Billetterie

«Heureusement qu’on a le sportif»

le 21/11/2020
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Propulsé par quatre victoires consécutives, Narbonne, qui reçoit à l’Arena cet après-midi (15 h) Montpellier dans un match de haut de classement devant les caméras de Sport en France, veut poursuivre son développement et valider ses hautes ambitions, portées par son président, Jérémie Ribourel.

 

Narbonne est sur une belle série de quatre victoires consécutives, comment percevez-vous cette dynamique actuelle ?

D’abord, on n’est pas étonné, car on est dans ce que l’on a voulu faire. Bien sûr, chaque année, tu as envie de faire une bonne équipe, mais c’est vrai que là, on a eu une augmentation de moyens au club, du fait du passage à l’Arena. Cela nous a permis d’améliorer, individuellement et collectivement, le niveau de l’équipe. Donc on n’est pas plus étonné que cela des résultats. Ce qui est frustrant, c’est de ne pas pouvoir le partager avec les spectateurs et les partenaires. Maintenant, le fait que ce match face à Montpellier soit diffusé par Sport en France va permettre à tous nos partenaires et nos fans de pouvoir voir ce derby. C’était d’ailleurs le premier match à l’Arena la saison dernière et, la pression faisant, on n’avait pas gagné ce match ! Cette fois, on a à cœur de remporter ce derby.

 

La nouvelle salle, le projet, les hautes ambitions du club : comment gérez-vous le fait de ne pas pouvoir vivre pleinement tout cela, dans ce contexte sanitaire singulier et sur des matchs à huis-clos ?     

On a bâti la stratégie du club sur la nouvelle salle, avec tout ce qu’elle nous apporte en termes de qualité de production, d’hospitalité etc… Là, on est particulièrement impacté par le fait de jouer à huis-clos. Pour nous, c’est la punition, la double peine. Notre budget est passé de 60% de subventions (publiques) à 30%. On est vraiment maintenant totalement dépendant de nos recettes de match. On a monté cette stratégie-là et sur les cinq matches de l’année dernière, on a vu que cela marchait. Quand tu remplis la salle avec plus de 2000 spectateurs, plus de 400 VIP, tu as de quoi financer le développement du club.

 

Est-ce possible de continuer à développer le club malgré cette crise sanitaire ?

L’avantage est qu’on a démarré la saison sans dette, puisqu’on avait une gestion saine. Mais avec les baisses de recettes que l’on a, si on n’a pas une véritable aide de l’Etat, sur les charges sociales, les baisses de billetterie, on sera en très grosse difficulté pour monter le budget de l’année prochaine. Ce qui est tragique, c’est que ce sont les clubs les plus vertueux qui sont les plus pénalisés. On a bâti tout notre modèle économique sur l’évènement : chaque match doit être une source de profit pour le club. Heureusement, il y a une vraie dynamique auprès des partenaires, ils ont particulièrement apprécié d’être bien reçus, d’être valorisés. Beaucoup de sponsors nous rejoignent sans démarche commerciale, ça montre que notre image, ça marche. Mais dans la période actuelle, on n’en tire pas tous les profits.    

 

L’exercice sportif mitigé la saison-dernière, avec une avant-dernière place, n’a pas freiné le développement de votre club ?

Non, puisqu’on avait un budget de l’ancien Narbonne Volley dans le Palais du Travail l’an passé. On savait que l’on était fragile et que s’il nous arrivait le moindre problème, on pouvait avoir cette série de défaites. Et on a eu pire que cela puisqu’on a eu trois blessés, des blessures longues, et pas de banc.

 

Cette année, à l’inverse, il y a du banc, un noyau dur conservé, un recrutement costaud, avec notamment Nicolas Uriarte à la passe. Cette équipe a vraiment belle allure, non ?

Oui, c’est vrai. Et on a des joueurs qui sont vraiment impliqués. Nicolas Uriarte, tout le monde sait qu’il a fait des efforts exceptionnels sur son niveau de rémunération. On ne voit pas ce genre de joueurs dans le championnat français. C’est dû pour beaucoup à notre communauté argentine, au fait que notre coach est très apprécié par les joueurs maintenant. Cela nous a permis de faire une équipe très forte. Et quand tu as un passeur de ce niveau-là, tu as aussi un pointu, Simon Hirsch, qui vient pour une somme qui n’est pas non plus celle qu’il demande habituellement. Et tout le monde est content, parce que Hirsch cartonne avec un passeur pareil. Le mec, il est aux anges.

 

Dans ce contexte et une Arena à huis-clos, vivrez-vous pleinement tout de même ce derby face à Montpellier cet après-midi, avec potentiellement la possibilité de venir taquiner le très haut du classement en cas de victoire ?

Heureusement que l’on a ça, c’est notre bouée de sauvetage ! Heureusement qu’on a le sportif. Cette année, notre objectif est d’obtenir une place européenne. On a fait ce qu’il fallait pour, on s’est donné les moyens.



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