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Tour de France des clubs : Martigues

le 06/08/2020
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Martigues, l’ère nouvelle

 

Derrière un exercice 2019-2020 correct sans plus, Martigues a lancé quelques grandes manœuvres en vue de la prochaine saison, notamment un rajeunissement de son effectif pour un travail en profondeur et à long terme.

 

Pour tous, la saison 2019-2020 ne laissera pas de toute façon un souvenir impérissable. Personne n’est allé au bout des choses, et pour cause. Et dans le contexte actuel, l’évocation d’un grand bonheur ou d’un petit malheur sportif apparaît bien secondaire. Pour Martigues, la saison passée ne mérite donc pas nécessairement qu’on s’y attarde longuement. Septième, avec un bilan sportif à l’équilibre (8-8) au moment de l’arrêt du championnat, le Martigues Volley aurait espéré un peu mieux sans doute, mais il n’avait pas non plus, finalement, les moyens d’aller voir beaucoup plus haut. « On espérait sans doute un peu mieux, mais pas beaucoup plus. On n’avait pas l’intention ni les moyens de rattraper les deux, trois premiers. Il n’y avait pas de possibilité d’accéder à la Ligue AM, pas de descente non plus. La saison était assez difficile », résume ainsi, sommairement, le président du club martégal, Michel Mellot.

 

Inutile donc d’échafauder de grands plans et de tirer mille enseignements de l’exercice 2019-2020. En revanche, Martigues a mis le doigt sur un seul point et il est allé clairement en ce sens sur cette intersaison : l’heure est venue d’ouvrir une ère nouvelle. Habituellement stable et peu enclin à bouger fortement les lignes et les hommes, Martigues a cette fois bouleversé ses principes et changé la moitié de l’équipe ! Avec une directive principale à suivre : le rajeunissement de l’équipe. Il y a donc du sang frais, de la taille et de l’audace dans l’effectif de la « Venise provençale ». Un réceptionneur bosnien de 22 ans, Marko Milovanovic, un central français de 24 ans, Sébastien Roatta, un deuxième passeur portugais de 24 ans, Francisco Pombeiro et l’arrivée du central portugais de 29 ans, Gerson Gomes Soares Pereira, tandis que le jeune Kevin François (21 ans) est conservé. « Rajeunir l’équipe, c’était une volonté. On ne pouvait pas continuer éternellement avec les anciens qui nous ont rendu tant de services. Quand le club a été rétrogradé en N1, ils sont restés et on a voulu leur renvoyer l’ascenseur. Mais aujourd’hui, c’est un autre cycle, avec des nouveaux joueurs, de la jeunesse, c’était nécessaire. On va essayer de préparer les années à venir », développe encore le président du club.

 

Pour autant, si la jeunesse va monter au front, si Martigues va revoir ses plans et travailler sur du plus long terme désormais, le club a posé quelques balises à tous les coins du terrain. Le retour à Martigues de Raphaël Attié (réceptionneur-attaquant), les maintiens de Jérémy Slih (libéro) et Maxime Mourier (passeur) sont autant de socles posés, indispensables à l’équilibre collectif et au bagage en vue de la saison qui arrive. « Ce sont trois joueurs de qualité et d’expérience, trois joueurs importants, la base de l’équipe », admet Michel Mellot, embarqué dans le navire martégal depuis… 1974 et à la barre du club depuis 1987 !

 

Du haut de son vécu, le président martégal a donc appris à être prudent. Avant le retour au jeu, après plus de six mois sans compétition, il est d’abord heureux que le volley reprenne et satisfait aussi de constater qu’il est toujours en bonne place à Martigues. Avec un budget quasiment inchangé, d’un peu plus de 700 000 euros, le Martigues Volley ne déplore aucun souci financier et reste bien soutenu par la mairie et le département. Quant aux ambitions pour la saison qui s’ouvre, dans un format différent, à neuf équipes et une seule non qualifiée pour la deuxième phase du championnat (deux poules de quatre avant demi-finales et finale), Martigues n’a qu’une visée : entrer dans les huit premiers. « Après on verra, tout est possible », glisse sagement l’homme de la maison.