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ligue nationale
de volley

«On mise beaucoup sur l’humain»

le 12/02/2026
Demi-finaliste du championnat la saison passée, qualifié cette semaine pour la première finale de Coupe de France de son histoire, Vandoeuvre Nancy, actuel 2e de Saforelle Power 6, continue de grandir sous la présidence de Patrick Venturini, en accordant une place fondamentale à l’humain dans le projet.
lnv

Patrick, comment avez-vous vécu cette qualification historique de votre équipe mardi soir pour la finale de la Coupe de France ?
Ah là, là. Vous imaginez ça, ce moment historique. Et bien, je n’étais même pas là ! J’étais cloué au lit par une grippe sévère depuis lundi soir. Je ne pouvais même pas me lever tellement j'étais faible. J’en sors seulement maintenant.

En tout cas, ce résultat confirme pleinement la montée en puissance du VNVB depuis trois, quatre ans !
C'est un long cheminement. Ça se ne construit pas du jour du jour au lendemain. Cela fait maintenant six ans que j'ai repris la présidence. J’ai l'avantage d’être dans ce club depuis quatorze, quinze ans. J'y suis rentré via ma fille, qui était joueuse. J'ai gravi tous les échelons : de papa, d’accompagnateur, de dirigeant, de vice-président et maintenant de président. Ce club, je le connais par cœur. Depuis huit, dix ans, j’accompagne l’équipe, j’ai été partout, j’ai fait le tour, à Nantes, à Béziers, à Paris, à Mulhouse etc… Pour voir ce qui se faisait. Je me suis inspiré de ce que je voyais de bien chez chacun. Et petit à petit, on a grandi. Dès la première année, j’ai vu qu’il nous fallait un directeur sportif, un lien entre le technique et moi. Fabien Pelc était l’ancien entraîneur adjoint de l’équipe pro, je l’ai contacté. Avec lui, puis tout le staff, les dirigeants derrière, on a gravi les échelons sur la confiance, sur un investissement sans faille de tout le monde pour pouvoir arriver à où l’on est aujourd'hui. On mise beaucoup sur l'humain, la confiance. Bien sûr, il y a le sportif et le financier. Mais avec l’humain, on va dire que c'est un tiers, un tiers, un tiers. Pour venir à Vandoeuvre, il faut que les trois tiers soient remplis.

Y compris dans votre politique de recrutement ?
Avec Fabien, on ne va pas choisir un entraîneur parce qu'il a un bon palmarès. Quand on a pris André Sá, il n'avait jamais mis un pied en Ligue A féminine, il venait juste de gagner la Coupe de France fédérale avec Istres. Pour Nicola (Vettori, le coach arrivé à l’été 2025) et les joueuses, c'est exactement pareil. On regarde les personnes. On a besoin de sentir, on a besoin d'expliquer notre projet aux joueuses. C'est le feeling, c'est l'état d'esprit. Venir à Vandoeuvre, ce n’est pas comme aller à Cannes, où il y a la mer, la Croisette. Notre projet, il faut qu’on le vende. On s’attelle à ce que les joueuses se sentent bien. Tout cela, on l'a construit d'année en année.

Elle représente quoi cette qualification pour la finale de la Coupe de France le 28 mars prochain ?
On marque d'une pierre tout le travail accompli avec Fabien, les dirigeants et tous les bénévoles du club. Ça conforte aussi le soutien et la confiance que les pouvoirs publics m'ont accordés quand j'ai repris la présidence du club qui était en difficulté. Encore une fois, ce qui fait un peu notre force, c'est l'humain, le respect et la transparence. Que ça soit avec les joueuses, avec les pouvoirs publics, avec les partenaires. C'est toujours ce gage d'honnêteté qu'il faut avoir avec les gens.

Vous êtes 2e du championnat et finaliste de la Coupe de France. Votre club est-il désormais installé dans le premier cercle du volley féminin désormais, au milieu de Mulhouse, Levallois Paris, Cannes ou Le Cannet ?
Je toque seulement à la porte. Depuis deux ans, ils m’ont laissé la porte ouverte pour que je regarde. On va dire que j'ai mis un pied pour ne pas qu’ils la referment (sourire). Ce n’est que le début, il ne faut pas qu'on s’enflamme. En championnat, il faut essayer de garder cette deuxième place. L'année dernière, en demi-finales des play-offs, on a eu une balle de match (pour aller en finale) contre Levallois-Paris. On l’a mise dans le filet au service. J'espère que cette fois-ci, la balle de match passera de l'autre côté.

lnv