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ligue nationale
de volley

Le Cannet et Saint-Nazaire, têtes couronnées

le 09/05/2022
Volero Le Cannet a décroché samedi son premier titre de champion de France LAF sans lâcher une manche face à l’ASPTT Mulhouse. En LBM, Saint-Nazaire n’a rien donné de plus à Saint-Quentin pour se hisser à nouveau au sommet du volley français. Une LAM, dont le sens de la finale a déjà été renversé par Montpellier, vainqueur en terre tourangelle d’entrée de série.
lnv

LAM (Play-Offs, Finale, match 1)
Forcément que cela va cogiter jusqu’à mercredi, date de la deuxième représentation d’une finale LAM déjà renversée, déjà tournée dans le mauvais sens pour le TVB. Samedi, dans son Palais des Sports Robert-Grenon, où il se pensait bien retranché, à l’abri, où il n’avait encore pas perdu un seul match LAM cette saison en quinze rencontres disputées (exercice régulier et Play-Offs inclus), le TVB est tombé devant Montpellier en ouverture de sa troisième finale de la saison ! Après deux échecs précédents, deux chutes lourdes du dernier étage, en CEV Cup face à Monza, puis en finale de la Coupe de France devant Chaumont, ce revers, nullement rédhibitoire, fait mal cependant et écorne un peu plus encore les certitudes et les espoirs tourangeaux, joliment apprêté sur l’entièreté de la saison, bâti pour faire de grandes choses, mais qui se retrouve désormais à une défaite de voir un troisième trophée s’évaporer cette année. La «faute» en revient évidemment et avant tout à Montpellier. En Touraine samedi, les Héraultais ont notamment élevé un block-défense à un niveau exceptionnel durant les deux premiers sets, mis en poche logiquement, et obligeant alors le TVB, privé de son central clé Dmytro Teryomenko pour cette première levée,  a un challenge compliqué. Mais le TVB n’a pas lâché. Dans les pas de Pierre Derouillon (18 pts), Luciano Palonsky (17 pts) et Kevin Tillie (14 pts), l’octuple champion de France se relevait, malgré une qualité de service très moyenne (23 fautes pour 3 aces). Il puisait dans un point titanesque au cœur du troisième set ce supplément de rage pour y croire encore, revenir à deux manches partout et faire rouler les dés sur un tie-break décisif. Mais c’était un moment que le MHSC n’allait pas manquer. Toujours devant dans ce cinquième set, Montpellier ne tremblait pas. Danny Demyanenko (12 pts) finissait d’éteindre les cris et les feux de Grenon. Portée par un Théo Faure de stature internationale (23 pts à 59% en attaque), épaulé par un Ezequiel Palacios efficace en attaque (18 pts) et solide en réception, la bande d’Olivier Lecat enchaînait un sixième succès en six matches de Play-Offs, qui la place désormais à une victoire d’un titre de champion de France plus conquis depuis 1975 ! Ce ne sera sûrement pas le plus simple à aller chercher, mercredi dans sa salle. Mais le vent, déjà, a tourné et le TVB n’a désormais plus d’autre choix que de vaincre Montpellier deux fois de suite.

LAM (Play-Downs, 8e journée)
Malgré son statut de relégué, l’AS Cannes veut rester digne jusqu’au bout. Samedi, le champion de France sortant a livré une belle bataille à Cambrai, avant de tomber (2-3), sous les assauts de Tomislav Mitrasinovic (22 pts). Poitiers, lui, s’est emparé de la tête de ces Play-Downs, après son succès sur Nantes-Rezé (3-1) et le gros match de Javier Concepcion (17 pts à 13/15 en attaque). Enfin, Toulouse a dominé Le Plessis-Robinson (3-2), avec un nouveau joli match du jeune réceptionneur-attaquant français de 20 ans, Antoine Pothron (16 pts).    

