keyboard_arrow_up
ligue nationale
de volley

Les grands des quarts

le 04/04/2026
Ce week-end LNV lance les Play-Offs en Marmara SpikeLigue et Saforelle Power 6, avec la première manche des quarts de finale, et notamment un alléchant Clasico chez les hommes, entre Tours et Paris, et un derby azuréen bouillant entre le RC Cannes et Le Cannet chez les femmes.
lnv

MARMARA SPIKELIGUE (Play-Offs aller)

Tours (1er, 22 victoires –4 défaites) – Paris (10e, 10-16)

C’est le Clasico, le point d’histoire du volley masculin français. Pour ce quart de finale, 19 titres de champion de France (10 pour le TVB, 9 pour le Paris Volley) et 2 Ligues des champions (une chacun) vous contemplent ! Si Tours, champion sortant a, de loin, réalisé une saison beaucoup plus percutante et constante que les Parisiens - que le TVB a d’ailleurs battus deux fois en saison régulière - le Paris Volley a changé de dimension durant le Play-In. D’abord en s’adjugeant la Coupe de France, puis en ajoutant un international d’envergure dans son roster, en l’occurrence Mathis Henno. La lutte promet donc d’être belle, avec un duel de pointes magistrales entre Nik Mujanovic et son successeur en Touraine la saison prochaine, Vasili Molotkov.

Montpellier (2e, 21-5) – Cannes (9e, 12-14)

A l’instar de ses petits camarades du Top 6, le MHSC remonte sur scène après deux semaines d’arrêt. Pas simple évidemment de retrouver illico le rythme de la compétition, tandis qu’en face, les Dragons cannois sont dans l’élan d’un Play-In remporté de haute lutte face à Nice. La déception du barrage de Ligue des champions perdu face à Las Palmas digérée, Montpellier et son MVP de la saison, Tomas Lopez Pascual, sont en chasse du titre. Ils ont aussi les faveurs des pronostics, ayant dominé par deux fois les Cannois en saison régulière.     

Tourcoing (3e, 19-7) – Sète (6e, 14-12)

Convaincant et brillant sur la phase aller, avec un seul revers concédé (à Montpellier) et une série de dix succès consécutifs, le TLM fut plus en difficulté sur la phase retour (7 succès pour 6 défaites). Mais il compte dans ses rangs une pointe bulgare affûtée, Venislav Antov, qui a déjà refait l’histoire cette saison avec un match record à 45 points (à Chaumont, 8e journée) et demeure toujours capable de gros coups de chaud. En face, si l’Arago Sète ne compte pas un joueur dans le Top 20 des marqueurs, le collectif est dense et Nicolas Zerba, 4e contreur de la Ligue (2,5 contres par match), est une vigie rassurante au filet.  

Poitiers (4e, 15-11)  – Toulouse (5e, 14-12)

L’Alterna Stade Poitevin a vécu une belle aventure cette saison, avec en point d’orgue son épopée européenne, achevée en quarts de finale de CEV Cup face aux Allemands de Lunebourg. Mais l’histoire n’est pas finie pour le finaliste MSL 2024-2025. Offensivement, Poitiers dispose d’un trio redoutable, Kobrine – Pujol – Picard, qui pèse près de 40 points de moyenne par match ! Mais les Spacer’s, portés en attaque par leur tandem français, Timo Beriot-Pierre Derouillon, ont du répondant et une belle dynamique avec neuf succès sur la phase retour. Au passage, ils ont aussi pris le meilleur sur le SPVB deux fois au tie-break en saison régulière.      

SAFORELE POWER 6 (Play-Offs aller)

Mulhouse (1er, 23-1) – Bordeaux Mérignac (7e, 12-12)

Comment ne pas coller la grosse étiquette de favori dans le dos des Mulhousiennes ? Auteure d’une saison régulière remarquable, avec un seul revers au Cannet, étirant une série impressionnante jusqu’à la fin janvier de 24 succès d’affilée toutes compétitions confondues, la troupe d’André Sa domine dans l’Hexagone de la tête et des épaules. Le VMA vient même de s’adjuger la Coupe de France aux dépens de Vandoeuvre Nancy.  Son effectif est étoffé et le collectif tourne à plein, dans les pas offensifs du tandem américain Evans – Rutherford qui vaut 28 points par match. Pour Bordeaux Mérignac, sorti sans mal du Play-In, le challenge est immense. Mais les Burdis comptent dans leurs rangs une arme maîtresse, la meilleure scoreuse de la Ligue, Eva Svobodova (19 pts de moyenne par match).       

Vandoeuvre Nancy (2e, 20-4) – Terville Florange (8e, 8-16)

Avec cette 2e place de saison régulière et une finale de Coupe de France, les Lorraines ont confirmé de belle façon leur ancrage dans le premier cercle du volley féminin français, malgré un effectif chamboulé et un nouveau coach, Nicola Vettori, à la barre. Au VNVB, c’est le collectif qui prime, avec une meilleure scoreuse, Madelyn Robinson, à 13 points de moyenne par match. En face, le TFOC s’attaque à du lourd dans ce derby de l’Est et comptera sur la force de son block (2,7 contres par set), notamment Julia Haggerty et Megan Wilson, pour enrayer la machine nancéienne.    

Levallois Paris (3e, 19-5) – Béziers (6e, 13-11)

Double champion sortant, Levallois Paris rêve évidemment d’un «three-peat» plus vu depuis 2015, quand le grand RC Cannes ravageait les terres de France. Si les Mariannes ont changé d’optique en cours de saison, avec le départ de la pointue allemande, Lena Kindermann, Magdalena Bukovska (13,6 pts de moyenne) tient le flambeau offensif, pendant que Nika Milosic (3,5 contres par match) règne au filet. En face, Béziers et son internationale, Eva Elouga, veulent croire qu’ils peuvent battre tout le monde, même si les Héraultaises ont pris un petit set seulement en deux confrontations sur l’exercice régulier.

   

Cannes (4e, 16-8) – Le Cannet (5e, 17-7)  

Quelques kilomètres séparent les deux citadelles de la Côte d’Azur, réunies pour un quart de finale explosif. Entre un RC Cannes qui s’est clairement rebiffé cette saison, après un exercice 2024-2025 bien douloureux (12e) et une équipe du Cannet, double champion de France 2022 et 2023, qui continue de s’accrocher au Top 5, la lutte promet d’être intense. Avec 18,3 points de moyenne par match, la réceptionneuse-attaquante cannoise, Lauren Matthews, peut faire de gros dégâts et sa compère, Breana Runnels n’est jamais loin ! Au Cannet, Aida Dautova (59% de réussite en attaque) peut être d’une précision chirurgicale. Si chaque équipe a gagné sur son sol cette saison, le succès cannois, sur la dernière journée régulière, reste encore forcément dans les têtes.   

lnv