Billetterie

Tour de France des Clubs : Nancy

le 09/10/2020
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Nancy, l’ambition affichée

 

A la lutte pour l’accession au moment de l’arrêt des compétitions au printemps dernier, Nancy a dû digérer la déception pour repartir cette saison avec la même haute ambition affichée : retrouver la LAM.

 

Il y a eu beaucoup de «remue-méninges» en Lorraine à l’intersaison. Il a fallu ingurgiter, digérer, évacuer l’énorme déception. A la bagarre avec Cambrai, un petit point derrière à deux journées de la fin de la phase régulière, Nancy a eu un peu l’impression de s’être fait couper les ailes. Sans présager évidemment du résultat à l’issue des Play-Offs, les Lorrains auraient au moins aimé pouvoir jouer leurs chances jusqu’au bout. Mais l’arrêt soudain, brutal, sonnant la fin de la bataille alors que les Lorrains étaient en plein élan, a été forcément difficile à accepter. «On s’est senti un peu floué», convient le manager général du Grand Nancy Volley, Michel Hentzen. «Cambrai méritait autant que nous de monter, mais pas plus. On a eu beaucoup de mal à digérer cela.»

 

Mais il a bien fallu tourner la page, se relever et admettre la chose, afin de préparer au mieux une saison 2020-2021 singulière sur tous les plans en LBM. Outre la crise sanitaire et le contexte dans lequel les championnats lnv vont devoir être disputés cette saison, le format de la compétition a été revu, avec la disparition des Play-Offs, neuf équipes seulement, mais l’introduction d’une deuxième phase qui va exiger de la constance et de l’endurance. C’est d’ailleurs cette perspective qui a surtout défini le profil de l’équipe lorraine la saison prochaine. «Ce qui a surtout orienté notre recrutement, c’est la formule du championnat qui s’avère assez lourde, assez périlleuse. Le fait de se rencontrer plusieurs fois, sur plusieurs phases, c’est nouveau. Ça risque d’être long et physiquement très rude, surtout après un arrêt pareil. On a plus privilégié un groupe dans son homogénéité, plutôt que sur des talents reconnus. Le groupe donne des solutions très intéressantes. Cette année, je ne veux pas entendre parler de six de base. C’est un groupe qui doit être ensemble du début à la fin.»

 

Pour constituer la phalange lorraine, le staff nancéien n’a pas tout chamboulé. Avec six joueurs conservés, dont son réceptionneur-attaquant n°1, le Brésilien Hugo De Leon, Nancy a surtout voulu renforcer, densifier un groupe où la concurrence sera réelle et saine à tous les postes. Ainsi, le GNV a par exemple rapatrié deux pointus aux profils différents : le Serbe Stefan Okosanovic (26 ans, 2,05 m), inconnu en France et qui devra faire proprement le travail car il aura dans les mollets, le vétéran et ancien de la maison, Lionel Coloras (36 ans), de retour en Lorraine pour un troisième passage, après deux premiers séjours hautement réussis (une fois meilleur marqueur puis MVP du championnat) !

 

Entre la jeunesse à la passe, avec le Français Cédric Da Silva (24 ans), l’arrivée d’un central néerlandais en devenir, Fabian Plak (23 ans) et l’expérience longue comme un parchemin d’un «Kadu», de retour en France, après une escale en Allemagne la saison passée, Nancy a mixé les âges et constitué un effectif qui doit l’emmener loin. Ou plutôt tout en haut ! Car le club lorrain ne fait pas mystère et n’a pas changé de vue : c’est la montée en LAM qui est visée. Et l’on se régale d’avance d’un duel de costauds avec Saint-Nazaire notamment, même si le manager lorrain ne veut surtout pas réduire l’histoire de la saison LBM à ce tandem-là. «On ne se cache pas de jouer la montée, on ne s’en cachait pas non plus l’année dernière. Mais cette année, ça va être encore plus homogène que l’année dernière. Illac, Le Plessis, etc…, c’est vraiment cohérent. Franchement, il faut trouver le maillon faible là-dedans. Et avec cette formule, on ne peut pas se louper de trop», prévient-il. Dès samedi à Mende, pour un déplacement délicat à négocier, Nancy fera son premier pas pour se mettre dans le sens de la marche.