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Tour de France des clubs : Paris

le 25/08/2020
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Paris regarde vers le haut

Promu la saison passée, le club de la Capitale doit forcément être rangé dans les favoris pour la couronne nationale. Ce serait le 10e titre pour les Parisiens, le dernier datant de 2016.


Comme l’ensemble des clubs, le Paris Volley a terminé l’exercice 2019-2020 sur une énorme frustration. Certes promu, le club de la Capitale regardait vers le haut du classement. 9e à un point de la 6e place avec deux matchs à jouer, les partenaires de Robin Overbeeke avaient le droit de rêver à la phase finale. Sans oublier la finale à 4 en Coupe de France de volley-ball.

« La frustration a été double. Tu ne peux pas finir une aventure sportive, mais aussi humaine. Les joueurs furent rapidement confinés et nous ne savions pas si nous pouvions les laisser partir ou pas. S'il fallait garder le groupe sous le coude ou pas. Au final, c’est une saison qui se termine sans adieux, ni bilan. C’est très particulier », explique Dorian Rougeyron. Durant trois mois, le technicien français s’est donc astreint à une rigueur à la maison, plutôt que dans les entrailles de Charpy. « On a essayé d’optimiser la reprise avec les joueurs. On a fait beaucoup de prévention pour responsabiliser le groupe. De mon côté, j’ai fait pas mal de visio-conférence avec d’autres coachs francophones. Nous avions un thème différent à chaque fois pour essayer d’avancer, d’anticiper sur le futur. »

Contraint et forcé de tirer un bilan, l’entraîneur parisien l’estime mitigé : « Dans l’ensemble, la saison est tout juste correcte avec un passage à vide en janvier (4 défaites de suite) et une place dans le Top 8 qui était possible. La Coupe de France nous tenait aussi à cœur avec un beau parcours de notre part à chaque fois face à des équipes sur une excellente dynamique au moment de les jouer. La demie face à Tours était un beau challenge ».

 

« À Paris, tu ne peux pas viser le maintien »

Pour éviter les frustrations de la saison passée avec notamment trois revers dans la cinquième manche décisive, Dorian Rougeyron a axé son recrutement sur des joueurs ayant une connaissance parfaite de la LAM. « Je trouvais qu’il était important d’avoir un effectif rompu à l’exercice du championnat de France. Ceux qui n’ont jamais joué chez nous, tu peux les prévenir autant que tu veux de la densité de la LAM, tant qu’ils ne sont pas mis en difficulté ou même battus chez le dernier ou l’avant dernier, ils ne comprennent pas. » Le technicien parisien s’est donc appuyé sur ses deux pointus (Touré et Overbeeke) et sur son réceptionneur-attaquant japonais Tatsuya Fukuzawa prêté pour la seconde année consécutive par le Panasonic Panthers Au poste de libéro, le club de la Capitale a réussi l’un des beaux coups du marché des transferts en enrôlant Benjamin Diez, 22 ans et futur grand espoir français. Dorian Rougeyron ne tarit d’ailleurs pas d’éloges à l’égard de ce dernier : « Il me fait une très très bonne impression depuis la reprise. Il est sérieux, travailleur, enthousiaste C’est une valeur sûre. ». Le retour de Guillermo Hernan, passé par Charpy en 2013-2015, dans le secteur de la passe sera aussi un atout de choix dans la manche de Dorian Rougeyron.

Au sortir d’une demi-saison, le Paris Volley démarrera la nouvelle avec des ambitions élevées, même si les dirigeants parisiens n’ont mis aucune pression sur les épaules de Dorian Rougeyron : « Il n’y a pas d’objectif précis, mais à Paris tu ne peux pas viser le maintien. Tu joues chaque match pour gagner, qui que ce soit en face. » Plus focalisé sur son équipe que sur les futurs adversaires, le technicien du Paris Volley cite néanmoins Sète, Narbonne, Tourcoing, Tours, Chaumont et Montpellier comme les formations semblant les mieux construites sur le papier. Pour ne pas prendre un faux départ, un premier match amical aura lieu le 28 août à Cambrai. Suivra ensuite une opposition face à Saint-Jean-d’Illac après une semaine de stage sur place. La montée en puissance se poursuivra avec des confrontations contre les Spacers de Toulouse, puis le Tours Volley-Ball. « Nous avons déjà perdu un peu de temps », explique t-il. « Nous avons repris le 3  août et quelques jours plus tard, tout le monde était reconfiné car nous avions un cas dans l’équipe. Il s’agit de ne plus en perdre. »