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Théo, la prodigieuse transformation

le 12/11/2020
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Catapulté pointu à l’automne 2019, le jeune réceptionneur-attaquant de formation de Toulouse, Théo Faure, a endossé le costume avec un aplomb et un talent bluffants, pour devenir aujourd’hui le leader d’attaque incontournable des Spacer’s.

 

C’est un peu comme un shot d’adrénaline, une trajectoire à donner le vertige, à quitter le réel. En un an, malgré deux confinements, une saison dernière brutalement stoppée au printemps et cinq mois sans jouer ou presque, Théo Faure a réalisé l’une des plus incroyables transformations, l’une des plus phénoménales ascensions de la LAM. A l’automne dernier, Théo a 20 ans. Il est réceptionneur-attaquant et il espère seulement poser un pied un peu timide en première division, s’ouvrir une voie, un chemin. Un an plus tard, alors que la LAM 2020-2021 se débat dans le marasme sanitaire pour faire avancer la caravane, Théo est un attaquant redoutable, la première pointe fine des Spacer’s, l’atout offensif n°1 dans les plans de Stéphane Sapinart !

 

La métamorphose est prodigieuse. Le jeune homme a pourtant encore tout à apprendre des choses du volley. Il demeure en phase de découverte d’un poste de pointu qui ne fut jamais le sien dans sa prime jeunesse, et le voilà qui crève déjà l’écran, qui score à tout va et semble savoir tant de choses. C’est désarmant, c’est Théo fort ! 135 points en six matches, soit le deuxième total de la LAM derrière le Nantais Petar Michalovic (153 pts), 22,5 points de moyenne par match et ce sentiment réconfortant que le jeune homme vit cela avec une belle dose de sérénité. «C’est vrai que c’est venu assez vite. Mais je suis bien entouré. Mon père et ma mère ont beaucoup d’expérience dans le volley. Je reste calme et j’ai aussi mes études qui ont pris une grande place», pose simplement Théo, pas effrayé une seconde par la tournure des évènements.

 

Il faut dire que l’histoire est belle comme un conte. A l’automne 2019, quand Frederico Pereyra, le pointu argentin des Spacer’s se blesse, Stéphane Sapinart ne tergiverse pas. Il se retourne vers le gamin, lui tend le dossard et lui souhaite bonne chance. D’un coup, Théo est propulsé, dans le tambour. Il rejoint son pote Pierre Dérouillon sur le pré et met une poignée de grain supplémentaire dans le moulin de la formation toulousaine, véritable ADN du club. La pointe, ce n’est pas son poste, mais Théo découvre et s’adapte à une vitesse folle. «Quand j’ai commencé à jouer à la pointe, je n’avais rien à perdre, ce n’était pas mon poste, et ça a bien marché. Petit à petit, je me suis mis dans la peau d’un pointu de Ligue A, avec l’envie de toujours faire mieux et de me spécialiser à ce poste», raconte le jeune attaquant Français.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le garçon a tout fait en accéléré. Lui qui n’aimait pas attaquer à l’aile droite (poste 1) parce qu’il n’y était absolument pas habitué auparavant y prend aujourd’hui un plaisir dingue. Les matches s’enchaînent, les perfs aussi. Toulouse en est à cinq victoires consécutives désormais, avant de croiser le fer avec l’AS Cannes samedi, devant les caméras de Sport en France. Théo Faure, lui, se régale. «Quand je prends un peu de recul, je suis un peu surpris, c’est sûr», convient le jeune étudiant en ingénierie physique, à l’INSA, qui du haut de ses 21 ans, en veut toujours plus et tire sans cesse sur le fil de la perfection. «Quand je suis dans le match, il y a des situations, où je me dis que je n’aurais pas dû rater ce point. Quand tu es attaquant, tu as toujours envie d’avoir plus de ballons pour t’exprimer. J’ai la chance d’avoir des responsabilités. C’est le kiff si ça marche», sourit-il.

Aujourd’hui, ça fonctionne même très bien. Avec son copain Pierre, les deux jeunes pépites toulousaines tiennent régulièrement la marque et se poussent du coude, sous le regard sage et bienveillant des anciens comme Gijs Jorna ou Nikola Jovovic, véritables balises, qui les recadrent en un conseil, deux mots, quand ça tangue un peu. «C’est sûr que c’est un bon délire de jouer avec lui (Pierre). On a un peu la fougue de la jeunesse, mais on est encadrés par des expérimentés et l’amalgame fonctionne bien», raconte Théo. 

Maintenant, Théo ne s’emballe pas. Ce sont encore les premiers jours, même si ce sont de très beaux jours. «Je suis toujours perfectible partout, il y a plein de points à améliorer, ce n’est que le début», résume le pointu toulousain. «C’est vrai qu’offensivement, j’ai cette capacité à pouvoir attaquer haut les ballons, loin les ballons et cela m’aide à ne pas faire trop de fautes, ce qui me permet petit à petit de prendre confiance et prendre plus de risques.» Et se dire aujourd’hui que ce costume, il était finalement fait pour lui.

 

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