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Tour de France des clubs : Toulouse

le 21/09/2020
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Toulouse, la flamme de la jeunesse

 

Les Spacer’s ont très peu retouché le groupe pour la saison 2020-2021 et compteront encore sur leur jeunesse prometteuse, emmenée notamment par Théo Faure et Pierre Dérouillon, pour accrocher les Play-Offs et continuer de grandir encore.

 

C’est sans aucun doute l’un des groupes les plus rapidement construits dans toute l’histoire des intersaisons de la LNV ! Alors que l’exercice 2019-2020 balbutiait encore, que la crise de la Covid-19 cognait dangereusement à la porte du pays, sans que l’on sache précisément et officiellement de quoi il allait retourner pour la fin du championnat, les Spacer’s avaient déjà bouclé l’affaire pour l’année suivante ! Recrutement terminée, équipe constituée fissa avec une seule arrivée enregistrée, celle du central néerlandais de Poitiers et gros contreur, Michaël Parkinson. L’idée est limpide et l’objectif très clair : les Spacer’s ont décidé de ne rien changer ou presque. Le groupe est jeune, très jeune, mais les promesses sont là, visibles. Le talent pointe maintenant depuis deux ou trois saisons, les minots ont du volley plein les mains et l’histoire du club leur rappelle tous les jours combien ici, la formation et la confiance donnée à la jeunesse au front ne sont pas des vains mots. « C’est un choix, résolument », explique l’entraîneur, Stéphane Sapinart. « On a les jeunes joueurs et le groupe qui s’y prête, avec des garçons un peu plus expérimentés, comme Sebastian Closter, Gijs Jorna (31 ans tous deux), Michaël Parkinson (28 ans) et Nicolas Burel (29 ans), l’ancien du club. On ne souhaitait pas trop chambouler les choses, les anciens vont aider nos jeunes à évoluer et s’ils passent des paliers, l’équipe progressera. » 

 

Dans cette jeunesse dorée qui doit désormais mener Toulouse vers le haut, et d’abord une qualification en Play-Offs comme objectif visé pour la saison à venir, le réceptionneur-attaquant Pierre Dérouillon et le pointu Théo Faure n’en sont plus au stade de la révélation. Le premier va entamer sa troisième saison à haute responsabilité, tandis que le second attaque sa deuxième année comme atout offensif référencé. Mais ces deux garçons de 21 ans (pas encore révolus pour Théo) en sont la fine pellicule, indéniablement. Stéphane le sait et l’ancien international est forcément très vigilant et raisonnable quant aux attentes que ses deux pépites vont forcément susciter. « Année après année on va attendre un peu plus d’eux. Mais je n’ai pas deux jeunes joueurs à gérer, j’ai tout un effectif », éclaire le technicien toulousain. « Avec eux, Lucas (Soldner, deuxième passeur) est de la même génération, Oskar (Madsen, 20 ans, Danois) est un joueur sur lequel je compte aussi énormément. Tout ne va pas reposer sur les épaules de Théo et Pierre, ils ne sont pas seuls à porter tout cela. »

 

Ce qui est certain, c’est que Toulouse a de quoi bâtir, a de quoi grandir. Même s’il a dû changer, dans l’urgence, fin juillet une pièce maîtresse, en l’occurrence le passeur titulaire, Toafa Takaniko, parti sur le tard. Mais Toulouse s’est prestement retourné et a réalisé une sacrée belle pioche, en engageant le passeur champion d’Europe avec la Serbie en 2019, Nikola Jovovic, lequel ramène un wagon d’expérience et une technique ciselée en Occitanie, même si Toulouse aimerait capitaliser sur cette grande stabilité d’effectif pour engranger des victoires en début de saison, quand d’autres seront encore dans le canevas au collectif. « On reste sur un effectif qui n’a pas beaucoup bougé et donc un style de jeu très semblable. C’est un atout sur lequel on compte jouer », convient d’ailleurs Stéphane. « Maintenant, Nikola va apporter d’autres choses et ça influera un peu sur notre style de jeu offensif. Il est arrivé un peu tard dans notre préparation. Mais il commence maintenant à être bien physiquement et à mettre sa patte sur le jeu, à apporter sa technicité, sa précision et beaucoup de communication avec le reste de l’équipe. »

 

Certes, le timing est serré, mais Toulouse pourrait vite s’y retrouver, alors que se profile, à domicile le Final Four de la Coupe de France le week-end prochain, avec une demi-finale à jouer face à Poitiers, l’autre demi-finale opposant Paris à Tours. « Ce Final Four est une bonne petite motivation sur ce début de saison », confesse Stéphane. « C’est chez nous et c’est presque un moyen de raccrocher avec la fin de la saison dernière, le groupe n’ayant que très peu changé. Tous les joueurs sont hyper motivés et c’est un petit objectif qu’on voit arriver avec plaisir. » Comme l’aube d’une jolie promesse pour cette jeunesse toulousaine.