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Tour de France des Clubs : Saint-Quentin

le 06/10/2020
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Saint-Quentin, la raison avant l’ambition

 

Calé derrière le trio de tête à l’arrêt de la saison dernière, le club des Hauts-de-France a effectué un recrutement prudent, mais il compte sur l’état d’esprit et la force collective de son groupe pour venir titiller les mieux armés de la division.    

 

Dario Dukic a déjà tourné la page. Pour l’entraîneur bosnien du SQV, il n’est plus l’heure de se lamenter ou de refaire l’histoire. Surtout celle d’une saison sans fin, dans laquelle Saint-Quentin fit souvent bonne figure en première partie d’exercice, avant d’être un peu plus en délicatesse sur l’hiver, notamment en raison de trois blessures fâcheuses qui sont venues un peu contrarier les jolis plans du club des Hauts-de-France. «Il n’y a pas grand-chose à dire par rapport à tout ce qui s’est passé au moment du confinement», raconte Dario. «Tout le monde a eu peur, c’était normal d’arrêter. Maintenant, sportivement, ce n’est jamais intéressant. On a eu une équipe très performante l’année dernière, surtout en première partie de saison, on a gagné contre les trois premiers. D’un autre côté, je ne sais pas si l’on aurait été capable d’aller plus loin que 4e ou 3e. Mais je n’ai pas envie d’analyser. Cambrai méritait de monter. C’est comme ça.»

 

En réalité, le seul vrai regret de Dario, c’est que les joueurs n’aient pas pu avoir leur moment à eux, pour se dire au revoir. Avec un budget réfléchi et raisonnable, le SQV n’a en effet pas pu garder ses atouts majeurs, et notamment le meilleur marqueur du championnat, le pointu serbe, Strahinja Brzakovic. Dario aurait aimé que son groupe se salue une dernière fois, avant d’être démantelé. «C’était un peu moche d’arrêter la saison juste comme ça. Les joueurs n’ont pas eu ce moment ensemble avant de partir. Ce groupe a donné un bon spectacle l’année dernière, surtout chez nous», convient le technicien du SQV.

 

Mais tout cela est rangé désormais. «Maintenant, il faut vivre ce qu’il y a devant nous», clame Dario, qui a tenté de construire une équipe homogène et compétitive, avec les moyens financiers alloués par une direction garante et attentive à la bonne santé du club. «Ce sont les finances qui dictent, on est obligé d’être très prudent, mais on n’a pas de souci de paiement, c’est la priorité du club», explique Dario, parfaitement en phase sur ce point avec ses dirigeants. Même si, sportivement, il lui faudra encore faire avec un groupe de dix joueurs seulement, quand les autres comptent souvent onze ou douze éléments.

 

Comme tant de clubs de volley pro, Saint-Quentin a fait « son marché » sur les terres d’Amérique du Sud à l’intersaison. Avec beaucoup de clubs brésiliens ou argentins en péril en raison de la situation sanitaire, le vivier de joueurs était très important et attractif. Le SQV a donc remis les clés du jeu à un passeur brésilien, Pedro Jukovski, «qui doit progresser cette saison, mais qui a un gros potentiel et veut saisir sa chance», convient Dario. A la pointe, c’est un Argentin qui devrait s’y coller, Manuel Balague. Sauf qu’il s’est blessé il y a deux semaines en amical à un muscle abdominal et qu’il devrait être indisponible encore un bon mois et demi. Pour pallier son absence, le SQV a rapatrié fissa Iraklis Papadopoulos, un attaquant grec, qui ne devrait pas être apte à jouer samedi à Saint-Jean-d’Illac pour l’ouverture de la saison.

 

Mais le coach prend tout cela avec sérénité. Depuis le début de la préparation, son groupe vit bien. Il a du caractère et une réelle envie de bien faire. «Les gars sont capables de suivre les consignes. Je compte sur le boulot, les répétitions, pour que l’équipe soit plus forte. On est dix, on prend des risques, il va falloir encore gérer cela. La saison est longue, mais on va se battre, on va gagner des matches», promet déjà le coach.