Billetterie

Fréjus, la positive attitude

le 04/03/2020
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Assuré de disputer les Play-Offs, Fréjus a connu une deuxième saison consécutive en LBM un peu plus contrastée. Mais l’objectif principal est atteint et depuis la fin du mois de janvier, l’état d’esprit de l’AMSL Fréjus Volley a changé.

 

Si la grande histoire est toujours là, au creux des mots, comme un guide, un pense-bête, Fréjus doit désormais vivre avec son temps. Réapparu dans le monde professionnel la saison dernière, vingt-six après l’avoir quitté, Fréjus avait posé de jolis premiers jalons. Septième et qualifié pour les Play-Offs à sa première tentative, il avait repris place dans le grand monde, avec un enthousiasme, une fraîcheur et une application qui appelaient de beaux lendemains. Mais la saison de la confirmation est rarement la plus simple et les Varois, même s’ils ont atteint dès le week-end dernier leur but principal, à savoir la qualification pour les Play-Offs, n’ont pas connu le plus paisible des exercices réguliers. « La qualification en Play-Offs était notre objectif principal. C’est vrai qu’on avait pas mal d’ambitions cette année, peut-être même un petit peu trop au début. C’est ce qui a fait qu’on est vite tombé dans de la frustration, dans le négatif, en regardant plus ce qui n’allait pas que ce qui allait. On s’est un peu plombé là-dedans et c’est sûr que la saison a été assez inconstante pour nous », résume ainsi, très honnêtement, son coach, Loïc Geiler.

 

Il n’y eut jamais crise ou péril loin de là même, bien au contraire. Dans cette période de grandes idées, pas forcément toutes abouties, Loïc Geiler et Fréjus ont également grandi. « C’était très riche d’enseignements du coup aussi pour moi dans mon managérat », convient ainsi le technicien de l’AMSL. Et depuis fin janvier, Fréjus a résolument pris le parti de ne pas s’en faire, mais à l’inverse de regarder plus précisément ce qu’il faisait de bien et de se servir de cela pour avancer un peu plus loin. « Depuis fin janvier, on a vraiment changé d’optique et ça nous correspond beaucoup mieux. On positive tout ! En partant du principe que le résultat ne sera que la conséquence de toutes les petites actions sur lesquelles on se sera livré avec juste des bonnes intentions, sans forcément se focaliser sur la finalité, mais d’abord sur la qualité des ingrédients que l’on met dans tout ce que l’on fait », explique Loïc.

 

Visiblement, la méthode du « tout-beau » paie à Fréjus. Collectivement, l’équipe dégage une autre force depuis un mois et prend beaucoup plus de plaisir à ce qu’elle fait. En termes de résultats, la courbe a aussi pris de l’épaisseur, avec sept points glanés lors des trois derniers matchs, dont un ramené de chez le leader, Cambrai. A trois journées de la fin, avec l’assurance du Top 8 en poche, Fréjus est désormais dans les bons clous pour aborder la phase finale. « C’est intéressant », envisage Loïc. « Il faut continuer à prendre du plaisir dans tout ce que l’on fait, continuer d’apprendre des choses, de bousculer, de donner du sens à notre travail. »

 

En revanche, sur le plan du jeu, Fréjus n’a pas tout révolutionné. L’ASML n’a ni golgoth ni extra-terrestre à la pointe. Elle continue donc de s’appuyer sur son fonds de jeu et sa capacité de résistance collective pour faire plier l’adversaire. N’empêche, Jordan Corteggiani, meilleur marqueur du team (15,3 pts) et les deux autres ailiers, Soane Falafala et Raphaël Attié, font plutôt bien le travail. « On voit qu’on a les armes pour aller se frotter aux meilleurs. Notre marque de fabrique, c’est notre qualité de fonds de jeu. C’est sûr que par rapport aux équipes du haut du tableau, Cambrai, Nancy, Saint-Nazaire, Saint-Quentin, physiquement, on est peut-être un cran en-dessous. Mais on compense cela par la propreté dans le fonds de jeu, en essayant d’user ces grands gabarits », explique Loïc.

 

Pas question non plus de se focaliser sur le classement. Ce ne fut d’ailleurs jamais une véritable préoccupation dans le Var. « Depuis le début, j’ai envie de dire que le classement était secondaire. On cherche le détail, la qualité dans le détail qui permettra, à 24-23, de mettre le ballon par terre. On ne se projette pas plus que cela, on essaye juste de garder notre dynamique, de construire du mieux qu’on peut », avise le coach, qui peut toujours compter sur son capitaine et relais précieux sur le terrain, Raphaël Attié, tandis que l’expérimenté passeur Jérémy Audric fait plutôt bien tourner la machine ces dernières semaines et que, dans l’ombre, le libéro Hugo Lecat progresse. Bref, autant de bons signes, dans un état d’esprit résolument positif, avant d’attaquer la phase finale, la deuxième de suite pour Fréjus. Il y a de quoi positiver !