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Le SNVBA au rendez-vous

le 17/02/2021
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Saint-Nazaire, qui joue ce soir son match en retard chez France Avenir 2024, a l’occasion de sceller la première place de la phase régulière en cas de victoire, et entrer ainsi en confiance et avec les atouts en main dans les Play-Offs et les matches décisifs pour la montée en LAM.

 

Gilles Gosselin reste prudent. L’entraîneur nazairien a la satisfaction discrète. A quelques jours du terme de la phase régulière de LBM, première étape d’un championnat découpé en trois actes, avant la phase de poules qui va concerner huit des neuf équipes actuellement en lice, puis les demi-finales et la finale, le SNVBA a la possibilité ce soir de mettre le couvercle et s’adjuger pour de bon la première place de la phase régulière. En effet, même si Nancy l’emporte également ce soir, une victoire nazairienne laissera les bons hommes du 44 en tête et assurés de le rester puisque que Nancy n’a pas de match à jouer ce week-end.

 

Bref, l’occasion est belle pour Saint-Nazaire, et cela viendrait finalement valider un travail en profondeur exécuté habilement, malgré quelques remaniements en cours de saison et un stop de huit jours fin janvier pour cause de cas contacts Covid. Mais Saint-Nazaire s’est accommodé de tout cela et reste sur cinq succès de suite, série en cours, alors que la bosse de la dernière quinzaine aurait pu être périlleuse à franchir. «On appréhendait beaucoup ce passage et cet enchaînement de cinq matches en quinze jours (en comptant France Avenir 2024 ce soir et la venue de Saint-Jean-d’Illac samedi). On a pour l’instant réussi à appréhender cela, avec beaucoup d’engagement, de détermination, de compensation aussi», résume Gilles.

 

Saint-Nazaire a sorti la grand-voile. Mieux, il est allé, samedi dernier, cueillir sans doute un succès décisif à Nancy (2-3) dans cette course à la première place. Une victoire à deux points certes, mais qui résonne fort. Cette saison, le SNVBA a dominé Nancy deux fois. Dans l’optique des demi-finales et finale éventuelles, c’est un signe à garder précieusement, comme une amulette. «Le fait de les avoir battus deux fois, ça nous montre qu’on a les armes pour rivaliser et pour gagner chaque match. Après, il ne faut surtout pas oublier l’essentiel, l’engagement, le fait d’être pointu sur les détails. Il faut être parfait», estime Gilles, qui a grandement apprécié la cohésion de son groupe en Lorraine et sa capacité depuis plusieurs jours à rester solides sur ses fondations, malgré quelques évolutions. En effet, avec l’indisponibilité longue durée de Maxime Hervoir, remplacé dans la ligne des réceptionneurs-attaquants par le Russe Aleksandr Petrov, Saint-Nazaire a dû remanier un peu les choses.

 

Mais sans jamais sortir des préceptes collectifs. Car, si Saint-Nazaire compte dans ses rangs la plus fine gâchette de la Ligue BM, l’Argentin «Pepe» Gonzalez (20,8 pts de moyenne par match), Gilles clame depuis le début de l’exercice qu’il ne peut pas tout faire ! A Nancy, les 23 points de Wilian Doardo, parfait au soutien de «Pepe» (24 pts), sonnent comme la confirmation que le groupe nazairien est solide et profond. «On a un groupe homogène. Avec Maxime (Maximiliano Chirivino), on a un passeur qui fait très bien tourner l’équipe, d’où une diversité dans les options offensives. Le match de Nancy montre que notre salut passera évidemment par un grand Pepe, mais que l’on sera encore plus performant s’il n’est pas isolé», confirme ainsi l’entraîneur des leaders de Ligue BM, qui basculeront, quoi qu’il advienne sur les deux matches qu’il leur reste, avec cinq points dans le cabas pour entamer la phase de poule. Mais un succès ce soir dans l’Hérault face aux pousses fédérales leur octroierait la poule A et l’étiquette de tête de série n°1. Ce qui est bien loin d’être anodin pour le staff nazairien. «C’est hyper important pour un tas de raison. Pour la confiance déjà. En faisant la course en tête, tu accumules des certitudes. Ça nous permet de grandir en tant qu’équipe. Ensuite, de façon plus terre à terre, ça permet d’avoir l’avantage du terrain jusqu’à la fin, en cas de match d’appui. Et puis, si jamais la saison devait s’arrêter pour raisons sanitaires, la priorité serait donnée au classement de la saison régulière. Tout cela, ce sont des facteurs importants. Car l’objectif est élevé», rappelle Gilles, tandis que le SNVBA est désormais lancé à la quête du Graal.