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Tour de France des clubs : Paris St-Cloud

le 04/08/2020
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Paris Saint-Cloud, le renouveau, pas l’inconnu

 

Avec neuf nouvelles joueuses, Paris Saint-Cloud rebat presque totalement les cartes après une dernière saison délicate, mais il ne se lance pas pour autant dans l’inconnu, avec un recrutement ambitieux, un mixte de jeunesse et d’expérience et deux ex-Mariannes, Nina Stojilkovic et Monika Salkute, qui connaissent déjà la maison.

 

Nikola Borcic n’a pas le profil du coach qui s’enflamme à la première braise. La saison dernière, le coach serbe a découvert les finesses et les particularités du volley féminin. Une première expérience de laquelle il n’a sans doute pas encore tiré toute la substantifique moelle, mais qui l’aura mis sur le chemin et lui aura fourni aussi quelques précieux indices. Il faut dire que son adjoint lui aura été un compagnon providentiel tout au long de cette exploration. Lara n’est autre que sa femme, sa partenaire à la ville comme sur le terrain, mais aussi une ancienne joueuse professionnelle de volley. Cela aide à écrire les premières lignes forcément. « C’était ma première expérience avec une équipe féminine. Le volley reste le volley bien sûr, mais il y a des dynamiques d’entraînement différentes, auxquelles il faut faire attention. Il a fallu aussi un peu de temps pour transmettre notre philosophie aux joueuses. Dans le travail quotidien, j’ai aussi eu le sentiment que les filles préfèrent être très cadrées. Chez les garçons, il y a peut-être plus de créativité. C’est mon impression », raconte Nikola.

 

En tout cas, ses premiers pas avec Les Mariannes n’ont pas toujours été simples. Avec un budget serré à la ceinture, le SF Paris Saint-Cloud a tenté de faire pour le mieux. Pas gâté non plus par des blessures traînantes sur des joueuses majeures, Nikola a souvent dû écoper, s’adapter, bricoler. « Il y a eu pas mal de changements pendant la saison. Au mois de janvier, j’avais quatre nouvelles joueuses sur le terrain ! Cela a été difficile à gérer », confesse l’entraîneur serbe. Un temps au bord du précipice et de la relégation, Les Mariannes, pourtant, se sont accrochées, allant chercher de jolis succès en fin de saison pour chasser la grosse frayeur.

 

C’est sur ce terrain fertile, cet état d’esprit frondeur et conquérant que Nikola veut maintenant ensemencer. Mais il a dû changer l’effectif quasiment du tout au tout. Seules les jeunes Auriane Biemel (libéro) et Nicole Szyba (centrale) ont été reconduites. Pour le reste, c’est du neuf, du nouveau. Mais Paris ne saute pas dans le vide, dans l’inconnu pour autant. Le recrutement a été pensé, équilibré, mixé entre l’énergie de la jeunesse et le socle de l’expérience, avec notamment quelques belles pioches. Parmi les visages tout nouveaux, tout beaux, l’arrivée de la passeuse espagnole, Maria-José Corral (dont le compagnon Guillermo Hernan évoluera cette saison à Paris) est a priori un gage de stabilité. Quant au leader de l’équipe, il est déjà tout désigné avec un renfort d’envergure, en l’occurrence la réceptionneuse-attaquante internationale et capitaine de la sélection canadienne, Kyla Richey. Pour Paris, c’est une pointure inespérée. Kyla a vu du pays, mais avec son mari volleyeur, Rudy Verhoeff, ils n’avaient plus qu’un objectif en tête : jouer dans la même ville. Ce sera à Paris. Kyla avec Les Mariannes et Rudy sous le maillot du Plessis Robinson. « On a bien travaillé avec Le Plessis pour les faire venir. Kyla est une fille qui a beaucoup d’expérience et sur qui on compte beaucoup. Cela faisait plusieurs années qu’ils souhaitaient jouer ensemble », raconte Nikola, ravi d’avoir pu saisir l’aubaine.

 

Mais Paris a aussi posé d’autres jalons intéressants, en rappelant au bercail des filles « de la maison ». Ainsi, après une saison riche à Maribor et l’expérience de la Ligue des champions, la passeuse de l’équipe de France, Nina Stojilkovic revient à Paris, en terrain balisé et avec un jeu renforcé. De même, le retour de la réceptionneuse-attaquante lituanienne Monika Salkute, qui évoluait au Pays d'Aix Venelles la saison passée, est un joli coup et un soutien offensif précieux pour la toute jeune pointue néerlandaise des Mariannes, Paula Boonstra. Dans la constitution de son équipe, et avec les moyens qui lui étaient alloués, Nikola a eu ce souci d’équilibre, entre découverte et vécu. Mais cela ne présage de rien, avant une saison au long cours à quinze équipes et sans Play-Offs cette année, qu’il entrevoit déjà difficile. N’empêche, il semble souffler sur Paris Saint-Cloud comme un vent de renouveau et d’ambition. « Vu la situation, on n’a pas vraiment discuté des objectifs. Je pense que la saison sera compliquée. Il faut aller doucement. On verra, on ne sait pas trop comment ça va fonctionner. On a terminé au bas de tableau l’an dernier, on va partir du principe que c’est notre place, en essayant de montrer nos qualités à chaque match », glisse le technicien serbe, qui entamera la préparation le 10 août prochain.