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Tour de France des clubs : Mougins

le 26/08/2020
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Deuxième chance pour Mougins

Repêché sur le fil, Mougins aura l’occasion de montrer sur le terrain qu’il mérite d’évoluer au plus haut niveau. Mais une fois encore, rien ne sera simple pour le petit poucet azuréen.

Promu en 2018, le MO Mougins VB ne doit son salut qu’à la crise du Covid-19 et l’arrêt prématuré du championnat. Condamné, ou presque, à la relégation à deux journées de la fin, le club des Alpes Maritimes a été repêché à l'intersaison. Un rendu logique sur le fond, puisque les filles de Marie Tari pouvaient encore croire à un improbable exploit : prendre six points en deux matchs à Mulhouse et contre Paris Saint-Cloud et coiffer Chamalières sur le poteau. « C’est là-dessus que s'est appuyé notre président pour défendre notre cas. Et sur le fond, il avait totalement raison. Avec l’incertitude du sport, rien ne dit que nous n’aurions pas pu inverser la tendance », relate Marie Tari.

Défaites, blessures, jour sans, absence de solution après avoir tout essayé, l’entraîneur mouginoise a vécu l’une de ses pires saisons au sein du club. Le maintien administratif fut donc une libération pour l’ensemble des composantes de Mougins. Sans que pour autant, elle n’en tire une grande fierté : « Je ne peux pas être fière d’une telle issue. En tout cas sportivement. Rien n’a été pour nous sur le terrain. C’est une saison sans réussite et sans plaisir. En revanche, cette décision a été une formidable nouvelle pour le club, les dirigeants, les joueuses et les sponsors. C’est juste une énorme chance que de pouvoir prouver que Mougins a sa place au plus haut niveau. »

 

Mettre les bouchées doubles

Avec son maintien tardif, construire un effectif ne fut pas une sinécure pour le MOM. Sans oublier un manque de moyens criant comparé aux grandes écuries comme Mulhouse, Cannes ou Le Cannet. Seules onze filles garniront les rangs de Mougins, rendant la mission plus ardue encore. Avec un « droit » à la blessure interdit ou presque. « Je compose avec les moyens du bord, mais je suis contente de notre recrutement. L’état d’esprit est excellent. Toutes les filles ou presque se sont engagées en sachant que nous pourrions évoluer en Elite. Mais cela ne les dérangeait pas. Quelle que soit la division, elles nous faisaient confiance. »

Autre paramètre compliqué, mais que Marie Tari connaît par cœur : la complexité de l’hébergement sur la Côte d’Azur durant la période estivale. Un problème plus difficile cette année encore avec la crise sanitaire. Au même titre que Cannes, Le Cannet ou Saint-Raphaël, trouver un logement pour les nouvelles arrivantes n’est pas une promenade de santé. Résultat, Mougins n’a pu reprendre qu’après le 15 août, pendant que les concurrentes avaient déjà une, deux ou trois semaine(s) dans les jambes. « Du coup, nous n’avons plus de temps à perdre », confie Marie Tari. « Alors que les autres démarrent avec du physique, nous devons conjuguer physique et technique en même temps pour combler le retard. À raison de cinq heures par jour. » Le risque de voir une joueuse se blesser et donc plus fort encore. Pour éviter toute mauvaise surprise, la coach scinde la semaine en deux avec une journée de récupération. Au menu : piscine ou mer pour régénérer les organismes. Les bouchées doubles seront mises aussi durant la période des matchs amicaux. Entre tournois et simples face à face, Mougins défiera Le Cannet, Saint-Raphaël, Cannes, Istres, Béziers, Chamalières….