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Nantes, les yeux au ciel

le 11/03/2020
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Deuxième de LAF, le Volley-Ball Nantes, finaliste du championnat et de la Coupe de France la saison dernière, confirme jusqu’ici son statut et ses ambitions avec un groupe réceptif et de qualité, qui veut toujours monter plus haut.

 

Pour l’instant, tout est sous contrôle. Le VB Nantes, actuel deuxième de LAF à un petit point de Mulhouse à deux journées du terme de la saison régulière, dégage même une certaine sérénité, sous le vernis de l’autorité dont il a souvent fait preuve tout au long de la saison. Avec trois défaites seulement, Nantes est l’équipe qui perd le moins en championnat. Une preuve de caractère et d’un état d’esprit façonné pour la bagarre. Pourtant, l’affaire n’était pas, a priori, la plus simple cette année. Désormais quinquagénaire radieux et référencé parmi les grands noms du volley féminin français, le club de Nantes avait tout intérêt à confirmer son nouveau standing. Lui qui a entrepris depuis plusieurs saisons un gros travail de structuration, élevé par une ambition non feinte et ouvertement scandée, devait encore s’ajuster au plus près des attentes. Finaliste de Ligue AF et de Coupe de France l’an passé, le VBN ne pouvait se permettre de rentrer déjà dans le rang. Cette saison est importante, presque charnière dans la construction et l’installation du club au plus haut niveau.

 

Jusqu’à présent, le club nantais est en parfait ordre de marche. Après un début de saison, où il a fallu assembler fissa le puzzle, en raison des arrivées tardives de Lauren Schad et Lucille Gicquel notamment, Cyril Ong et ses filles ont su aller vite et gérer les périodes de haute intensité, avec notamment la Ligue des Champions inscrite au calendrier. « On a bien su gérer la double compétition. Même quand ça a été compliqué, en janvier-février, on prend deux points contre Mulhouse, on en prend trois à Cannes, on va en prendre deux à Vandoeuvre Nancy, on perd contre Béziers mais on prend quand même un point. On a su être performant », admet Cyril, le coach nantais, qui vit sa deuxième saison au bord de l’Erdre. Et visiblement, celle-ci le ravit. « C’est un groupe de qualité, qui travaille bien, qui est encore monté d’un niveau », admet le technicien. « Elles montent le groupe ensemble, elles se prennent au jeu de vouloir aller le plus loin possible, c’est ça qui est intéressant. Cette envie commune de performer, d’aller chercher des choses impossibles. C’est un groupe avec lequel je prends énormément de plaisir à travailler, comme avec celui de Béziers l’année du titre (2018). C’est un groupe sain et bien construit. »

 

Une troupe réceptive et ambitieuse, qui s’est encore étoffée par rapport à l’an dernier, notamment dans la variété et la diversité offensive. Pour preuve, Nantes est quasiment au sommet avec une pointue, Lucille Gicquel, meilleure scoreuse de l’équipe, qui émarge « seulement » à 14,1 points de moyenne par match, tout juste dans le Top 8 des marqueuses LAF ! « On a fait le constat en fin de saison dernière qu’il était évident pour nous qu’il fallait l’aider un peu plus encore de ce point de vue-là. Elle n’aurait pas tenu deux saisons comme ça », concède Cyril Ong. Avec Lindsey Vander Weide, Katharina Schwabe et Odette Ndoye aux ailes, une utilisation efficiente des centrales, Lauren Schad et la néo internationale Amandha Sylves, déjà bluffante dans le grand bain à 19 ans (« je pense qu’elle va continuer à nous épater. Il faut lui laisser le temps de s’épanouir », glisse Cyril), Nantes a pas mal d’atouts en mains, qu’il peut exploiter efficacement sur la base d’un fond de jeu solide et une identité forte sur le service-bloc-défense.

 

Mais ces belles dispositions n’annoncent rien encore. Tout pousse au printemps et Nantes poursuit toujours le premier titre de son histoire. « Tout cela c’est très bien, mais il faut arriver à être performant en Play-Offs », résume le coach, conscient que cette année, plus encore que par le passé, le titre va se jouer à un détail, un rien, tant les cinq équipes de tête, Mulhouse, Nantes, Le Cannet, Béziers et Cannes sont proches les unes des autres. « C’est la première année où c’est aussi serré que cela. Tout le monde peut battre tout le monde. Les cinq équipes se valent et ça va se jouer à pas grand-chose. Il va falloir être solide physiquement, mentalement, tactiquement. Mais en tout cas, c’est très bien pour le volley féminin et l’image du championnat de France. Ça se bagarre et ça va être intéressant », sourit Cyril Ong, qui a maintenant une dizaine de jours pour préparer le match au sommet du 21 mars prochain, avec la venue à Mangin Beaulieu du Voléro Le Cannet, devant les caméras de Sport en France.