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« J’aime bien les défis »

le 19/06/2020
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Aziliz Divoux retrouvera la LAF la saison prochaine avec beaucoup de plaisir. La passeuse franco-belge de 25 ans, passée par Paris Saint-Cloud deux saisons, puis Mulhouse, distribuera le jeu des Nordistes de Marcq-en-Barœul à la rentrée, après avoir bien évolué dans son jeu durant deux saisons en Allemagne, à Aix-la-Chapelle.

 

Aziliz, qu’est-ce qui a motivé votre retour dans le championnat de LAF, après deux saisons en Allemagne ?

J’ai des bons souvenirs de France, à Mulhouse, à Paris, c’était vraiment bien. Je parle la langue, j’aime bien le championnat, c’est toujours un combat ! La compétition est assez équilibrée. Et puis cette expérience de deux ans en Allemagne m’a vraiment apporté, j’ai beaucoup appris et j’espère pouvoir montrer cela en France.

 

Précisément, que vous ont apporté ces deux saisons en Bundesliga, à Aix-la-Chapelle ?

En tant que passeuse, la grande différence avec la France, c’est l’aspect technique. En Allemagne, il y a beaucoup plus d’entraînements techniques alors qu’en France, on est beaucoup plus sur le physique. J’avais un très bon physique parce que j’avais beaucoup travaillé sur ce point en France, mais techniquement, j’ai beaucoup développé mon jeu de passeuse sur ces deux années en Allemagne. J’ai vu beaucoup de passeuses avec une bonne technique et moi, au départ, je n’ai pas le naturel d’être une passeuse, vu qu’avant j’étais attaquante. J’ai développé beaucoup mes mains, j’ai beaucoup travaillé pour devenir une passeuse plus «naturelle», on va dire. Et ces deux années en Allemagne, sur ce plan technique, m’ont bien fait progresser.

 

Marcq-en-Barœul va donc être ravi de récupérer une passeuse complète à la rentrée prochaine alors !

Je l’espère oui ! Après cinq mois sans compétitions, je ne sais pas comment cela va se passer. On verra. En tout cas, je suis contente car c’est la première fois, en France, que je viens comme première passeuse. A Paris, la première année, c’était ma première expérience à l’étranger, et la passeuse titulaire était Laurianne Delabarre. La saison d’après, j’étais titulaire. Et à Mulhouse ensuite, c’était du 50-50, il y avait beaucoup de compétitions, beaucoup de concurrence, ce qui n’est jamais facile à gérer, surtout quand on est jeune. Là, je ne veux surtout pas être irrespectueuse envers ma collègue, mais je sens que le club de Marcq a fait beaucoup d’efforts pour que je vienne et ça me fait du bien.

 

Quels sont justement les objectifs de Marcq-en-Barœul pour la saison prochaine ? Avez-vous pu en parler avec l’entraîneur, Thibaut Gosselin ?

Le plus gros objectif, c’est d’atteindre la Coupe d’Europe dans les deux saisons qui viennent. C’est pour cela que j’ai un contrat de deux ans (1 + 1), pour pouvoir vraiment travailler dur et atteindre cet objectif.

 

Après Mulhouse, où vous étiez dans une grosse écurie, le contexte à Marcq-en-Barœul sera un peu différent, non ?

J’aime bien cela. A Mulhouse, on avait toujours le rôle de favori, les filles étaient championnes l’année d’avant, c’était normal. Marcq, c’est différent, mais l’équipe reste quand même sur deux très bonnes saisons et les attentes sont un peu plus hautes. J’aime bien les défis, j’aime bien le fait que l’on veut gagner aussi.

 

Comment avez-vous vécu cette période d’arrêt des compétitions dans cette situation très particulière ?

J’ai essayé de garder la forme, j’ai fait de la course, j’ai aussi reçu un petit programme de renforcement physique de Marcq-en-Barœul. Et puis, à côté du volley, je suis étudiante aussi. Je fais des études de communication-marketing à distance et j’ai eu beaucoup de travail pour l’école. J’ai profité de cette période pour en faire un peu plus pour mes études. J’ai terminé vendredi mon dernier examen pour ma deuxième année. Il me reste encore une année derrière, un stage et un rapport de stage. Cette année, ce ne sera pas évident de tout faire, mais l’avantage c’est que c’est très flexible, je peux choisir quand je passe mes examens.  

 

Vous aviez entamé des démarches pour pouvoir, un jour, jouer pour l’équipe de France. Cela n’a pas abouti. Continuerez-vous à jouer pour la sélection belge en revanche ?

Non, je ne vais pas jouer pour l’équipe nationale belge. J’ai tout fait, de tout cœur, pour venir en France. Ça m’a cassé. J’ai pris la décision de me distancier de cela et je me concentre maintenant sur mes études, sur l’après aussi et sur ma vie en club. Pour moi, il n’y aura pas d’équipe nationale et aujourd’hui, ça me va. Ça m’a pris un peu de temps, ça m’a fait mal, mais aujourd’hui, ça me va.