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Sur le terrain du plaisir

le 24/09/2020
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Dans un contexte très particulier, la Ligue Nationale de Volley a lancé la saison 2020-2021 avec une conférence de presse digitale optimiste et le plaisir réel pour tous les acteurs du volley professionnel français de retrouver très bientôt le chemin des terrains.

 

Il y a dans les mots et les intonations de chacun comme une pointe d’impatience, derrière les questionnements légitimes au regard de la situation sanitaire du pays qui ne semble pas vraiment aller au beau ces dernières semaines. Mais il y a surtout un vif désir, une grande envie. La coupure fut longue, l’arrêt interminable. Chaque club, dans son coin, a ruminé sa frustration et caché ses angoisses sous le matelas. Mais à quelques jours de la reprise du championnat féminin (LAF), premier circuit activé dès vendredi soir, avec Le Cannet – Vandoeuvre Nancy en match avancé, l’esprit est à nouveau accaparé par la performance sportive, le challenge, le défi. C’est cette beauté, ce petit bonheur de revenir enfin au jeu que les acteurs de la LNV ont voulu mettre en avant à l’occasion de la présentation de la saison.

 

Bien sûr, tous savent bien que l’exercice sera très particulier, que la Covid-19, continuellement menaçante et jamais vraiment très loin, risque à tout moment de brouiller les cartes, voire même de fausser les donnes. Mais désormais, l’heure est au terrain, au jeu, à l’adrénaline de la compétition. «Que l’on soit dirigeant, que l’on soit sportif, joueur, supporter, le volley nous manque et il nous tarde de retrouver le chemin des salles et des terrains», avoue en préambule le président de la LNV, Alain Griguer. Et ce d’autant que la saison 2020-2021 est assurément porteuse de belles promesses.

 

Le dernier exercice, même stoppé prématurément, avait déjà soufflé un vent nouveau, une belle dynamique. Beaucoup de clubs ont eu de riches idées pour monter le volley en spectacle, à l’instar de Nantes Rezé, qui a reconduit la V-Experience pour la troisième édition lors de la venue de Tours, et qui fut aussi capable de réunir 4428 spectateurs face à Toulouse, record d’affluence du dernier exercice. En LAF, Mulhouse a su aussi faire venir le grand monde, avec quatre matches à 3602 spectateurs de moyenne. Narbonne fête désormais ses Centurions dans une Arena flambant neuve et l’AS Cannes fait monter sur scène Black M et Maître Gims après les matchs ! «On a mis en place des gros shows juste après les matchs pour rassembler nos supporters et faire connaître le volley aussi à des publics qui ne connaissaient pas forcément la discipline», détaille le président des Dragons, Jérôme Rousselin.

 

Bref, la LNV attire les foules, mais les grands joueurs aussi désormais. La situation sanitaire fragile dans le monde a fait converger quelques pointures aux divers étages du championnat, preuve de la solidité et de l’attractivité exercée par les championnats français désormais. «Le volley-ball français est solide», confirme le président de la Ligue. «On a de nombreux joueurs qui ont débarqué en France et qu’on n’espérait pas avoir, aussi bien chez les garçons que chez les filles.» Avec notamment, un apport massif de joueurs en provenance des USA et d’Amérique du Sud (Brésil, Argentine), de Cuba, mais aussi le retour en France d’une pointure internationale, Nicolas Le Goff, à Montpellier, celui d’un ancien de la maison bleue, Guillaume Quesque à Ajaccio, le volley professionnel français a gonflé les voiles à l’intersaison. Les effectifs sont rutilants et, en LAM comme en LAF, il est bien difficile aujourd’hui d’établir précisément une hiérarchie.

 

Reste maintenant à espérer que le nouveau coronavirus veuille bien laisser le sportif sur le devant de la scène. «On a essayé d’être dans du bon sens en tentant de trouver le bon curseur entre minimiser les risques et volonté de jouer. Tout le monde a besoin aujourd’hui de retrouver un peu de plaisir, autant les joueurs et les joueuses sur le terrain que les spectateurs», explique le directeur général de la Ligue, Gurvan Kervadec. Car la saison s’annonce palpitante et en double écran, sur la chaîne Sport en France et la plateforme digitale LNV TV, qui unissent leurs efforts pour exposer au mieux les championnats. En LAF, l’absence de Play-Offs cette année appelle à la constance, l’effort continu : «ça va obliger les équipes à être régulières et à éviter les faux pas. Tous les points sont importants cette année. Je trouve le championnat français de plus en plus intéressant avec des équipes de haut niveau», admet d’ailleurs l’internationale de l’ASPTT Mulhouse, Héléna Cazaute.

 

En LAM, les effectifs sont sacrément costauds, quasiment partout. «Le championnat évolue dans le bon sens depuis plusieurs années et ça se vérifie aussi par rapport aux joueurs internationaux étrangers qui sont arrivés cette année en LAM. Après huit ans à l’étranger, j’avais l’envie de revenir poser mes valises en France», raconte le néo Ajaccien, Guillaume Quesque. Pour Mauricio Paes, de nouveau aux manettes d’un club français, en l’occurrence Tourcoing, «le championnat de France est crédible et extrêmement compétitif.» Cela promet de jolis samedis soirs.