pour le maintien, l’ASPTT a rectifié le tir. Héléna Cazaute (21 pts) et Megan Viggars (4 aces) se sont notamment régalées. Derrière, tout est dit désormais. Béziers, malgré le bras de la Nancéienne, Karin Palgutova (29 pts), a fait le métier à Vandoeuvre Nancy (2-3) et Nantes a assuré sa place en CEV Cup, en dominant le RC Cannes (3-2), dans les pas de Carli Snyder (25 pts), éblouissante sur cette fin de saison. Ce résultat est «tout bénef» pour Le Cannet, qui s’adjuge donc la quatrième place du classement, malgré deux matches à jouer encore ! Derrière le quintet de cadors, Terville-Florange aura été un outsider magnifique, même si les Mosellanes ont chuté samedi à Chamalières (3-2), chez des Auvergnates en lutte pour leur survie et portées par le tandem courage, Tchoudjang – Perez Ramos (45 pts à elles deux). D’ailleurs, la lutte pour le maintien va cristalliser la dernière journée de la saison, puisque Istres ne veut surtout pas se rendre. Samedi, le promu a décroché la victoire impérieuse face à Mougins (3-1), avec une solidarité exemplaire et cinq joueuses à dix points. Et voilà donc trois équipes regroupées en un point avant la sentence finale mercredi, même si les Parisiennes ont, elles, encore deux matches à disputer, tandis qu’Istres n’aura pas la tâche aisée en se rendant à Mulhouse pour clore sa saison.

 

LBM (finale retour)
Le tonnerre aura donc grondé jusqu’au bout, renversant l’histoire, faisant pleuvoir sur la fin de saison de Ligue BM une grêle inattendue, qui aura mis à terre Nancy puis Saint-Nazaire, les deux immenses favoris au titre et à l’accession en LAM. C’était sa première grande vie, son premier immense rendez-vous. Et les hommes de Cédric Logeais ont été ravageurs, tapageurs, irrésistibles. Pour sa première finale LBM, Le Plessis Robinson, qui a passé tant et tant d’années dans l’ombre de l’élite, n’a même pas cédé un set, n’a pas traîné l’ombre d’un doute, n’a pas laissé la moindre chance au SNVBA. Deux matches, deux succès 3-0, ça ne sert à rien de tergiverser ni même de jaser. La performance des Franciliens est spectaculaire, éblouissante et leur succès, que personne n’a vraiment vu venir, est aujourd’hui incontestable. Samedi, pour la finale retour, dans un huis clos bruyant, avec notamment une ribambelle de spectateurs massés à l’extérieur, le nez sur les grandes baies vitrés pour assister au spectacle historique, Le Plessis a tout géré comme il faut. Le match, les fins de set, la pression de l’évènement. Une maîtrise totale, une mise en musique ciselée par Thomas Nevot, un Rudy Verhoeff pugnace pour sa der (18 pts) et un Nohoarii Paofai plus grand que tout le monde au block (5 contres). En face, Gilles Gosselin a tenté, a pianoté, a relancé, mais le SNVBA n’y était plus vraiment, à l’image d’un Pepe Gonzalez, sombrant totalement (3 pts à 23%). En début de saison, Le Plessis Robinson n’avait sûrement pas coché cela, mais le club des Hauts-de-Seine découvrira bien la LAM à la rentrée prochaine, pour la première fois de son histoire.
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