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Panou, le bon chemin

le 26/02/2020
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De retour à Montpellier après une saison en prêt à Avignon en LBM, le jeune réceptionneur-attaquant français, Joachim Panou, s’est fait une place dans la rotation héraultaise. Responsabilisé et performant ces dernières semaines, il vit pleinement le bon moment.

 

Il ne fait pas de grandes phrases. Même le bonheur est de peu de mots. A 22 ans, Joachim Panou vit pourtant des moments assez exaltants. Pour sa première vraie saison en LAM, le réceptionneur-attaquant au caractère et au profil offensifs est en train, doucement, d’apprendre son rôle et de se faire une place de choix dans le casting du MVUC. Comme souvent dans ce genre de belle histoire, c’est une circonstance extérieure qui est venue accélérer un peu le mouvement. Avec la blessure de l’Argentin Nicolas Mendez, le titulaire au poste depuis le début de la saison, Olivier Lecat a propulsé Joachim sur le devant de la scène lors des deux derniers week-ends. Certes, l’ancien pensionnaire du CNVB avait eu sa chance avant déjà, apparaissant régulièrement depuis la fin décembre et une prestation réussie face à Tourcoing (19 pts), mais cette fois, Joachim a enchaîné deux matchs complets en titulaire et il les a proprement réussis ! «J’étais content de faire des matchs entiers. Ça fait plaisir et je m’en suis bien sorti. On a pris six points sur les deux matchs, c’est nickel», raconte-t-il, sans en rajouter.

A Tourcoing, une équipe qui semble visiblement l’inspirer, puis face à Nice le week-end dernier, l’attaquant français a fait les choses bien : 26 points à 55% dans le Nord, puis 20 points à 51% samedi dernier ! Deux belles ardoises consécutives et une tenue en réception plus que correcte qui semblent lui avoir désormais ouvert la voie. Car tout ne fut pas simple au départ pour Joachim. De retour de prêt en LBM, à Avignon, il a dû gratter, grappiller du temps de jeu en début de saison, minute par minute, séquence par séquence. «II fallait que j’arrive à prendre ma place. J’étais en concurrence. De temps en temps, forcément, j’étais déçu de ne pas jouer. Mais quand on gagne, c’est logique que ça ne tourne pas. J’ai galéré un peu au début. Il fallait montrer que je pouvais prendre du temps de jeu. D’abord, tu te mets la pression. Quand tu rentres, il ne faut pas se rater. Après, au fur et à mesure, tu prends en sérénité. J’ai eu ma chance contre Tourcoing à l’aller fin décembre, je me sentais bien, en forme. Je pense que ce match a agi comme un petit déclic. Ça m’a rassuré. Du coup, maintenant, quand je joue, j’essaie de pas trop paniquer», raconte-t-il.

Responsabilisé, inclus dans une rotation à trois réceptionneurs-attaquants très complémentaires, entre Nicolas Mendez, spécialiste de la réception et Mihajlo Stankovic, homme à tout faire, Joachim peut ainsi apporter toute sa panoplie offensive. Formé à la pointe au CNVB, il a entamé sa mue lors de ses deux années au centre de formation de Montpellier (2016 à 2018), avant de revenir l’an passé à ses «premiers amours» à Avignon, par la force des choses. Privé d’attaquant de pointe dès le début de saison, le club du Vaucluse a dû colmater, avec le central Mladen Bojovic pour tenir le rôle dans un premier temps, puis Joachim Panou toute la deuxième partie de saison. Pas forcément la meilleure chose quand on essaie d’endosser un autre costume, mais Joachim sait combien cette saison en LBM lui a fait du bien. «J’étais en recherche de ces responsabilités, de cette confiance. Ça faisait deux ans que je m’entraînais «de ouf» avec Montpellier pour jouer avec la réserve. En LAM, je rentrais vite fait, sur de courts passages. C’était un peu comme si j’avais fait deux ans sans faire de vrais matchs. A Avignon j’ai récupéré du temps de jeu et de la confiance», confie le Français.


Désormais, Joachim est prêt à croquer dans cette fin de saison passionnante. Ce soir, Montpellier est à Rennes pour un quart de finale européen (Challenge Cup). Et samedi, le MVUC ira à Chaumont en costume de dauphin, calé à trois points seulement du leader tourangeau ! «L’objectif, c’est d’abord de passer les quarts en Play-Offs plutôt que de se retrouver placé et perdre en quart. Après, on va tout faire pour être le mieux classé évidemment», glisse-t-il dans un sourire, ravi d’en être là désormais.