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Tour de France des Clubs : Mulhouse

le 22/09/2020
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Mulhouse, un profond désir

 

Avec un effectif de qualité et toujours étoffé, l’ASPTT Mulhouse veut s’engager sans retenue sur tous les fronts à la rentrée, et l’échec le week-end passé lors du Final Four de Coupe de France ne doit pas semer plus d’inquiétude que cela.

 

Mulhouse avait évidemment envisagé la chose autrement. Avec le Final Four de Coupe de France, disputé à Cannes le week-end-dernier, et qui faisait finalement le pont entre les deux saisons, celle stoppée prématurément au printemps dernier et celle à venir pour laquelle l’ASPTT nourrit comme toujours de belles ambitions, le club alsacien avait rêvé d’un trait d’union bien droit, une jonction nette, forte, qui l’aurait d’ores et déjà installé au commandement. Au lieu de cela, Mulhouse s’est affaissé d’un coup en demi-finale face à Venelles (0-3), futur vainqueur et déjà posté parmi les grands outsiders de l’exercice à venir. Pour Daniel Braun, le président du club, qui en a pourtant déjà tant vu, la faute de carre sur la Côte d’Azur fut assez grossière et le patron du club n’a guère goûté ce qu’il a vu samedi soir dernier. «Ce n’était pas bien du tout», dit-il, sans tourner autour du pot. «Ce qui est une énorme déception, c’est la façon dont s’est déroulé le match. On ne peut pas faire autant de fautes. On s’est bien repris le lendemain (victoire 3-0 face à Cannes lors de la petite finale), où on était plus proche de la valeur de l’équipe que l’on pense atteindre cette année, même s’il y a encore énormément de travail. Mais il faut relativiser tout cela et repartir de l’avant.»

 

A quelques jours du championnat, Daniel Braun ne veut pas se morfondre. Le calendrier dans sa «grande bonté», lui offre en effet Cannes à domicile samedi devant les caméras de Sport en France, puis Venelles la semaine suivante, comme une deuxième chance. Le président ne s’appesantit donc pas plus que cela et fixe déjà la ligne d’horizon et le début du championnat. «J’espère que c’est un accident. On verra à partir de samedi, mais il n’y a pas de raisons que ça n’aille pas vu l’équipe que l’on est capable de mettre sur le terrain. On a largement de quoi faire.»

 

Car il y a du beau monde, une nouvelle fois, cette saison à Mulhouse. Si l’effectif est à moitié chamboulé, avec six nouvelles recrues qui apparaissent dans le roster, cinq joueuses du sept de base sont cependant conservées, telle la passeuse US, Madison Bugg, Héléna Cazaute ou la fine pointe camerounaise, Laetitia Moma Bassoko. L’ASPTT a donc déjà quelques bases bien ancrées et des repères ajustés. Mais les arrivées de joueuses à gros potentiel, telle l’attaquante explosive serbe Jelena Novakovic, sortie d’une grosse saison senior à Virginia (NCAA), les réceptionneuse-attaquantes, Ivana Vanjak et Anna Haak, les centrales Georgia Lamprousi et Tessa Polder ou l’ex-passeuses titulaire de «Saint-Raph», Megan Viggars, déjà rompue à la LAF, offrent à la rotation mulhousienne une profondeur de banc d’une richesse indéniable et de multiples possibilités pour le coach, François Salvagni. Un atout précieux sur la durée d’une saison où l’équipe alsacienne veut s’engager sur tous les fronts, Ligue des Champions, Coupe de France et championnat. 

 

Daniel Braun ne dit pas le contraire, mais il demeure prudent malgré tout, même s’il est bien conscient que l’ASPTT a plutôt fait preuve de constance sur l’exercice régulier en LAF ces deux dernières saisons, terminant en tête à chaque fois. Cela tombe à pic, le titre cette année sera décerné au terme de la saison régulière et non plus en Play-Offs ! «L’équipe a de l’allure, oui, mais d’autres aussi», regarde-t-il. «Le championnat va être intéressant, la formule va bonifier un peu les choses, il va falloir être bon tout le temps. Jamais deux sans trois j’espère ! Si on termine en tête cette année, on est champion. L’ambition du club, c’est d’aller chercher cette première place. On ne va pas se raconter d’histoire. Mais on n’est pas les seuls prétendants», prévient le président, dans un sourire, qu’il aimerait bien pouvoir arborer encore samedi soir, après le passage du RC Cannes au Palais des Sports, une cylindrée LAF que l’on ne présente plus et qui nourrit sans doute les mêmes rêves de grandeur que l’ASPTT.