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Le Pays d’Aix Venelles tourne la page

le 02/06/2020
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Avec le départ de Félix André, entraîneur et acteur majeur du développement du PAVVB depuis six ans, le club provençal tourne une page importante de son histoire. Mais il entend bien poursuivre son ascension et s’inviter régulièrement dans le dernier carré de la LAF, sous la conduite technique désormais de l’Italien, Alessandro Orefice.

 

C’est une date inscrite à l’encre indélébile. Depuis six ans, et la saison 2014-2015, Félix André était là, corps et âme. Lié au Pays d’Aix Venelles dans un joli raccourci, lui qui était d’abord arrivé pour être assistant coach et qui fut propulsé coach titulaire, quand le n°1 fit soudainement défection ! Il y a mis tout son cœur et un temps infini, s’appliquant à bâtir des équipes où la personnalité, le caractère et l’esprit de combat de ses ReBelles comptaient tout autant à ses yeux que la justesse technique. Pas à pas, Félix a nourri, renforcé l’ambition du PAVVB. En osmose avec le staff dirigeant du club, il a ancré solidement le Pays d’Aix Venelles dans le Top 8. Doucement, Venelles a grappillé, tentant d’accrocher le sillage des cadors du volley féminin français, Cannes, Mulhouse, Nantes, Le Cannet, aux moyens bien plus épais. Apparu pour la première fois en LAF en 2006, le PAVVB a disputé ses premiers Play-Offs en 2014. Depuis, les Provençales sont toujours restées fidèles à ce grand rendez-vous.

 

Félix aurait aimé voir plus haut. La demi-finale de Play-Offs perdue face à Cannes en 2015, puis le sacre historique en Coupe de France 2017 face à Béziers en finale, le passage en CEV Cup l’année suivante, lui avaient donné de grandes idées. Mais le chemin s’arrête là. Il y a de la déception forcément, mais aucune rancœur. « J’arrivais en fin de contrat. C’est leur choix », exprime calmement le papa d’une petite Louna (9 mois), dont il a pris grand soin durant toute cette période si particulière liée à la situation sanitaire. « Je pense qu’il y avait encore beaucoup de choses à construire. J’ai participé à l’évolution de ce club, qui est devenu une place assez stable et forte de la LAF. Je n’ai pas de rancœur, pas d’animosité. Je suis un peu déçu, car c’est un endroit où je me suis épanoui. Je ne garderai que du positif de cette étape-là. Même si finir de cette façon, c’est un peu brutal », convient le technicien, au regard d’une saison sans fin, alors que le Pays d’Aix Venelles luttait pour accrocher les Play-Offs, et qu’il ne sera plus à la tête de l’équipe, qualifiée pour le Final Four de la Coupe de France, finalement reporté à l’automne, en amont de la prochaine saison.

 

Mais c’est ainsi. Les entraîneurs ne sont que de passage dans la vie des clubs. Mais le PAVVB sait combien il doit à Félix André, même s’il considère aujourd’hui qu’il doit continuer à grandir sans lui. « Ce fut six années très riches avec Félix, qui est un gros travailleur. Six ans, dans ce métier-là, c’est une étape lourde. Il y a forcément un peu d’usure, de routine, d’habitude. On a senti, depuis la fin de saison dernière, qu’il allait falloir imaginer tourner une page, relancer une autre dynamique, sans dénigrer ce qu’il a fait, car il a fait beaucoup », exprime avec respect le président du PAVVB, Bernard Soulas.

 

Pour succéder à Félix André et continuer à regarder devant, Pays d’Aix Venelles a, une nouvelle fois, appelé un novice au poste de coach titulaire, en l’occurrence l’Italien Alessandro Orefice, qui officiait depuis trois saisons comme entraîneur adjoint au RC Cannes. Avec une formation de préparateur physique et son vécu cannois, Alessandro a pas mal d’atouts en mains. « Il nous a séduits par son envie de sauter le pas et rassurés par l’expérience qu’il a pu emmagasiner à Cannes. D’ailleurs, les retours que l’on a eus des joueuses de Cannes ont été très positifs », raconte le président du Pays d’Aix Venelles. Signé pour deux saisons, Alessandro s’inscrit dans un projet ambitieux, coordonné notamment par le nouveau Manager Général du club, Alexandre Hubner. Autour d’un savant mélange entre la jeunesse et les racines, symbolisées notamment par le retour à la maison de la jeune pointue de l’IFVB Amélie Rotar, et la force de l’expérience, avec l’arrivée de la centrale rompue à tous les combats, Myriam Kloster, le Pays d’Aix Venelles veut encore franchir un cap. L’objectif est assez clair : le PAVVB vise le Top 4 dans les deux, trois ans. « On est en Play-Offs régulièrement, on aimerait s’inviter en demi-finales maintenant. Ce qui marque un peu en termes médiatique, de notoriété, c’est le carré final », convient Bernard Soulas. « Quand on est arrivé en demi-finale, il s’est passé quelque chose. On aimerait arriver à retrouver cela. »