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ligue nationale
de volley

«Une immense fierté»

le 19/05/2022
Pour la présidente du Volero Le Cannet, Jelena Lozancic, le doublé Coupe de France – Championnat, réalisé cette saison, est l’accomplissement du travail entrepris depuis plusieurs années et la confirmation que le club azuréen a changé de dimension et veut maintenant s’installer comme la place forte du volley féminin français
lnv

Que signifie ce doublé Coupe – Championnat cette saison pour Le Cannet ?
C’est quelque chose d’historique et d’énorme. C’est la concrétisation de ces quatre années de travail et même des années d’avant, où on a monté tout ce projet, avec l’arrivée de notre propriétaire (Stav Jacobi), avec sa vision du volley professionnel. On savait que le projet n’allait pas se faire tout de suite sur la première année. On était très attendu. Avec plus de moyens sur la première année que sur les suivantes d’ailleurs. On voit bien finalement que ce n’est pas en arrivant tout de suite qu’on devient les meilleures. C’est vraiment un travail sur du long terme. On savait qu’il nous fallait quatre, cinq, six ans pour performer et devenir une équipe très solide. Et ça s’est concrétisé cette année en faisant le doublé.

Ce n’est effectivement pas seulement un titre, c’est un doublé qui ancre véritablement Le Cannet parmi les places fortes du volley féminin français ?
C’est exceptionnel. On aurait pu penser que ça allait être un titre une année, la Coupe l’année d’après… Là, on fait le doublé, qui est juste magnifique et finalement le résultat de tellement de travail tant au niveau sportif qu’en termes de structures administratives au sein du club. C’est une immense fierté d’y être parvenu cette année. Avant, il y a eu ces deux années avec le Covid qui ont été très compliquées. La deuxième année du Volero, on a quand même été aussi giflé par le Covid. On était resté sur quinze victoires d’affilée, on était parti pour faire une très belle saison aussi, puis tout s’est arrêté. Ce n’était pas évident de rebondir, avec une année de transition l’année dernière, où on ne savait pas trop comment cela allait se passer économiquement. Tous les clubs sportifs ont souffert. Cette année, pouvoir concrétiser ces années de travail, c’est un accomplissement.

La saison est assez remarquable sur le plan mathématique, avec 0 défaite en Play-Offs et trois défaites seulement en 33 matches LAF !
Et deux défaites en Coupe d’Europe en quarts de finale ! A un moment donné, j’ai envie de dire peut-être que le classement a été respecté. On termine premier de la saison régulière, on s’est «tiré la bourre» avec Mulhouse, mais au final, sur les cinq matches, c’est cinq victoires ! Limite, même pas une surprise. Mais on l’a vécu différemment, car ce qui arrive est quelque chose de fabuleux. Mais je pense qu’on a quand même montré une supériorité cette année. On avait la chance d’avoir 15 joueuses dans notre équipe, après avoir recruté Heidy Casanova après la blessure de Sherridan Atkinson, un très gros banc.

Avant le début des Play-Offs, est-ce que vous vous sentiez fortes et presque intouchables finalement ?
Sept victoires sur sept matches en Play-Offs, ça montre à quel point les filles étaient préparées. Je pense que la victoire en Coupe de France a amené un souffle de confiance énorme pour partir sur des Play-Offs avec une confiance à 100%. J’ai l’impression qu’avec le mental et le cœur, les filles n’ont jamais rien lâché. On a eu des balles de match contre nous. On aurait pu perdre le match à Terville Florange en demi-finales et on le gagne ! Même en finale, on va au tie-break contre Mulhouse au deuxième match à domicile. C’est une force mentale qui montre aussi une domination et je pense qu’on a réussi à prendre l’ascendant psychologique sur les adversaires.

Vous diriez que la première force du Volero Le Cannet cette saison était son collectif ?     
Oui. Quelles que soient les filles qui étaient sur le terrain, on arrivait à gagner les matches. C’est ça qui est très fort. C’est le collectif qui a été très fort cette année. Il n’y a pas un match où le coach n’a pas effectué plusieurs changements. Ce n’était quasiment jamais le même six qui commençait, il y a eu beaucoup de rotations et une équipe très soudée du début jusqu’à la fin. Le staff a accompli un très beau travail cette année.

L’apport d’Heidy Casanova en Play-Offs a tout de même été un plus déterminant dans la conquête du titre, non ?
Je tiens à dire que Volero Le Cannet est le club formateur d’Heidy. Elle est arrivée ici, elle n’avait même pas 19 ans, elle était restée la première année du Volero Le Cannet. Cette fille est issue de la formation Volero Le Cannet. Elle avait déjà un potentiel énorme. Elle a tenté l’aventure à l’étranger et quand elle est revenue, elle a tout de suite dit : «Je reviens à la maison.» Elle a pris énormément d’expérience, une autre envergure dans son jeu, beaucoup plus de maturité. Elle nous a fait énormément de bien et elle a été une pièce maîtresse dans nos résultats.  

Peut-on déjà envisager à quoi va ressembler Le Cannet la saison prochaine ?
Le club communiquera bientôt, mais il va y avoir du changement effectivement. Dans un projet qui s’inscrit avec des jeunes talents qui sont déjà aujourd’hui, sur la scène européenne, des cadors. On est toujours dans cet esprit de développement pour trouver la meilleure configuration possible pour essayer d’être compétitif en Ligue des Champions l’année prochaine et essayer de réitérer les exploits de cette année et ce doublé. On ne s’écarte pas de cet objectif qui est de nous installer comme club leader de LAF sur une durée la plus longue possible. Malheureusement, on n’a toujours pas les moyens de nous offrir des joueuses qui vont jouer en Turquie, en Italie, en Russie… Il y aura du changement, mais ça va être jeune et fort.       

 

lnv

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