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«Ne pas se donner de limites»

le 31/10/2020
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Leader de LAF, Nantes et son coach Cyril Ong n’ont rien laissé en chemin jusqu’à présent, avant d’accueillir ce soir leur dauphin, Pays d’Aix Venelles, à huis-clos et devant les caméras de Sport en France, pour le choc au sommet de la sixième journée.

 

Vous recevez Venelles, deuxième au classement et à vos trousses. C’est un joli match à jouer non ?

Oui, c’est bien, c’est un premier test pour nous, à domicile. Bon, à huis-clos, c’est sûr que ça va être un peu compliqué, parce que tu n’es pas habitué, parce que c’est une situation un peu étrange, que l’on va découvrir. Maintenant, c’est un match de championnat, il faut essayer de prendre des points, savoir où on en est. C’est cool à jouer.

 

Le parcours du VBN est mathématiquement parfait, avec 12 points sur 12. Quel premier bilan tirez-vous de ce début de saison réussi ?

On a fait ce que l’on avait à faire. Si on a des prétentions, il fallait prendre 12 points. Là où c’est satisfaisant, c’est qu’on en a pris 9 à l’extérieur, dans des salles qui ne sont jamais faciles à jouer. Et à domicile, Terville nous a mis en difficulté, comme il a mis aussi Mulhouse. Il n’y a jamais de petits matchs et s’en sortir sans perdre de points, ce n’est pas mal.

 

A l’intersaison, vous aviez souligné la variété offensive peut-être plus forte de votre équipe cette année. Depuis le début de saison, cela semble effectivement le cas, avec quatre ou cinq joueuses, Snyder, Mendaro Leyva, Sylves, Gommans, Kokkonen, capables d’apporter le danger en attaque. C’est un atout non négligeable !

Ça a été un petit peu moins vrai contre Chamalières, où le jeu au centre a été un peu moins présent. Néanmoins, c’est vrai que sur les trois autres matches, ça a été le cas. C’est l’esprit qu’on veut donner. Globalement, si on peut avoir tout le monde a plus de dix points, c’est sympa. Maintenant, si on a une fois de temps une fille à 35 points et que l’on gagne, ça me va aussi ! Mais c’est sûr que c’est important de pouvoir créer de l’incertitude chez l’adversaire. Quand tu analyses mon équipe, balle en main, tu sais que ça peut venir de partout. Après, il faut faire des choix forts.

 

Même s’il y a eu des changements notables dans votre effectif, un noyau dur a été maintenu. Est-ce un avantage en début de saison par rapport à des effectifs largement bouleversés ?

Oui. On a un fil conducteur depuis trois ans maintenant. Il y a tout de même eu beaucoup de renouvellement chez nous, mais l’intégration des nouvelles joueuses s’est bien faite et celles qui étaient là ont vraiment joué le jeu. Après, c’est vrai que c’est là où ça a le moins changé que ça fonctionne le mieux. Même Venelles, dont on dit que ça a beaucoup changé, en réalité, ça n’a pas tant changé que cela puisque quatre joueuses qui sont arrivées jouaient déjà ensemble (à Cannes) et l’entraîneur était déjà dans la structure précédente avec ces joueuses-là. Donc ce n’est pas une équipe qui est nouvelle quelque part. Béziers, ce n’est pas une équipe qui est nouvelle et Mulhouse non plus. Je trouve que c’est important de garder un fil conducteur. Les quatre qui ressortent en ce début de saison, ce sont des équipes qui se connaissent bien. Après, la stabilité des techniciens est importante aussi. Et ce n’est pas illogique qu’on retrouve ces quatre équipes là-haut.  

 

Avez-vous le sentiment que le VBN a acquis désormais une certaine forme de maîtrise, d’assurance aujourd’hui par rapport à un niveau moyen que vous êtes en capacité d’atteindre sur un match ?

Je pense que cela s’est vu à Chamalières (perte du 1er set), et aussi après le 25-10 encaissé face à Terville (2e set). On a réussi à avoir cette capacité à inverser les tendances. Quand tu prends 25-10, ce n’est pas facile de ressortir. A Chamalières, on a mis du temps à mettre en place notre bloc-défense. Il y a une meilleure maîtrise, parce que l’on a plus d’expérience entre nous. Avec le temps, on commence à gagner des repères, des automatismes. Quoi qu’il arrive ce soir, ça ne remettra pas en cause ce que l’on a fait. On continuera d’avancer, on perdra des matches, ça arrivera. Il faut juste essayer d’en perdre le moins possible si tu veux gagner le titre ! Je pense qu’il y a une certaine stabilité, mais là, on va être à l’épreuve d’une équipe qui est solide et ambitieuse, qui a gagné la Coupe de France et qui est dans une super dynamique. Ça peut être un match long et difficile.

 

Ce nouveau confinement va-t-il changer votre rythme d’entraînement, de regroupement avec vos joueuses ?

On a la Ligue des Champions début décembre, au moment de la potentielle sortie de confinement. Maintenant, il faudra voir si l’on continue à jouer le championnat ou pas d’ici là. Si l’on ne joue pas après la journée de mardi, si la Ligue AF décide de s’arrêter, je vais plutôt intensifier les entraînements, je vais rajouter des entraînements pour essayer de compenser l’absence de compétition. Ce qui serait logique, ce serait de continuer à jouer pour garder du rythme. Après, je porterai lundi la majorité des réponses que j’ai eues, parce que je suis quelqu’un de droit et honnête, même si ça ne correspond pas à mon avis personnel. C’est normal que je défende la position majoritaire des entraîneurs des Ligues. Maintenant, c’est sûr que si on ne joue pas les trois prochaines semaines, je vais intensifier les entraînements. En plus, ça leur permettra de sortir de chez elles pour s’aérer un peu et garder un semblant de vie normale. 

 

Le VBN est désormais installé dans le quatuor des cadors de la LAF, mais demeure toujours en quête d’un titre. Cela peut-il générer une pression supplémentaire, est-ce quelque chose que vous taisez ou, au contraire, dont vous parlez ouvertement avec vos joueuses ?

Ce n’est pas incompatible d’avoir des ambitions, de viser des titres et de continuer à travailler dans la sérénité. Sportif de haut niveau, il faut être solide mentalement, sinon tu ne fais pas ce métier-là. Je répète assez souvent ce vers quoi on doit aller, mais il y a des étapes à franchir pour y arriver. C’est une forme de pression positive pour moi. Aller chercher le Graal, c’est quelque chose de motivant. J’aime bien avoir cette pression-là pour être performant. J’aime me mettre cette pression positive. A moi d’être suffisamment intelligent dans ma gestion avec mon staff et mes joueuses pour faire passer ça comme quelque chose de positif, comme une émulation, comme quelque chose peut-être d’inatteignable, mais qui pousse à se dépasser, ne pas se donner de limites. C’est le message que j’essaie de faire passer à mes joueuses. Si ça ne marche pas sportivement, au moins humainement, elles auront appris à ne pas se donner de limites.   

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