LAF (Play-Offs, Finale, match 3)
C’était le but, c’était la quête du Cannet depuis trois saisons et demi, et l’arrivée du Volero en mur porteur du club azuréen. Avec Stav Jacobi à sa tête, Le Cannet a changé d’ambition et aspirait aux plus grandes choses. Un pas est désormais franchi. Un pas de géant, qui pose depuis samedi Volero Le Cannet sur une nouvelle terre : celle des champions de France LAF, que le club cannettan n’avait encore, de toute son histoire, jamais foulée. Au Palais des Sports de Mulhouse, face à son plus grand rival de l’année, Le Cannet a plié la finale en trois manches, s’est relevé brillamment d’un premier set perdu et a surtout remporté la troisième manche charnière, au terme d’une immense bataille, comme cette finale en a proposé à chaque fin de set ou presque, malgré un résultat comptable assez net en faveur du Cannet à l’arrivée. Vainqueur de l’ASPTT (1-3) en 2 h 06, dominateur 3-0 sur la série finale, Le Cannet n’a rien volé. Bien au contraire, il a confirmé son éclatante domination tout au long de la saison, terminant l’exercice avec trois défaites seulement en 33 matches et pas un seul revers en Play-Offs ! En s’appuyant sur un collectif impressionnant, des rotations efficientes, un jeu ultra solide et des talents individuels au-dessus du lot, à l’image de Michaela Mlejnkova et Tessa Polder, irréprochables et d’une régularité métronomiques sur l’année, Le Cannet était au-dessus du lot. Et puis, il y a eu sur cette finale l’empreinte monumentale d’une pointue cubaine d’exception. Revenue au Cannet en fin d’exercice régulier, l’attaquante caribéenne a survolé cette finale. Samedi, elle a rendu une copie à 26 points (dont 2 aces et 3 contres), terminant la série à plus de 23 points de moyenne, à 50% de réussite ! Mulhouse cède donc son spectre au Cannet, mais cette saison fut belle et l’ASPTT demeure une grande dame du championnat. Une LAF qui a offert des combats magnifiques, présenté des effectifs plus étoffés encore, offert des épopées formidables, comme celle de Terville-Florange, audacieux pourfendeur, demi-finaliste du championnat après un exercice régulier historique, terminé à la quatrième place, laquelle lui offre une première participation européenne la saison prochaine. Si aujourd’hui, Volero Le Cannet est sur le trône, on a déjà hâte de voir la meute se lancer à ses trousses la saison prochaine.     

LBM (Play-Offs, Finale, match 3)
Les voilà enfin. Au bout de leurs rêves. De retour en LAM, sept ans après, effaçant d’un coup de baguette trempée dans l’expérience et le talent, deux finales perdues d’affilée pour l’accession à la montée, face à Paris en 2019 puis Le Plessis Robinson l’an dernier. Dominateur et vainqueur à Saint-Quentin dimanche (1-3), le SNVBA a rempli sa mission, celle qu’il s’était assigné depuis plusieurs années déjà. Touché, éraflé par le double échec, Gilles Gosselin et tout le staff nazairien n’ont pourtant jamais quitté le cap des yeux. Le regard droit, les convictions scellées, les Ligériens retrouveront donc la LAM à la rentrée prochaine, après un premier passage dans l’élite entre 2013 et 2015. Dans l’Aisne, le SNVBA a une nouvelle fois imposé sa solidité, son vécu et un jeu offensif d’une propreté incroyable, terminant la rencontre à 55 sur 67 en attaque, soit 82% de réussite ! A l’image de son pointu et capitaine argentin, «Pepe» Gonzalez (12 pts à 12/15 en attaque), Saint-Nazaire n’a pas bronché à la perte du premier set. Il s’est relevé et l’expérience et la justesse de son passeur allemand, Johannes Tille, a fait son office, tandis qu’Illia Kovalov (16 pts à 80% en attaque, dont 3 contres) est resté l’arme offensive n°1 des Atlantiques tout au long de cette finale. Pour un titre immense à l’arrivée et un retour en LAM amplement mérité.  

lnv

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