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Tour de France des clubs : Saint-Nazaire

le 31/08/2020
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Saint-Nazaire frappe à la porte

 

Placé et ambitieux depuis trois saisons, finaliste en 2019, le SNVBA a changé sa colonne vertébrale passeur-pointu et ne fait aucun mystère de son objectif cette année : la montée en Ligue AM.

 

Il n’y a pas d’entourloupes, pas de tergiversations. Saint-Nazaire est dans la ligne et il n’en démordra pas. Le club de Loire-Atlantique, finaliste de Ligue BM en 2019, vaincu par Paris sur la dernière marche de l’accession, est en quête du Graal. Il a mis son chapeau et enroulé son fouet d’aventurier et il se lance à l’assaut, sans hésitation, droit devant. « Il y a clairement la volonté de passer la dernière étape », convient sans faux-semblant l’entraîneur du club nazairien, Gilles Gosselin. « La montée est l’objectif, on l’assume. On a construit une équipe, sur le papier, dans cette intention-là, qui doit être encore plus performante que la saison dernière. Ça nous donne de l’espoir et de l’ambition pour atteindre cet objectif final qui sera de gagner le championnat. Maintenant, on sait que la saison va être longue, particulière en raison du contexte et parce que la formule sportive est différente. »

 

Comme tant d’autres, Saint-Nazaire est sorti un peu cabossé de la saison précédente, stoppé net dans son élan, frustré forcément de ne pas avoir été au bout de l’histoire, alors qu’il occupait une confortable troisième place à deux journées de la fin de la saison régulière, et qu’il aurait aimé guerroyer en Play-Offs, histoire de voir combien de batailles il aurait gagnées. « On est sortis un peu frustrés de la saison dernière, mais à situation exceptionnelle fin exceptionnelle », raconte Gilles. « Certes, il y a la frustration de pas avoir pu défendre nos chances et être allé au bout des choses en Play-Offs, mais on a aussi vite basculé sur la suite. »

 

Surtout que le canevas a été prestement tracé au SNVBA, avec deux matrices, deux idées maîtresses dans l’esprit de la direction et du staff technique du club : reconduire la jeune garde française en étirant encore son champ d’action et ses prérogatives et l’entourer de cadors, de briscards de rompus, au talent et à l’expérience tatoués et avérés. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Saint-Nazaire a parfaitement rempli ce double office. Avec sept joueurs reconduits, dont une ribambelle de Français prometteurs, tels Malick Frederic, Thibaut Thoral et Maxime Hervoir, Saint-Nazaire a d’abord conforté son socle, avant de marquer fortement le coup avec le recrutement d’une doublette argentine de premier choix sur l’axe passeur-pointu, à savoir Jose Luis Gonzalez (« Pepe ») à l’attaque et Maximiliano Chirivino à la distribution. Du gros calibre assurément.

 

« Pepe » n’est plus à présenter. L’attaquant de 2,06 m connaît la musique du titre puisqu’il fut MVP et champion de Ligue BM avec Paris en 2019. Quant à Maximiliano, même s’il s’agit de sa première expérience en Europe à 30 ans, le garçon a connu les plus gros clubs argentins, la sélection nationale, et son atypisme et sa relative petite taille (1,79 m) devraient apporter un petit grain d’originalité et sa «grinta» au SNVBA. « On a conservé la grosse ossature de jeunes joueurs français à qui on avait donné des clés et des responsabilités et qui nous avaient donné satisfaction. Pour eux, c’est une saison charnière. Avec un an de plus, ils doivent passer un cap. Et on l’a associé cette année à des joueurs avec plus d’expérience, de l’ambition. Des joueurs qui doivent aussi nous apporter les garanties de vécu et cette capacité d’avoir déjà gagné un championnat », résume ainsi Gilles, qui a, en ce sens, également rapatrié sur les bords de la Loire le central et gros contreur estonien Henri Treial, champion de République Tchèque, et le jeune réceptionneur-attaquant brésilien, Wilian Doardo, gros potentiel et qui sort d’un excellent exercice au Brésil.

 

Car pour l’entraîneur nazairien, Jose Luis Gonzalez ne doit pas porter toute la charge à la rentrée, même s’il confesse qu’il sera sa carte chance. « Il ne faut pas résumer notre équipe à « Pepe » et attendre tout de lui, même s’il est clairement notre atout n°1. Sportivement évidemment, mais aussi dans toute la dimension psychologique, mentale. C’est un joueur encore en pleine possession de ses moyens, qui sait ce que c’est que de gagner un championnat », reconnaît le technicien nazairien. En tout cas, le SNVBA a, semble-t-il, trouvé le bon dosage. Et dans la ville, il continue d’avoir très bonne presse et l’entier soutien des partenaires, publics comme privés. « On a bien bossé pendant l’intersaison. On s’attache à tout mettre en œuvre pour que sanitairement on soit au clair. Et vis-à-vis de notre équilibre financier, on a vraiment la chance d’avoir un soutien sans faille des partenaires institutionnels ou privés, ce qui fait que malgré l’épisode Covid, on arrive à présenter un budget stable, sans mauvaise surprise, et ça c’est super important », admet Gilles. A fortiori quand l’objectif Ligue AM s’affiche désormais au fronton du club.