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Tour de France des clubs : France Avenir 2024

le 11/09/2020
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France Avenir, renouveler et grandir

 

Vitrine du CNVB, France Avenir 2024 entame sa troisième saison en Ligue BM, avec cet objectif premier de développer les potentiels, même si la situation sanitaire a raccourci les temps de travail et qu’il a fallu faire face à un renouvellement important de l’effectif à l’intersaison.

 

Marc Francastel a une vision assez précise de ce qu’est son travail de coach formateur aujourd’hui. L’entraîneur fédéral a un peu de bouteille et quelques années d’expérience pour ne pas s’emberlificoter l’esprit dans le doute aux moindres contrariétés, fussent-elles d’ampleur importante pour certaines. France Avenir est à quelques semaines d’entamer sa troisième saison consécutive dans le monde professionnelle, en Ligue BM. Dans un championnat au format revisité (neuf équipes et une deuxième phase par poule pour les huit premiers), dans un contexte sanitaire troublant et particulier et avec une équipe qu’il a bien fallu repenser et remodeler, compte tenu des nombreux départs dans les structures professionnelles LNV des jeunes fleurons du CNVB, rien n’est vraiment simple.

 

Ils sont en effet quasiment une dizaine à avoir quitté le nid fédéral de Castelnau-le-Lez ce printemps-été, pour voler de leurs propres ailes et tenter l’aventure professionnelle à temps plein. Loin de s’en désoler, Marc Francastel s’en félicite quelque part. Ainsi va la vie de la formation dans tous les sports collectifs professionnels et si le contingent des départs est particulièrement dense cette année, il est d’abord un signe que la formation fonctionne bien. « Le renouvellement, il est sain, il est logique, il est normal, il se produit chaque année », commente le coach des jeunes pousses du volley français. « C’est aussi notre rôle. On est là pour ça, on n’est pas là pour garder les joueurs. Chaque année, quand on voit les bons joueurs partir, on se dit que ça va être compliqué. Mais pour moi, ces mouvements sont normaux. Ce n’est pas le plus préjudiciable cette année. »

 

Ce qui inquiète en réalité le technicien des minots, c’est bien plus les temps de travail extrêmement raccourcis par le contexte sanitaire et les mesures d’éloignement des terrains qui ont eu cours durant ces cinq derniers mois. Car, si dans une structure professionnelle, les joueurs ont souvent l’expérience et la peau tannée par des années de volley, au CNVB, ce temps-là est celui de l’apprentissage et il est éminemment précieux. Or, cette année, il a déjà beaucoup manqué. « Habituellement, c’est un temps de travail conséquent, primordial pour nous. Là, il y a un manque », constate Marc, qui a fait au mieux pour constituer des blocs de travail. « On a réussi à faire trois semaines entre le 22 juin et le 12 juillet, sur du travail assez light et très individuel, puis on a repris le 17 août, mais en étant sans cesse stoppé. » Et quand certains auraient pu emmagasiner du terrain et du jeu, ils en furent aussi privés. Ainsi, les U18 n’ont pas pu partir au championnat d’Europe suite à la confirmation de trois cas positifs (le coach et deux joueurs) dans l’entourage des Bleuets !

 

Bref, la préparation est chahutée pour les jeunes de France Avenir, à l’arrêt collectif ces dix jours. Un préjudice certain, à fortiori quand l’équipe est renouvelée, notamment sur des postes comme celui de passeur, impliquant de facto des changements dans le style de jeu. Thomas Gill, parti à Montpellier, c’est Kellian Paes qui sera chargé cette année d’orchestrer la manœuvre, tandis qu’au poste de libéro et à celui de réceptionneur-attaquant, le CNVB semble également en capacité de montrer de belles choses. Et peut-être de faire grimper un peu encore la colonne des succès de France Avenir 2024 ? « Fanny » sur la saison 2018-2019, les espoirs fédéraux ont décroché trois victoires lors du dernier exercice. Malheureusement cette année, avec un reformatage du championnat et seulement seize matchs réguliers à disputer, les occasions de se frotter aux pros et de gagner seront plus rares. « C’est sûr que pour nous, ce n’est pas une très bonne nouvelle. Ça manque de matchs, c’est évident. Après, on a quand même le championnat Elite, pour continuer à jouer et développer les potentiels. Pour la qualification à la deuxième phase de Ligue BM, on part quand même de loin », sourit Marc.

Mais le coach sait bien que l’important n’est pas là. Bien plus dans le travail de développement, de maturation de ces jeunes garçons, suivis d’un œil attentif par le sélectionneur Laurent Tillie, dont les directives et les « commandes » sur les axes de jeu (travail sur le contre, le service, l’aspect mental entre autres) sont des traits d’union précieux entre la grande équipe de France et cette jeunesse prometteuse.