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«Il faut continuer à bosser»

le 05/12/2020
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Brice Donat et Poitiers traversent actuellement une période délicate en termes de résultats, mais l’entraîneur du SPVB garde confiance en son groupe, qui reçoit Nantes Rezé devant les caméras de Sport en France ce samedi, pour un match très important.

 

Dans ce contexte si particulier, comment gérez-vous ce début de saison ?

C’est sûr que cette saison est compliquée depuis le début, dans ce contexte, avec le Covid. On s’attendait à cela. C’est aussi pour ça que les dirigeants ont décidé de rester sur une équipe jeune, en prenant le moins de risques possibles financièrement. On a décidé de repartir du bon pied dès l’année prochaine. On était en plein apurement sur trois ans et on a réussi à combler plus vite que prévu. C’est une saison où on n’a pas voulu prendre de risques. Avec le Covid, on était sûr de rien.

 

Vous étiez enthousiaste au début de la préparation avec ce groupe. Le début de saison est un peu plus compliqué visiblement ?

Je le suis encore, enthousiaste ! J’ai un groupe qui est jeune, un groupe qui est dynamique, qui travaille vraiment bien à l’entraînement. Ça se bagarre très bien, je n’ai rien à redire au niveau de la qualité et de l’engagement aux entraînements. On a d’ailleurs fait un début de saison remarquable avec trois matches, trois victoires. Et puis il y a eu ce petit coup d’arrêt, cette petite contre-performance à Nice, où on a perdu le match (3-2), alors qu’on avait, à mon avis, la possibilité de le gagner 3-1. On a laissé passer notre chance sur ce match. Et derrière ça, il y a eu quinze jours d’arrêt, où on a été obligé de rester à la maison car certains avaient le Covid et d’autres parce qu’ils étaient cas contact. On a fait quinze jours sans entraînement volley, ni muscu, ni rien ! Cela a été le gros point noir, le gros coup d’arrêt. Quand tu as des joueurs avec une moyenne d’âge de 22 ans et demi qui restent quinze jours à la maison, c’est difficile. Ce sont des jeunes joueurs qui ont besoin de toucher du ballon, de maintenir une confiance. Après le match de Nice, on a perdu Tours, un gros calibre. Et le doute a commencé à s’installer doucement dans la tête de l’équipe. Et le petit point chanceux, la petite séquence qui tournait en notre faveur en début de saison, tourne du mauvais côté pour l’instant. C’est comme ça, il faut l’accepter.

 

Comment le SPVB peut-il sortir de cette spirale délicate ?

Ce qui est important c’est qu’il faut continuer à travailler, continuer à garder la confiance et ne pas laisser le doute s’installer complètement. Même si on le rabâche, même si on garde la qualité d’entraînement, en match, quand c’est le money time, au lieu de faire le bon choix, on fait peut-être le mauvais, au lieu de prendre le risque au service, on s’interroge. Dans ces moments où les résultats sont un peu négatifs, on est forcément un peu plus frileux. Maintenant, je suis persuadé que l’on grandit et que l’on apprend encore plus dans ces moments-là, parce que l’on se remet encore plus en question. Il faut absolument que l’on arrive à sortir grandi de cette période difficile. On savait pertinemment, en restant sur ce modèle d’équipe, que ce ne serait pas une saison de plus faciles. On a beaucoup de jeunes joueurs talentueux, mais il y a du travail. Et à côté de nous, toutes les équipes se sont fortement renforcées. Quand je vois des équipes comme Cannes, Tourcoing, Narbonne, qui étaient plus ou moins dans nos cordes, là elles ont mis le paquet ! Ce qui est positif, c’est qu’on a retrouvé notre rythme. Maintenant, il faut absolument enclencher une victoire pour relancer la machine et retrouver cette confiance.

 

Il n’y a pas de regret à avoir joué cette carte jeune au moment de construire l’équipe à l’intersaison ?

Non aucun regret. Après, on a aussi perdu notre joueur principal, El Graoui, qui mettait 25 points par match et qui avait les ballons dans les moments chauds pour épauler le pointu. Cela a été une très grosse perte, c’était la valeur sûre de l’équipe offensivement. Aujourd’hui, il nous manque ce genre de joueur. Maintenant, il n’y a aucun regret. On a voulu créer un bon noyau pour l’étoffer l’année prochaine. Il faut continuer à bosser, continuer à avancer, continuer à progresser. On travaille sur une dynamique de deux ans. Il faut garder son sang-froid, sa concentration et sa confiance en soi. Mais je suis très content du groupe, de l’engagement de tout le monde. Je suis très content d’aller à l’entraînement et voir l’évolution de mes joueurs.

 

D’autant qu’il y a des choses qui évoluent bien, comme l’axe passeur-pointu, Micah Ma’a – Chizoba Neves Atu ?

Ça évolue bien oui. Après, Micah fait encore pas mal d’erreurs de jeunesse, mais il faut savoir que ça ne fait que trois ans qu’il joue à la passe ! Il est bourré de talent, mais il lui faut encore du temps pour stabiliser les moments importants et faire jouer son équipe. Mais ils ont énormément progressé tous les deux. Chizoba a vraiment développé sa palette à l’attaque, il a stabilisé ses positions au bloc, il a stabilisé son service, il a eu une grosse évolution en défense. Ces mecs-là progressent. Luca Ramon (libéro, 19 ans) a fait un très bon début de saison, avant d’être quasiment trois semaines à la maison sans presque rien faire ! Depuis, il a perdu le rythme, la confiance, mais j’ai bon espoir en lui. Je sais qu’il va devenir un bon libéro de Ligue A.

 

Le match face à Nantes Rezé aujourd’hui est donc un rendez-vous très important, entre deux équipes un peu prises par le doute ?

C’est exactement ça. Et je regrette vraiment que le public ne soit pas là pour nous aider, parce que chez nous, à domicile, c’est vraiment le gros plus. Quand on est dans des moments un peu de fébrilité, que tu as le public qui est debout et qui hurle, forcément tu te dis, il faut que je me bouge ! C’est un gros manque à gagner pour nous, financièrement et sportivement. Mais je sais qu’on a les moyens pour remettre du caractère et de la dynamique.   


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