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«On suit notre chemin»

le 12/12/2020
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Pour Radoslav Arsov, Vandoeuvre Nancy est dans les clous en cette première partie de saison, même si l’entraîneur bulgare du VNVB aimerait que son équipe laisse les complexes au vestiaire face aux grosses écuries LAF, à l’image de Béziers que les Lorraines défient ce samedi.

 

Malgré une équipe largement remaniée et un collectif reconstruit, Vandoeuvre Nancy réalise un début de saison très correct, avec six victoires pour quatre défaites. Etes-vous surpris par votre premier tiers de championnat ?

Oui et non je dirais. Oui parce que je pensais que tous les rodages prendraient un peu plus de temps, avec cette équipe rénovée à 70%. Et non parce je pense qu’on a fourni un beau travail avec mon staff, on a réussi à mettre les systèmes de jeu en place, même s’il nous manque encore un peu de constance, de régularité sur certains matches. C’est le point encore à améliorer. Mais dans l’ensemble, on suit notre chemin, on est dans notre objectif. On ne s’emballe pas trop, on ne s’endort pas non plus. On continue à travailler parce que je suis sûr que l’équipe a encore une grosse marge de développement, mais je suis satisfait de cette première partie.

 

Plus précisément, que vous manque-t-il pour avoir cette constance tout au long d’un match ?  

Il manque un peu de régularité dans l’organisation de notre jeu, notamment de nos deux passeuses, qui n’est pas encore au point que je souhaiterais. Il manque aussi un peu cet esprit pour aller se battre contre toutes les grosses équipes et ne pas «sur-respecter» et passer à côté, parce que l’on joue, soi-disant, contre des équipes qui sont plus fortes. Ce sont les deux gros points à améliorer : les connexions entre notre passeuse (Nicole Edelman) et les attaquantes et ce «sur-respect» contre des équipes du top 3, top 4. J’essaie de leur mettre dans la tête qu’il faut être conscient, confiant en nous-mêmes. On ne croit pas trop à nos valeurs, à nos opportunités, alors qu’on doit montrer ce dont on est capable.

 

Dans votre équipe très renouvelée, Karin Palgutova, qui connait maintenant bien la LAF et qui était déjà à Vandoeuvre l’an passé, semble tenir un rôle primordial cette année ?

Cette année, Karin assume un peu le rôle de co-capitaine. On lui a proposé de poursuivre le projet parce que l’année dernière elle avait eu un souci physique et elle n’avait pas pu s’exprimer comme on l’aurait voulu. Mais on a cru en ses valeurs humaines et de volleyeuse et aujourd’hui, Karin Palgutova est une des pièces très importantes dans l’effectif. Elle nous donne de la tranquillité sur le terrain. C’est un leader «caché» et quasiment notre meilleure joueuse depuis le début de saison.

 

Vous parliez des relations techniques à parfaire entre la passeuse et vos attaquantes. Un petit mot sur cette première partie de saison de votre pointue, Maja Burazer, et la très prometteuse réceptionneuse-attaquante argentine, Elina Rodriguez (23 ans) ?

Elina, c’est une future volleyeuse de très haut niveau. Il lui manque encore de la régularité, mais c’est compréhensible. C’est sa première véritable saison en tant que titulaire dans une équipe. Ce n’est pas évident d’assumer ce rôle, dans un championnat de France bien relevé. Mais elle progresse tous les jours. Il y a des moments de faiblesse, c’est normal, mais c’est une volleyeuse de grand avenir et je compte beaucoup sur elle. Maja, c’est une fille qui a beaucoup d’expérience. Elle tient son rôle, même si elle a raté quelques matches. Elle n’arrive pas encore à trouver tous les repères avec la passeuse. On travaille là-dessus. Mais elle compense sur d’autres secteurs, au service, au bloc, où elle nous apporte beaucoup. Pour moi, cette année en Ligue AF, on est la meilleure équipe au bloc, avec entre dix et douze contres par match. C’était le but en augmentant la taille de l’équipe.

 

Vous jouez Béziers ce samedi, qui est en pleine confiance après avoir battu Nantes et Mulhouse en quatre jours la semaine dernière. C’est un gros rendez-vous !

Après le match contre Venelles (0-3). J’ai dit aux joueuses ce que j’en pensais, quand on joue contre des équipes comme ça. Je leur ai dit que je n’acceptais plus la mentalité d’une équipe de «losers» dans les gros matches comme ça. Ce qui m’intéresse surtout, c’est de jouer ce type de match, contre les gros, et se battre ! Même si l’équipe est plus forte sur le papier, si elles sont meilleures que nous, il faut changer les mentalités. On a nos valeurs, on va tout faire pour se battre. Aujourd’hui, Béziers est l’une des meilleures équipes en Ligue AF, pour moi la plus expérimentée. Pour nous, ce n’est que du bonheur d’aller jouer ce match-là et préparer la Coupe d’Europe. C’est important de bien jouer, de prendre des risques, au service notamment, sans parler de points et de match gagnés. Certes, le résultat est important, mais la manière dont on va jouer, l’état d’esprit que l’on va proposer à Béziers vont beaucoup compter. C’est très important pour nous de sortir de ce match la tête haute.

 

D’autant que derrière ce match, Vandoeuvre Nancy disputera à Las Palmas, mercredi prochain, le premier match européen de son histoire !

C’est historique pour le club de jouer la Coupe d’Europe. Une place très méritante après la saison dernière. Notre objectif, c’est de passer ce tour, de créer encore l’histoire : arriver ensuite en quart de finale contre l’équipe turque (THY Istanbul) qui est largement au-dessus de tout le monde, essayer de faire la belle surprise et croire un peu au miracle.