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Tour de France des clubs : Cannes

le 01/09/2020
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Cannes à ciel ouvert

 

Sixième du dernier exercice, l’AS Cannes a effectué son retour au premier plan de la Ligue AM et veut poursuivre son ascension à tous les échelons, structurels et sportifs, en visant cette fois le premier carré du championnat.

 

Les Dragons sont sortis du bois et c’est désormais à la vue de tous, à ciel ouvert, qu’ils entendent brûler les terres adverses. Repartie d’une page blanche ou presque à l’été 2019, au sortir d’une saison d’une tristesse infinie, terminée dans le désarroi et à la dernière place de LAM, l’AS Cannes est aujourd’hui pimpante, fringante, ragaillardie et propulsée par une ambition nouvelle qui lui sied mille fois mieux au teint. Sixième du dernier exercice, avant son arrêt pour cause d’épidémie, le club de la Croisette a bien fait les choses pour la première saison pleine et entière de son jeune coach, Luc Marquet. Un rendement sportif qui vient coller parfaitement à la démarche du club, relifté, structuré et qui accueille en plus cette année Victoria Ravva pour booster encore ses relations publiques. Bref, l’AS Cannes demeure toujours en phase de reconstruction, mais les choses vont vite. A tel point que le club azuréen ne fait ni mystère, ni cachotterie de ses hautes vues à la rentrée. « L’ambition est affichée et déclarée : décrocher un Top 4 dans les trois compétitions (LAM, Coupe de France et Challenge Cup). La politique globale du club, et pas seulement sportive, c’est de continuer à grandir et grandir encore plus fort. Le leitmotiv c’est s‘installer dans le plus haut niveau de performance possible et ça dans tous les domaines. Il y a un gros, gros projet autour de tout ça », convient Luc Marquet.

 

Pour le jeune technicien cannois, le défi est évidemment alléchant. Du très haut de son immense carrière internationale, Luc Marquet a souvent visité les sommets et l’idée d’y grimper à nouveau depuis le banc de touche de l’AS Cannes le pique forcément beaucoup. A l’intersaison, alors qu’il était en discussion pour prolonger son contrat, sa première inquiétude était de connaître les ambitions sportives. Quand les doutes furent levés, il a immédiatement replongé ! « J’aime bien les challenges. A viser les étoiles, peut-être que l’on décrochera la lune », sourit aujourd’hui le technicien. D’autant que, sur le papier, l’équipe est belle, élaborée à partir de bases déjà ancrées, notamment dans le secteur de la réception avec les reconductions du capitaine Oleksiy Klyamar, du réceptionneur-attaquant Adrian Aciobanitei, du libéro Jérémie Mouiel, et du centre avec les prolongations de Kévin Rodriguez et Danijel Koncilja.

 

Coté arrivées, Cannes a frappé fort en attirant des joueurs d’expérience, séduits pleinement par le projet du club et en capacité de mener de front les trois compétitions, puisque Cannes retrouvera à la rentrée le parfum de la Coupe d’Europe (Challenge Cup), même si son premier tour ne le fera pas vraiment voyager, puisqu’il y affrontera Nantes Rezé ! Avec les recrutements du passeur brésilien, Danilo Gelinski, du pointu australien puissant, physique et gaucher, Lincoln Williams, du central vice-champion de France avec Chaumont en 2019, Taylor Averill, celle aussi de Florian Lacassie, qui connaît tous les recoins de la LAM, le club du président Jérôme Rousselin a mis du carburant et du bagage dans le roster ! « On voulait des mecs qui soient capables, même en état de fatigue (parce qu’il y en aura) de tenir la baraque, des mecs qui ont faim, habitués à descendre sur le terrain sous la pression et en capacité de tuer les sets et les matchs, ce qui nous a un peu fait défaut l’an passé », explique l’entraîneur cannois.

 

Boosté par la 6e place au printemps dernier, dynamisé par un recrutement costaud, Cannes a donc envie « de taper encore plus haut », dixit son coach. Depuis le début de la préparation le 10 août, Luc Marquet sent bien que tout le monde est au diapason. Après le traditionnel stage d’oxygénation à Valberg, avec biathlon, course d’orientation, accrobranche, beach-volley, basket et natation notamment, l’équipe est redescendue au niveau de la mer, mais l’enthousiasme est toujours là, à chaque séance ! « Il y a un gros boulot, une adhésion totale. Les mecs sentent bien que le club est fort, solide, et l’appétit vient en mangeant », sourit Luc, qui va maintenant peaufiner le collectif et élargir la palette du jeu. Pour être au rendez-vous dès le lancement de la saison.