Billetterie

Un aventurier sur l’île de beauté

le 21/07/2020
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Le réceptionneur-attaquant international Guillaume Quesque retrouvera la LAM avec Ajaccio, après huit saisons passées à l’étranger. Une tranche de vie épanouissante et enrichissante pour le Parisien, prêt à relever un autre défi.

 

Le sac n’est jamais loin de la porte d’entrée. Mais après huit saisons à s’aventurer à travers le monde, à se bâtir une jolie carrière, loin des balises ordinaires, à grands coups d’audace et en langues étrangères, le réceptionnaire-attaquant international, Guillaume Quesque, est de retour en terre française. Lui que l’on n’avait plus vu en LAM depuis son passage, en première jeunesse, à Montpellier (2010-2012), a donc décidé de refermer la parenthèse, après huit saisons de globe-trotter, qui l’auront nourri comme joueur et comme homme et desquels ils rentrent avec une malle pleine de souvenirs.

 

Si aujourd’hui, l’exil est une chance pour les meilleurs jeunes joueurs français, à l’époque, il fallait une sacrée dose de courage et d’envie pour tenter de se frayer un chemin dans les meilleurs championnats européens. Mais pour Guillaume, c’était écrit ainsi, très tôt. « A partir du moment où j’ai commencé à faire du volley-ball mon métier, j’ai eu cette volonté de faire une carrière à l’étranger », concède celui qui entamera son tour du Monde par une destination cinq étoiles, en Italie, à Modène. « Le championnat italien était celui qui me faisait rêver quand j’étais plus jeune. C’est de là qu’a commencé mon aventure à l’étranger », raconte-t-il.

 

Tout juste diplômé de Sup de Co, Montpellier, Guillaume va mettre les voiles illico. Italie, Russie, Pologne, Turquie, Qatar : le réceptionneur-attaquant se taille des souvenirs gros comme ça et un profil de joueur complet, solide en réception et capable de faire de belles différences en attaque aussi. A l’époque pourtant, il sait qu’il s’engage un peu en terres inconnues. « C’était une prise de risque. De ma génération, j’étais le premier à partir en fait. Avant moi, très peu y étaient allés. il y a eu Guillaume Samica, Pierre Pujol… Mais ce n’était pas comme maintenant », admet Guillaume, qui prolonge l’expérience jusqu’à jouer une année au Qatar la saison passée.

 

En marge du volley, Guillaume s’épanouit en tant qu’homme et assouvit même sa passion pour les avions, dans lesquels il monte et descend tout au long de sa carrière. « Mon vrai rêve de gosse en fait, c’était d’être pilote de ligne. J’ai plus rêvé d’être pilote que sportif professionnel. Les choses ont fait que le volley a marché, mais j’ai toujours eu ce penchant pour le voyage, bouger beaucoup, découvrir des cultures étrangères. Les expériences que j’ai enchaînées n’ont pas toutes été bonnes mais j’ai réussi à tirer à chaque fois le positif de chacune d’elles », confesse Guillaume, dont la compagne est Polonaise.

 

Que ce fut la ferveur pour le volley à Modène et la fièvre au Palapanini, surnommé «Le Temple», l’amour du peuple pour ce sport en Pologne ou bien encore les deux titres gagnés avec Fenerbahçe Istanbul (Coupe et Supercoupe), Guillaume a vécu chaque instant avec un plaisir intense et ce sentiment de grandir en permanence. Même l’an passé au Qatar, dans un championnat pourtant plus anonyme. « C’est un championnat un peu particulier car tout se passe à Doha et les matchs se jouent tous dans la même salle de la Fédération nationale qatari. Mais c’était aussi une expérience intéressante dans un endroit un peu exotique », dit-il.

 

Sans doute que cette longue absence lui a coûté quelques sélections et émotions en équipe de France, lui qui remporta la Ligue Mondiale avec les Bleus en 2017, et qui était le capitaine de route des -19 et -21 ans, la génération Toniutti, Ngapeth, championne d’Europe en 2007 et 2008. « Peut-être que j’aurais pu et dû être suivi un peu plus, à des moments de ma carrière où je jouais vraiment bien et où c’est peut-être passé inaperçu », concède-t-il. Mais il ne veut pas s’appesantir. Aujourd’hui, l’histoire est ailleurs. Sur l’île de beauté, à Ajaccio désormais, où Guillaume va débarquer avec ses nombreux bagages et toute son expérience. « C’était une volonté de revenir en France », admet le Parisien. De plus, le projet ajaccien semble coller parfaitement aux aspirations du réceptionneur globe-trotter. « Encadrer les jeunes, partager mon expérience, transmettre, aider Fred (Ferrandez, le coach) dans la formation des jeunes joueurs français, c’est un projet qui me convient », explique Guillaume, qui devrait poser un pied sur sa nouvelle île dans le courant du mois d’août, pour attaquer la préparation avec le Gazélec. Mais avant cela, il profite encore de quelques jours de vacances à Pornichet !