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Kyla et Rudy, à la vie comme à la scène

le 26/06/2020
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Les Canadiens, Kyla Richey et Rudy Verhoeff, unis dans la vie, évolueront tous deux dans les championnats français à la rentrée prochaine, respectivement en LAF au Stade Français Paris Saint-Cloud, et en LBM au Plessis Robinson. Une saison qu’ils ont hâte de partager ensemble.

 

C’était leur grande idée, leur bel horizon. Depuis plusieurs années déjà, Kyla Richey et Rudy Verhoeff étudiaient le terrain. Un œil sur la mappemonde, l’autre sur le contrat, les deux volleyeurs canadiens, piliers tous d’eux de leur sélection nationale, rêvaient secrètement d’aligner les planètes, de réunir enfin leur vie personnelle et leurs destins professionnels. Vivre une saison ensemble, au plus près l’un de l’autre, cela semble, de prime abord, un souhait naturel, pas vraiment original. Mais quand on est tous deux sportifs de haut niveau et que l’on mène carrière, au gré des vents et des challenges, des engagements et des continents, l’équation, soudain, devient sacrément plus complexe.

 

Car ils en ont fait du chemin ces Canadiens de Vancouver, en Colombie-Britannique, où ils demeurent actuellement, en sécurité, en attendant qu’en France, la crise sanitaire s’éloigne encore un peu plus. Ils ont parcouru le monde, en long, en large et en travers… mais toujours séparément. Kyla (30 ans, 1,88 m), réceptionneuse-attaquante, a une expérience longue comme un parchemin. Italie, Turquie, Allemagne, Pologne, Grèce, Azerbaïdjan, Indonésie, Pérou, Porto Rico, elle a traversé toutes les mers, mais jamais avec son mari. Lui (31 ans, 2,00 m), n’est pas un sédentaire non plus. La saison dernière, il fut sacré… champion d’Inde, avec son équipe des Spartans de Chennai !

 

Dans ce vaste tableau, il leur restait une chose à réaliser, un souhait à concrétiser : se retrouver à la vie comme à la scène, unis dans une même danse. Ce sera donc le cas à la rentrée prochaine, en France, à Paris, pour la première fois de leur carrière. « Cela fait des années que l’on joue loin l’un de l’autre, on voulait trouver un endroit où l’on soit ensemble. Quand l’opportunité s’est présentée, quasiment au même moment d’ailleurs, de Paris Saint-Cloud pour Kyla et Le Plessis Robinson pour moi, on n’a pas hésité, c’est quelque chose d’assez unique », convient Rudy. Pour sa femme, l’émotion est réelle. « C’est un moment important de notre vie et de notre carrière », convient la réceptionneuse-attaquante du SF Paris. « On s’est mariés il y a trois ans, les choses ont changé. On a continué à jouer séparément après le mariage, mais on avait vraiment envie de vivre cette expérience ensemble. A ce moment de notre carrière, c’était un véritable objectif. On avait déjà essayé de le concrétiser en Grèce (2016-2017), mais au dernier moment, ça ne s’était pas fait pour Rudy et j’étais partie toute seule. »

 

Mais le couple ne vient pas seulement pour badauder dans les rues de Paris. Tous deux ont encore faim de challenges. Pour Rudy, c’est un joli retour en France, lui qui évolua deux saisons en LAM, à Chaumont puis Ajaccio, entre 2013 et 2015. A l’époque, il jouait central. Désormais, Rudy est un attaquant de pointe qui a fait ses gammes à ce nouveau poste depuis cinq saisons. « J’ai d’excellents souvenirs de mon passage en France », dit-il. « Chaque match état une bataille, il y avait tellement de détermination pour aller en Play-Offs. C’est excitant ça et c’est un volley qui est bien pensé, où il est très dur de marquer des points. C’était en LAM, mais je sais que le niveau de LBM est très bon aussi. Au Plessis Robinson, je sais que je suis attendu, mais c’est motivant de jouer avec la pression. Je veux vite trouver ma place et apporter le maximum à l’équipe. » Pour Kyla, la donne est à peu près la même. La Canadienne est une recrue phare. « On connaît ces contextes-là. Je veux apporter toute mon expérience et aider les jeunes joueuses de l’équipe, être une leader pour l’équipe », assume la réceptionneuse-attaquante, qui compte presque 150 sélections en équipe nationale. « Je n’ai jamais joué en France, je vais découvrir un nouveau championnat. Mais c’est ce qui me plaît aussi. J’espère qu’on ira dans la bonne direction. »

 

Kyla et Rudy devraient arriver en France début septembre, pour lancer la préparation avec leur équipe respective. Pour Rudy, les samedis soirs en LBM vont un peu le changer de ceux qu’il a vécus en Inde la saison dernière, où le volley professionnel s’éveille à peine et se veut être un véritable show. « C’était la première saison de la Ligue, je n’avais jamais connu ça, même aux Jeux Olympiques (2016) ! », s’extasie le pointu canadien. « C’est du divertissement permanent pour les fans. Ils ont même modifié un peu certaines règles ! Par exemple, un ace vaut deux points si personne ne touche le ballon et les matchs se jouent toujours en cinq sets. » A Paris, comme au Plessis Robinson, Kyla et Rudy feront le bonheur des spectateurs franciliens et seront ensemble pour vivre cela. Et c’est bien ce qui leur importe.