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Tour de France des Clubs : Nice

le 07/09/2020
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Nice change d'horizon

Avec sept nouveaux joueurs et un profil d’équipe remanié, le Nice Volley veut oublier l’exercice précédent totalement manqué et repartir sur de nouvelles bases, entre prudence légitime et l’envie de bien faire.

 

Pour son retour dans le championnat français, Ratko Peris avait imaginé d’autres joies et des retrouvailles un peu plus festives. A l’arrivée, le technicien croate, devenu chef des Aiglons à l’aube de la saison 2019-2020 a seulement tenté de colmater les brèches qui se sont ouvertes de partout tout au long de l’année. Un exercice de survie en somme que Ratko n’a pas vraiment goûté, contraint de réparer, à défaut d’avoir le temps de construire et d’édifier. En fait, très vite tout s’est mal goupillé : une préparation commencée avec…trois joueurs, le reste de l’équipe débarqué au compte-goutte jusqu’à quatre jours de la reprise du championnat et des blessures en cascade sur des joueurs cadres (Halilovic, Cox, Ah-Kong) ! Bref, le type même de feuilleton catastrophe. «En plus, c’était une équipe vraiment jeune, avec pas mal de joueurs qui avaient peu d’expérience d’un grand championnat. C’était une équipe avec laquelle il aurait fallu avoir du temps pour travailler en début de saison, mais les matches se sont enchaînés tous les trois jours. L’équipe n’était pas prête, elle n’était pas au niveau et il y a eu ensuite toutes ces blessures. C’est vraiment une saison à oublier, une saison vraiment difficile, catastrophe», raconte Ratko Peris.

 

Avec derrière, des effets immédiats que Nice n’a pas trop su comment gérer au printemps. Entre l’arrêt prématuré de la saison pour cause de Covid et sa rétrogradation sportive en Ligue BM, finalement muée en sauvetage en LAM quelques semaines plus tard, le club azuréen a dansé d’un pied sur l’autre et cela n’a évidemment pas aidé le staff technique à monter un dossier et une équipe solide. «Le recrutement a été difficile à réaliser car au mois d’avril, nous étions en Ligue B», se souvient Ratko. «Donc, nous étions plutôt partis sur des joueurs avec des qualités pour nous permettre de jouer la remontée. Puis, on a été en maintenu en Ligue A. Et avec nos moyens financiers, il a fallu faire une équipe qui puisse tenir la route. Ça a été un peu compliqué, mais j’ai essayé de faire le maximum.»

 

Nice a en tout cas changé la vue et les choses. Avec sept nouveaux joueurs, l’effectif a été largement remodelé. Surtout, Ratko a tiré quelques enseignements précieux de l’exercice précédent. Ainsi, parmi ses réflexions principales, le technicien croate a voulu donner un peu plus de coffre et de caractère à son équipe. «La première priorité, c’était d’avoir une équipe plus physique, avec une qualité technique supérieure, un meilleur service, un meilleur bloc, une meilleure défense.» Comme beaucoup, il a fureté en Amérique du Sud. Il en a notamment ramené un jeune passeur international argentin, Matias Giraudo (22 ans, 1,96 m), moulé dans le plus pur style du créateur sud-américain. «Il est de l’école sud-américaine, imprévisible, il cache un peu son jeu, mais il est propre à la passe. Il est très physique, il a un bon bloc, un service smashé et il est très motivé, il a envie de se montrer. Je pense qu’il a le potentiel et ça peut devenir un bon joueur.» Pour compléter la colonne vertébrale, Ratko est revenu sur ses terres, en revanche, attirant le jeune pointu croate Leo Andric (25 ans, 2,03 m), dont il connaît parfaitement les gènes, ayant joué avec son père il y a de longues années ! «Leo, je le connais depuis qu’il est né ! Il a joué en Pologne, en Corée, dans des grands championnats. J’ai réussi à le ramener ici. C’est un beau bébé de l’Est. Je pense qu’il peut nous faire du bien», décrit l’entraîneur niçois.

 

Malgré leur jeune âge, ces deux garçons doivent aussi pouvoir tenir un rôle leader dans le groupe, bien aidé aussi par le libéro belge de la maison, Jelle Ribbens. Car Ratko veut aussi voir un peu plus de caractère dans son groupe cette année. De même, l’entraîneur croate a voulu étoffer son banc et espère pouvoir compter sur la «deuxième» escouade pour faire la différence à certains moments.  «Plus de profondeur sur le banc, c’est aussi des entraînements de meilleure qualité», avise-t-il. Alors que Nice a entamé sa préparation depuis trois semaines et demi, les premiers signaux sont en tout cas encourageants, même si Ratko tempère l’enthousiasme. «C’est une saison qui va être particulière en raison du contexte. Je suis assez prudent, même si j’ai confiance en mes joueurs. En tout cas, la saison dernière me donne encore plus de motivation. Maintenant, des grosses équipes se sont montées, c’est une saison, sur le papier, très intéressante à jouer et c’est magnifique pour le championnat français.» Et dans cette super production, Nice se verrait bien y jouer un petit rôle.