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Le beau voyage du grand Nicolas

le 16/12/2020
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Le central des Bleus a retrouvé la première division française et Montpellier cette saison. Un choix fort parfaitement réfléchi qui bénéficie pleinement au championnat de France et au club héraultais, actuellement irrésistible et propulsé par neuf succès consécutifs en LAM.

 

Il a pris le temps de la réflexion, posément. Mais à aucun moment, il n’y a vu une régression, un pas de recul. A 28 ans, Nicolas Le Goff aurait pu aisément continuer à exporter son talent, se dire qu’il n’était peut-être pas tout à fait l’heure de rentrer. Le central des Bleus est au cœur de sa carrière, il lui reste pas mal de choses à vivre et une farandole de défis à relever. Il aurait pu estimer que revenir maintenant, en LAM, c’était un peu comme oublier les grandes gloires et se contenter de jolis moments de bravoure. Mais dans l’esprit de Nicolas, c’était tout sauf cela.

 

Ces dernières années, la LAM a bien évolué. Le championnat de France a pris du galon, les internationaux affluent désormais de partout, à l’image des stars sud-américaines débarquées en nombre à l’intersaison, pour y quêter l’adrénaline sportive et l’assise financière solide, tout ce que renvoie aujourd’hui le championnat français. Nicolas sait évidemment tout cela. Quand il a quitté la lnv en 2015, les indices, déjà, étaient très bons. Alors, quand son seul club LAM en carrière, Montpellier, a rouvert la parenthèse, en lui présentant l’ambitieux projet héraultais, Nicolas a fait ses bagages, avec enthousiasme. «D’abord, c’est toujours plus plaisant pour nous de pouvoir jouer en France, d’être dans notre pays. Les saisons à l’étranger, au niveau expérience, c’est top, mais on ne se sent jamais aussi bien que chez soi», raconte posément le central des Bleus, double champion d’Allemagne avec Berlin (2016, 2019). «Cela a toujours été dans un coin de ma tête, même si je ne me voyais peut-être pas rentré en France aussi rapidement. Mais le projet était ambitieux et tout à fait réalisable. Ça fait plusieurs saisons que Montpellier fonctionne bien. Le projet est clair : continuer à grandir, s’installer dans les clubs du haut du tableau, et cela veut dire passer le plus rapidement possible par un titre. Je me voyais bien rentrer dans ce projet», explique le champion d’Europe 2015 avec l’équipe de France.

 

Nicolas a donc ranger au fond de la boîte les cartes postales de Berlin, d’Istanbul et de Latina. Pour un retour dans l’Hérault, en héros. Car, au-delà du talent intrinsèque et de l’expérience que son arrivée au Mvuc insuffle à l’équipe, le retour du colosse de 2,06 m sur la terre de ses premiers pas professionnels, «à la maison», est aussi un incroyable accélérateur pour l’image du club. Avec un tel international en vitrine, Montpellier peut vendre du rêve et Nicolas accepte la double mission avec conviction. «J’en suis conscient oui, mais cette part du job, je l’assume, il n’y a aucun souci», assure le vainqueur de la Ligue Mondiale 2017. «Si le club a des attentes particulières par rapport à moi, que l’on peut surfer un peu là-dessus, un international, l’équipe de France etc…, mettre en vitrine le fait qu’il y ait des noms dans l’équipe, tant mieux, j’en suis même content ! Si ça peut aider le club à évoluer, au niveau médiatique, des partenaires, c’est encore mieux. C’est un rôle que j’accepte avec grand plaisir.»

 

Mais avant de tenir ce rôle de super VIP, Nicolas fait d’abord très bien le job sur le terrain depuis le début de la saison avec 8,5 points de moyenne, dont 3,4 contres par match, soit le deuxième meilleur ratio par set de la LAM (0,94 contres). Ni surpris, ni dépaysé par le décor et le niveau de jeu moyen de la Ligue. «J’avais quitté le championnat en 2015 et c’était déjà très homogène. Là, c’est le même schéma, sauf que le niveau général est monté d’un cran, voire deux ! C’est d’autant plus intéressant, mais ce n’est pas une surprise. Je savais exactement à quoi m’attendre et on est en plein dedans. Je suis très satisfait du niveau, mais je savais que c’était un bon championnat», explique le central montpelliérain. Appliqué, solide, efficace depuis le début de la saison, Nicolas reflète au plus près les forces du club héraultais et se cale parfaitement dans le projet collectif, sans en réclamer plus que cela.

 

Propulsé par neuf succès consécutifs en championnat et qualifié pour les quarts de finale de la CEV Cup, le Mvuc n’a en effet plus perdu depuis le 13 octobre dernier et est clairement l’équipe en forme du moment ! «Je n’ai aucune prétention de dire : moi je vais faire ci, je faire ça. Je suis dans un moule dans lequel je me fonds et je suis plutôt content de la façon dont ça se passe», sourit Nicolas. «On bosse bien tous ensemble, on progresse tous, c’est top. C’est ce qui fait notre force, notre complémentarité. On n’a pas un joueur qui va mettre 35 points par match, mais tout le monde remplit son rôle. On n’a pas vraiment de failles, pour l’instant en tout cas. On a réussi à mettre notre jeu en place, on a un certain équilibre qui nous permet de contrebalancer les tactiques des équipes adverses. Pour l’instant, ça nous réussit», admet l’international, pleinement concentré sur sa saison…tout en gardant un œil sur les Bleus évidemment et l’échéance olympique à venir l’été prochain. «J’ai hâte, j’ai vraiment hâte de les retrouver. C’est vraiment une bande de potes avec laquelle on s’éclate l’été. Et là, en plus, on a de belles échéances qui nous attendent», savoure-t-il déjà.