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Le VNVB a bien grandi

le 15/05/2020
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Auteur d’une saison régulière très solide, laquelle lui avait assuré une place en Play-Offs avant l’arrêt de la saison, le VNVB a incontestablement franchi un palier cette saison. Mais l’effectif a été largement remodelé et il faudra donc reconstruire pour confirmer.

 

Il y a comme une frustration en creux, une pointe de déception nichée au cœur d’une saison aboutie et bien tracée. La plus réussie sans doute du VNVB en Ligue AF. Sixième à deux journées du terme de l’exercice régulier, Vandoeuvre Nancy a suivi son chemin tout au long d’une saison où sa constance, sa discipline de jeu, son enthousiasme ont forcé le respect de ses adversaires et l’ont fait entrer, clairement, dans les équipes à surveiller de près. Mais la crise sanitaire mondiale a stoppé net son élan, privant les Lorraines d’une participation historique aux Play-Offs, qui auraient été les premiers dans l’histoire du VNVB en LAF. « C’est le seul goût amer qui nous reste », relate Radoslav Arsov, le technicien bulgare du club lorrain. « On n’a pas pu offrir pour la première fois ce spectacle des Play-Offs à nos supporters, partager avec eux cette émotion. La situation est telle qu’elle est, c’est pareil pour tout le monde. Mais ce qui est sûr maintenant, c’est que l’on va tout faire pour offrir cela l’année prochaine. On avait pour objectif d’entrer en Play-Offs, c’était l’engagement dans ce projet. On l’a fait avec beaucoup d’intelligence, sans griller les étapes. On n’a jamais quitté le Top 8 de la saison. »

 

Un constat comme un acte de croissance : Vandoeuvre Nancy a pris de la hauteur dans la hiérarchie LAF. Malgré un budget encore éloigné des cinq, six places fortes du championnat, le club lorrain a bien grandi, dans des marges importantes, notamment en termes de structures et d’approche professionnelle des choses. Au terme de sa quatrième saison au VNVB, et avant d’entamer une nouvelle ère encore plus ambitieuse, Radoslav se félicite de voir ce que le club est d’ores et déjà devenu. « Au début, j’étais complètement dans l’inconnu. Le club était encore assez amateur dans la structure. Lors de la deuxième saison, il y a eu un vrai travail de mis en place, le président m’a donné les clés sportives, comme l’on dit, et on a commencé à fixer des objectifs, dans le développement du club, la professionnalisation, l’évolution des joueuses tout au long de la saison», explique Radoslav.

 

Vandoeuvre Nancy a donc passé un cap, mais il ne va pas pour autant s’endormir sur sa petite réussite. L’idée est de grimper encore, de venir titiller les galonnés du haut du tableau. « L’ambition et les objectifs vont être toujours élevés. Si on ne se fixe pas d’objectifs assez élevés, on ne continuera pas à grandir », estime l’entraîneur des Nancéiennes. « On est encore loin de ce qu’on voudrait voir un jour. Par rapport au Top 6, on reste aussi très loin en termes de budget, mais on va continuer de travailler par rapport à nos moyens. » Et le travail n’a pas manqué en cette période délicate, qui a amené le VNVB, comme la plupart des autres clubs, à anticiper l’intersaison. Car, malgré une saison réussie, Vandoeuvre Nancy a perdu les trois quarts de ses forces vives ! Huit joueuses sont parties, trois seulement sont restées, dont la capitaine et pilier du groupe désormais, la Bulgare, Rusena SLANCHEVA-LINORD. Malheureusement, quelques « perles rares », ainsi que les nomme Radoslav, ont voulu voir plus haut, logiquement, comme Anna Haak partie à Mulhouse ou la passeuse croate, Vedrana Jaksetic. « On reste un club aux portes des grands », admet lucidement le coach.

 

Mais Vandoeuvre Nancy a bien œuvré pour rebâtir un effectif équilibré et robuste à la rentrée. Après une analyse profonde de la saison, le staff lorrain a estimé qu’il devait encore gagner des centimètres et du muscle. « On a cherché cet équilibre, avec un peu plus de taille et un peu plus de physique », résume l’entraîneur, qui a aussi donné à sa future équipe un accent américain, avec l’arrivée d’une triplette US, déjà rompue au volley européen. Ainsi, deux centrales «à gabarit» débarquent en Lorraine, McKenzie Jacobson (2,03 m) et Emily Thater (1,91 m), toutes deux passées par l’Allemagne ces dernières saisons. Quant à la nouvelle passeuse, Nicole Edelman, elle est dotée de belles qualités athlétiques aussi et elle connaît déjà la LAF puisqu’elle a évolué à Béziers.

 

Le canevas est donc en place, le recrutement bouclé. Reste à être patient, en attendant que la situation sanitaire s’améliore et que le staff puisse établir un planning de reprise précis. « J’essaie de rester cool à ce niveau-là. On a déjà réussi à construire notre équipe », positive Radoslav, qui laisse les joueuses à leur tranquillité. Sixième au moment de l’arrêt du championnat, le club lorrain montre qu'il a décidément bien grandi.