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Tour de France des clubs : Saint-Raphaël

le 11/08/2020
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Saint-Raphaël, philosophie et créativité

 

Pour sa deuxième saison à la tête du SRVVB, Alexis Farjaudon veut poursuivre le travail entamé, avec une base solide de joueuses françaises et le souhait de développer un jeu créatif.

 

A la première lecture, ça n’a rien d’ébouriffant, mais ça tient la route. Pour ses grands débuts à la tête d’une équipe LAF, Alexis Farjaudon a largement rempli l’objectif assigné. Neuvième à l’arrêt prématuré du championnat, Saint-Raphaël s’était assuré un maintien paisible à deux journées de la fin et les Varoises étaient même encore en course pour accrocher in extremis le Top 8 et une place en Play-Offs. L’ancien réceptionneur-attaquant de LAM, devenu coach titulaire à la vitesse de la lumière après une seule année passée à la droite de Giulio Bregoli, l’ancien maître italien de la maison raphaëloise, n’a certes pas tout ravagé, mais il a solidement posé les bases, écrit les premières lignes de la philosophie et du jeu qu’il souhaite désormais mettre en place. D’ailleurs, avec le recul, elle lui convient très bien cette saison une ! « Ça a été une année très enrichissante, cela m’a permis d’exposer toutes mes convictions. Les joueuses ont pleinement rempli leurs rôles, j’ai senti qu’elles adhéraient au projet. C’était très épanouissant, il y a eu de beaux moments, de belles émotions, d’autres un peu moins bonnes. L’arrêt a été un peu frustrant. On finit neuvième. Mais cette saison est un très bon souvenir», raconte le jeune coach varois.

 

Alexis a donc passé le premier tremplin. Et l’idée, forcément, est d’aller désormais un peu plus loin sur le deuxième saut. Alors que Saint-Raphaël avait bouleversé son effectif durant l’intersaison 2019, Alexis a cette fois voulu construire sur les fondations et les repères fraîchement ancrés au sol. Avec six joueuses conservées sur les onze que comptera l’effectif professionnel à la rentrée, Saint-Raphaël a gommé quelques inconnues dans l’équation. Et la trame est nette et précise : le SRVVB sera français, jeune et culotté la saison prochaine ! A la passe, Alexis a misé sur Margaux Bouzinac. Une bonne pioche à l’évidence. La jeune passeuse internationale sort d’une belle saison à Terville-Florange et elle a tout pour progresser encore. « Margaux voulait un autre challenge, cette saison peut lui permettre de grandir encore par rapport à l’équipe de France », estime le coach.

 

Avec la toute jeune espoir de 20 ans, Mahe Mauriat pour la seconder à ce poste, le tandem de meneuses de jeu a des airs d’insouciance et cela tombe bien. C’est parfaitement dans la ligne de vie prônée par Alexis. « On a une équipe atypique, physiquement pas très grande, avec 1,83 m de moyenne. Je ne veux pas un jeu stéréotypé, je veux de la créativité, je veux qu’elles jouent ! », s’emballe Alexis, qui a fait de la création et de la combativité ses crédos. « Pour ça, il faut une certaine base technique, tactique. Je les aide, je leur inculque cela, mais à un moment donné, ce sont elles qui sont sur le terrain. Je veux vraiment qu’elles développent une certaine créativité dans le jeu. Je ne leur en voudrais jamais de tenter quelque chose et de le manquer. Je les accompagne dans cette créativité, mais aussi cette combativité, ne jamais rien lâcher, avoir ce tempérament de guerrière, ce que j’ai vu en fin de saison : des guerrières, un peu moins des chatons », exprime le technicien, qui a copieusement « fait son marché » dans le vivier des jeunes Françaises, recrutant également la centrale en provenance de Charleroi, Clémence Garcia (22 ans), une réceptionneuse-attaquante vue à Paris Saint-Cloud l’an passé, Fantine Gatard (21 ans) et la jeune libéro de Chamalières, Anne-Laure Margirier (24 ans). La centrale néerlandaise, Lynn Blenckers, est la seule joueuse étrangère à venir étoffer l’effectif.

 

Parfaitement installé dans son projet, Alexis n’escompte pas tout casser pour autant. Les moyens financiers sont limités et le Saint-Raphaël 2020-2021 n’a pas les mêmes armes que celui qui devenait champion en 2016. Mais Alexis avance, avec méthode et enthousiasme. Pour la rentrée, il aura à ses côtés un adjoint supplémentaire, pour le soulager et enrichir la discussion technique. « Je passe à deux adjoints, avec Grégoire Besse qui sera mon premier adjoint volley et en charge des statistiques et avec Florent Fay qui me soulagera pour l’entraînement, pour toucher le ballon, ce qui me permettra d’être plus dans l’analyse », avance le technicien varois, qui regardera d’abord la ligne de flottaison, le maintien, avant d’envisager autre chose. « C’est difficile de se projeter dans ce nouveau championnat à 15 », estime Alexis, qui lançait ce mardi le premier jour de la préparation collective du SRVVB.