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Tour de France des clubs : France Avenir 2024

le 03/09/2020
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Apprendre et rester dans le match

 

Les filles de France Avenir 2024 repartent pour une troisième saison en LAF, avec Félix André comme entraîneur et le désir de poursuivre l’apprentissage au plus haut niveau tout en essayant de hausser d’un cran la compétitivité de l’équipe.

 

C’est un nouveau cycle qui s’enclenche pour tout le monde finalement. Joueuses et staff technique. A l’aube d’une troisième saison dans la plus haute chambre du volley féminin français, la LAF, l’IFVB renvoie son fleuron, France Avenir 2024, sur le premier front national. Mais les choses ont pas mal évolué à l’intersaison. Après deux années dans le grand tambour, une demi-douzaine de jeunes filles a en effet quitté le nid pour rejoindre un club professionnel. A l’instar de Juliette Gelin (Chamalières), Manon Moreels (Marcq-en-Barœul) ou Amélie Rotar (Venelles) par exemple, France Avenir 2024 attire désormais les regards et suscite les convoitises. La preuve par le nombre que le travail du pôle fédéral paye et que le projet de formation tendu vers les J.O. 2024 est sur le bon chemin.

 

Sous l’œil avisé et attentif du sélectionneur national, Emile Rousseau, basé à Toulouse et au plus près du travail des jeunes pousses, qu’il oriente en lien avec les visées et les plans de jeu qu’il veut poser chez les Bleues, France Avenir 2024 va donc poursuivre sa route. Mais à sa tête technique désormais, il y a un nouvel homme, Félix André. L’ancien entraîneur de Venelles a en effet rejoint le camp de base à Toulouse cet été, pour prendre en main le coaching de la fine fleur fédérale du volley féminin français. Après six années passées à la tête du club provençal, Félix ouvre donc une nouvelle page. Assistant d’Emile Rousseau chez les Bleues, il sera désormais en prise directe avec le chef de projet tout au long de l’année. « Le milieu pro était celui dans lequel j’exerçais depuis plusieurs années. J’ai eu cette opportunité de rejoindre ce projet France Avenir 2024. C’est un beau projet, qui mérite qu’on s’y intéresse. Pour relayer le message d’Emile auprès des jeunes joueuses, pour moi, c’est sûr que cela apparaît comme une bonne chose. C’est un autre défi, un autre challenge », raconte Félix, qui a pris ses quartiers à Toulouse avec sa compagne et sa fille d’à peine un an, Louna.

 

Pour le nouveau coach de France Avenir 2024, des orientations et des contraintes nouvelles vont apparaître. Habitué à gérer un effectif professionnel, avec une disponibilité entière et une obligation de résultat systématique, Félix se situe cette fois plus dans l’apprentissage, le développement et la gestion pour les joueuses d’un emploi du temps qui mixte scolarité et entraînements de volley. Une approche forcément différente, mais motivante. « Il faut justement concilier les deux et se rapprocher du rythme de travail d’un club pro. Elles ont les études à côté, mais elles sont plus habituées que moi à gérer ça », sourit le technicien.

 

L’autre défi sera générationnel. Avec le départ de quatre joueuses du sept de base de l’an passé, Félix et son staff vont devoir remodeler un peu, rajeunir l’équipe fanion, apporter du sang neuf et donner plus de responsabilités à des joueuses au temps de jeu un peu court l’an dernier. « Pour moi, c’est positif, ça fait partie des choses, des résultats qui étaient attendus. Cela va dans le bon sens », estime le coach, sans oublier de préciser que l’IFVB est finalement la seule structure du championnat à aligner une équipe en LAF et une autre en Elite !

 

A la rentrée, l’essentiel de l’équipe sera assuré par les joueuses qui composaient l’effectif des U19, quatrièmes de l’Euro le week-end dernier. Un groupe qui a déjà quelques repères collectifs, qui travaille ensemble depuis début juillet et qui a déjà en tête les grands principes de jeu et les idées que le staff fédéral veut mettre en place au plus haut niveau. Parmi ces jeunes joueuses, la passeuse Emilie Respaut, qui a déjà fait des stages avec l’équipe de France seniors, et la réceptionneuse-attaquante, Leia Ratahiry sont déjà identifiées, tandis que la meilleure attaquante de l’Euro, Guewe Diouf a opté, elle, pour la filière universitaire américaine. Mais même en ce temps de transition, même si le nombre de victoires importe assez peu, Félix a gardé la fibre de la compétition et il souhaite voir une équipe vaillante et accrocheuse. L’an passé, France Avenir 2024 n’a pas décroché un seul succès en LAF et remporté seulement cinq sets en vingt-quatre matchs ! Le nouveau coach aimerait faire un peu mieux. « Il faut absolument qu’on soit un petit peu plus compétitif, qu’on essaye d’accrocher, d’aller le plus loin possible dans les oppositions avec les clubs pros. On sait qu’on ne sera pas le poil à gratter du championnat de France, qu’on va sans doute perdre tous les matchs, mais il faut qu’on arrive à utiliser toutes les sorties comme des opportunités d’apprentissage et que la notion d’abandon n’existe plus du tout. Qu’on arrive à rester dans les matchs, peu importe que l’on connaisse l’issue du résultat », avance le coach, comme premier point de son mandat.