Billetterie

Un trio de haut rang

le 08/01/2021
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Salués pour leurs prestations lors des trois premiers mois de championnat, Taylor Averill (AS Cannes), Tessa Grubbs (Mougins) et Edson Felicissimo (Le Plessis Robinson) ont été distingués par la communauté des fans de Volley Pro comme les MVP des trois divisions LNV sur cette première partie de saison

 

LAM : Taylor Averill, le philosophe

C’est un retour sur scène éblouissant. Sérieusement blessé au genou l’an passé, privé de jeu et de saison sportive, Taylor Averill est réapparu en pleine lumière en LAM avec l’AS Cannes cette année. En trois mois de compétition, le central américain a fait du grand spectacle, poussé aussi par le désir et le défi personnel de se faire une place dans le roster américain pour les J.O. de Tokyo. A son image : look décalé, richesse humaine épatante et personnalité enthousiasmante, Taylor a rallié supporters et suffrages, en même temps qu’il rendait une copie quasi parfaite sur cette première moitié de saison. L’homme ne fait pas dans l’artifice. Avec Taylor, c’est sans fard, naturel et profond. «Il joue comme il est dans la vie et il est dans la vie comme il joue», dit joliment son coach, Luc Marquet, qui est avec son central dans la collaboration, l’échange, la communication, avant d’être dans la directive. Car, l’ancien Chaumontais n’est pas seulement l’un des meilleurs centraux de LAM, en lisière du Top 10 des marqueurs (13,5 pts), deuxième contreur de la division (43 contres) et le plus efficace de la classe à l’attaque (69% de réussite) ! Il est avant tout un homme qui se nourrit, qui s’inspire et qui soutient. Un adepte de la nature, du yoga, un citoyen attentif aussi, capable sur un dimanche off de passer la journée sur la plage à ramasser les déchets. «Tu ne peux pas travailler avec Taylor, l’accompagner, si tu ne prends pas en compte sa philosophie de vie. C’est un grand communiquant, il garde peu sur le cœur. C’est quelqu’un qu’il faut prendre dans sa globalité, son entièreté. Pour résoudre des problèmes de volley, j’ai parfois besoin de parler à l’homme», raconte Luc. Le staff technique des Dragons l’a d’ailleurs surnommé le philosophe. «C’est quelqu’un avec qui tu collabores, avant de lui demander de faire des choses. Il a besoin de sens dans sa vie, comme dans le volley», poursuit le coach, qui tire de gros bénéfices de sa doublette de centraux, Taylor Averill – Danijel Koncilja depuis le début de la saison. «La relation entre Danilo (Gelinski, le passeur) et nos centraux se passe très bien et on ne s’en est surtout pas privé en début de saison», admet Luc, plus que ravi de parler philosophie avec son grand Américain.   

 

LAF : Tessa Grubbs, la révélation

Elle est arrivée sur la pointe des pieds, dans un club, Mougins, discret et guère habitué aux fortes sensations en LAF. Aujourd’hui, Tessa est affichée dans tous les clubs de France, référencée, surveillée, cochée comme extrêmement dangereuse. En trois mois de compétition, la jeune réceptionneuse-attaquante américaine (24 ans) a pulvérisé les blocs de la division. Et même si la MOM peine au classement, avant-dernier de la classe, le club sait qu’il possède avec Tessa, l’une des plus belles pépites de la saison. Et ce n’est pas simplement parce que la grande Américaine (1,90 m), meilleure marqueuse de LAF (22 pts de moyenne) est capable d’attaque de partout et de ravager les défenses au service. Au-delà d’un talent qui est désormais décortiqué par tous les adversaires, Tessa est aussi une belle personne, comme le raconte Marie Tari, l’entraîneure des Azuréennes. «Nous sommes très fière d’elle. Humainement, c’est quelqu’un d’extra. Une nana qui ne se prend pas la tête, qui vient, qui travaille, qui avance, qui est là pour donner aux autres. Elle a tout pour elle cette gosse. On a de la chance», confesse Marie, touchée au cœur par Tessa, débarquée à Mougins l’été dernier grâce à l’aide précieuse de l’ancien directeur sportif de Béziers, Didier Huc . Avec quatre matches sur douze à 30 points et plus, une maturité et une intelligence de jeu largement développées, Tessa Grubbs a oublié son expérience tristoune en Slovénie l’an passé et revit pleinement à Mougins. Pour son coach, posséder un tel joyau n’est pas forcément toujours simple, dans la gestion d’un groupe, des éventuelles frustrations, le partage du ballon. Mais Marie se félicite chaque jour, de la compréhension et la finesse de ses joueuses, toutes tournées vers le collectif. «On essaie que chacune trouve sa place, se sente concernée et importante dans le groupe. Ce n’est pas le plus simple, mais tout le monde a assez d’intelligence pour comprendre la situation. Ce que j’aime dans ce groupe, c’est que toutes sont ouvertes pour trouver des solutions pour l’équipe. Il n’y a pas de frustration, mais un état d’esprit collectif, orienté vers la performance du groupe», explique Marie. Et Tessa ne sera certainement pas la dernière à faire l’effort supplémentaire pour que Mougins décolle et abandonne le fond du classement.

 

 

LBM : Edson Felicissimo, l’exemple

A 36 ans, le réceptionneur-attaquant du Plessis-Robinson est bien loin d’avoir atteint la limite d’âge. A son endroit, l’entraîneur des Hiboux, Cédric Logeais, a le sourire admiratif : «Edy, il est comme le bon vin, il vieillit bien», glisse ainsi le technicien francilien. Dans sa quatrième saison au Plessis, le Brésilien se pose là, incontournable, indispensable. Toujours redoutable aussi en attaque (18,5 pts de moyenne), son domaine, son champ d’expression préféré, celui sur lequel Edson a écrit les plus belles pages de sa carrière. Cette année, avec le pointu canadien Rudy Verhoeff (20 pts par match) à ses côtés, il forme même l’une des plus redoutables doublettes d’attaque de LBM, offrant à Thomas Nevot, le passeur et metteur en scène, pas mal d’options à la création, d’autant qu’à leur suite, le jeune central Noaharii Paofai ou le Finlandais Niko Suihkonen sont eux aussi capables de coups d’éclat.

Bref, Edson est dans le tempo et peut-être mieux encore dans le secteur arrière, où il semble avoir acquis une nouvelle solidité. Avec 60% de réceptions réussies, Edson s’est offert la panoplie complète cette saison ! «En défense-réception, il est bien solide cette année, il fait sans doute sa meilleure saison dans le secteur arrière», confirme Cédric. C’est évidemment tout sauf un hasard si le garçon continue d’avancer à 36 ans. A l’entraînement et dans l’énergie qu’il apporte au groupe, Edson demeure exemplaire. «Il a toujours été vocal, il est précieux pour les jeunes et c’est un bon modèle à l’entraînement. Quand tu as 36 ans, que tu fais partie des anciens de la maison et que tu es un moteur à l’entraînement, ça porte. Je sais que l’on peut partir avec lui au combat», résume joliment l’entraîneur d’une équipe du Plessis, en embuscade derrière le trio de tête dans ce championnat LBM et très ambitieuse à l’attaque de cette deuxième moitié de saison.


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