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Tour de France des clubs : Terville Florange

le 31/07/2020
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Le TFOC prend de l’expérience

 

Promu et auteur d’une saison 2019-2020 réussie, malgré une fin d’exercice plus délicate, Terville Florange a opté pour un recrutement un peu plus expérimenté cette année et continuera de prôner l’état d’esprit et la combativité comme valeurs fondamentales.

 

C’était une grande découverte, un vaste champ d’exploration. Pour le jeune coach du TFOC, Romain Pitou, la LAF avait ses monstres sacrés, ses terres emblématiques, ses figures tutélaires. Mais pour sa première année à la tête d’une équipe au plus haut niveau, le jeune technicien mosellan ne s’est pas fait croquer, loin de là. A l’arrivée, le bilan est plus que décent, avec sept succès en vingt-quatre matchs et une 10e place, bien loin des fourches de la relégation. Bref, un exercice sans grande frayeur et des premiers jalons joliment posés par l’entraîneur novice, qui a replacé à l’automne dernier Terville Florange sur la carte LAF, pour sa troisième saison à la tête de l’équipe mosellane. « Le bilan est forcément satisfaisant, parce qu’on a rempli l’objectif du maintien pour le club au plus petit budget et avec l’entraîneur qui a le moins d’expérience », résume ainsi Romain.

 

Et encore, l’histoire aurait pu être plus belle si le TFOC n’avait pas levé la garde à partir de la mi-janvier. Avant cela, il était même bluffant ! Jamais dans le Top 8, mais souvent en lisière, barré la plupart du temps par Saint-Raphaël qui l’empêchait de monter sur le plot. Mais Terville était là, dans la course et vaillant. Seulement, l’hiver allait être rude et, jusqu’à l’arrêt des compétitions pour cause de nouveau coronavirus, les filles de Romain allaient baisser de pied, enchaînant huit défaites consécutives à partir du 25 janvier. Parmi les raisons du déclin, l’usure physique et mentale légitime du quatuor majeur, qui porta l’équipe toute l’année, Eliise Hollas, une centrale estonienne reformatée à la passe et qui sauva les meubles, Courtney Schwan, la patronne américaine de la réception mosellane, Mariam Sidibé, l’inamovible capitaine et Polina Pitou, réceptionneuse-attaquante indispensable, dans la maison depuis onze saisons.

 

Car derrière, certains paris furent perdants. « Il y a eu des erreurs de casting sur trois joueuses », confesse le coach. N’empêche, dans sa globalité, la saison est aboutie et c’est sur cette base et les précieux enseignements tirés d’un premier exercice LAF le long de sa ligne de touche que Romain veut enchaîner. « Même si à partir de la mi-janvier, on ne gagne plus, s’il y a des matchs catastrophiques face au Cannet, face à Mulhouse, face à Mougins, il y a aussi des super matchs comme à Béziers ou contre Vandoeuvre Nancy », tempère ainsi l’entraîneur du TFOC.

 

Pour gagner en constance et en justesse et épauler le trio restant (Sidibe, Pitou, Schwan), Terville a mis un peu plus d’expérience et de maturité dans son effectif. A la pointe, c’est la « voisine » de Vandoeuvre Nancy, l’Américaine Taylor Mims, qui s’y colle. « Elle connaît le truc », résume Romain. A la passe, idem, l’Américaine Mita Uiato débarque de Suisse avec quelques bagages, quand, ces dernières années, le poste était plutôt confié à de jeunes joueuses. Au poste 4, la réflexion est la même, avec l’arrivée de l’expérimentée Ukrainienne, Olena Lymareva-Flink. Tout ce renfort d’expérience doit stabiliser le fond de jeu du TFOC, sans dénaturer l’identité et l’esprit de l’équipe mosellane depuis plusieurs saisons. « Les axes sont un peu les mêmes qu’avant. On va rester sur des valeurs de combativité, en cherchant à être assez fort sur le bloc-défense, des choses que j’apprécie beaucoup. L’attaque, c’est important, mais chez les filles, service et bloc-défense, c’est le plus important. Combativité sur tout ce qui est défense, agressivité sur le bloc, j’espère qu’avec cela, on fera une bonne saison », glisse le coach dans un sourire, avant de réunir ses troupes le 10 août prochain pour le lancement de la préparation.