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«Je crois en cette équipe»

le 28/11/2020
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Le passeur et capitaine chaumontais, Raphaël Corre, croit au potentiel du CVB 52, en déplacement chez le leader Tourcoing devant les caméras de Sport en France ce samedi, après une longue coupure de près d’un mois sans match officiel

 

Chaumont est à l’équilibre avec trois victoires pour trois défaites, comment jugez-vous votre début de saison ?

C’est un bilan correct, à l’équilibre. On a loupé le coche à Nantes, où on mène 2-0, avec une balle de match pour gagner 3-0 et on perd le match 3-2 ! Avec une victoire là-bas, ça aurait été un peu plus cohérent avec notre début de saison, qui n’est pas si mauvais que ça. On perd trois matches, certes, mais on en perd deux 3-2 et on prend trois points sur chacune de nos victoires. Le seul match que l’on manque vraiment, c’est à Poitiers où l’on perd 3-1 et l’on déjoue complet. Mais ce match de Nantes nous reste en travers de la gorge. On ne doit jamais le perdre et on doit être capable de le «tuer» plus tôt. Maintenant, on n’est qu’au début de saison, on a des matches en retard à rattraper, certaines équipes ont deux matches de plus que nous. C’est difficile de se situer actuellement, d’autant que le championnat est très serré et très équilibré. Le but de Chaumont, c’est d’être dans le top 4 français. A nous de remonter au classement, mais il n’y a pas du tout le feu. On n’est pas du tout largué. Je ne suis pas du tout inquiet pour la suite du championnat et je crois en cette équipe.

 

Vous n’avez plus joué depuis un mois, comment avez-vous géré cette situation ?

C’est vrai que la situation sanitaire actuelle rend les choses très compliquées. On n’a plus joué de match depuis un mois et on sort de deux semaines d’arrêt complet, sans entraînement ! Toute l’équipe a été positive (à la Covid-19) sauf moi ! Dans le club, on n’est seulement trois ou quatre à ne pas l’avoir eue. On a été considéré «cluster» et on a été arrêté quinze jours complets par l’ARS (Agence Régionale de Santé). Quinze jours sans entraînement, c’est très long et ça nous a mis un coup physique très dur à gérer. On a repris l’entraînement il y a dix jours et on commence seulement à retrouver un peu de rythme, mais c’est compliqué. Et je ne parle même pas des blessures que l’on a eues en début de saison, avec lesquelles on est encore gêné puisque notre pointu cubain n’a fait qu’un seul match pour l’instant.

 

Dans ce contexte, qu’attendez-vous de ce rendez-vous chez le leader, Tourcoing ?

On a joué Tourcoing en amical, il nous avait battus 3-1 avant la reprise On sait à peu près à quoi s’attendre. Tourcoing joue très bien. Mais on y va pour gagner, clairement. On se doit de faire un gros résultat à l’extérieur. Après, physiquement, est-ce qu’on va tenir ? On a dix jours d’entraînement, il faut que l’on retrouve le rythme. Mais on va tout donner, on n’a rien à perdre. Il va falloir se dépouiller si on veut faire un résultat là-bas. 

 

C’est votre deuxième saison à Chaumont, vous avez été promu capitaine cette année, le club vous a clairement installé comme l’un des leaders de cette équipe. Cela change-t-il votre approche des choses ?

Non, ça ne change rien. Ce qui change, c’est la confiance accordée par le coach et le club et ça c’est toujours gratifiant d’être nommé capitaine. Maintenant, le but, ce n’est pas d’en faire trop, mais d’être présent pour les gars si besoin, disponible, à l’écoute. Je n’ai pas besoin d’en faire des tonnes. On a des mecs d’expérience dans l’équipe qui savent se manager, entre Steven Marshall, Dan McDonnell, Jorge Fernandez, Franco Massimo. Après, on a aussi de très jeunes joueurs et il faut être capable de les cadrer, les entourer. Leur faire comprendre ce qu’est Chaumont quelque part, une place forte du volley français, et que l’on se doit de respecter l’institution qu’est Chaumont. Les objectifs ici sont élevés et c’est aussi ce qui fait le charme de ce club. Les joueurs qui viennent à Chaumont doivent être prêts à cela.

 

Chaumont est très hispanophone cette année, avec notamment trois jeunes Cubains très offensifs. Cela a-t-il modifié votre approche du jeu, de l’orchestration, à la passe ?

Non. Les Cubains se sont des joueurs très offensifs, on attend beaucoup d’eux à l’attaque. Après, ce sont des jeunes joueurs, qui manquent un peu d’expérience et sont encore un peu «jeunes» sur certains moments importants. Il faut être capable de gérer cela, de manager cela. C’est très bien de faire beaucoup de points mais c’est aussi dans les moments importants qu’on a besoin d’eux. Il y a une alchimie à trouver qui, au final, est intéressante pour moi en tant que passeur. Nos trois Cubains sont nos armes offensives n°1 et on compte sur eux.

 

A 31 ans, si vous aviez à vous définir en tant que passeur, diriez-vous que vous êtes classique, singulier, créatif, plutôt instinctif etc… ?

Je suis un passeur qui aime faire briller ses attaquants. Je trouve le plaisir de la passe, de la distribution du jeu, quand je sens que les attaquants sont bien. Si je peux créer j’aime bien. A Chaumont, il y a un système de jeu en place, je sais ce que Silvano attend de moi, mais c’est à moi aussi de prendre mes responsabilités, d’être capable de modifier certaines choses. On a une approche globale qui est bien définie, mais je ne me sens pas du tout bridé. Il y a des schémas de jeu bien précis qui doivent nous permettre à terme de devenir une équipe de plus en plus difficile à battre et à manœuvrer.  

 



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