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« Une belle opportunité »

le 21/02/2020
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Le RC Cannes accueille Mulhouse samedi pour le choc au sommet en LAF, devant les caméras de Sport en France, à l’occasion d’une soirée commune avec l’AS Cannes. Le président du Racing, Agostino Pesce, espère une belle fête, même s’il a bien conscience que les heures les plus importantes sont à venir, au moment des Play-Offs. 

 

Samedi est une soirée particulière avec les deux matchs des équipes cannoises au Palais des Victoires, devant les caméras de Sport en France. Pourquoi cette initiative commune ?

On collabore déjà pas mal avec l’AS Cannes, on partage une salle. Après, l’initiative est née vraiment de la LNV, que l’on remercie beaucoup. La Ligue nous a poussés à organiser les deux matchs en même temps pour pouvoir être télévisés ensemble. L’initiative part de là. Après, au niveau collaboration, on est déjà bien rodés avec l’AS Cannes.

 

En quoi un événement comme celui-ci peut-il servir le volley à Cannes, peut-être attirer un peu plus de monde, sachant que le Racing est déjà un club phare, référencé dans le volley féminin ?

C’est vrai que le Racing est un club qui a déjà une identité très forte. L’AS Cannes est un club qui est plutôt à la recherche de son identité. Ils font pas mal de choses cette saison, des concerts etc…, pour attirer du monde. Après, le problème du public est commun à nos deux clubs, mais aussi à d’autres sports. On a vu pas mal de matchs de l’OGC Nice, de Monaco en football, où les stades ne sont pas remplis. On a du mal dans cette région, qui est une belle région, ensoleillée, où les gens partent tous les week-ends, à faire venir du monde. On y arrive sur des événements. Cela a été notre cas sur les Play-Offs ou pour la Ligue des Champions. Mais c’est un travail permanent. Et ce match télévisé pour les deux clubs, c’est une belle opportunité que la Ligue nous donne. J’espère que l’on va avoir une très belle salle.   

 

D’autant que les deux affiches sont belles : AS Cannes – Tourcoing pour une place en Play-Offs en LAM, et RC Cannes – Mulhouse, choc pour la 1re place en LAF !

Exactement. Depuis des années, Cannes – Mulhouse est un choc au sommet. Bon, Mulhouse n’arrive pas à gagner autant que nous (sourire) ! C’est une belle affiche, même si on a une équipe un peu décimée, avec les absences de Ljiljana Rankovic et notre capitaine Myriam Kloster, et le départ de notre deuxième pointue (Julia Szczurowska), que nous avons libérée en décembre car elle se faisait opérer des ligaments et était sur sa dernière année de contrat. Nous avons perdu trois joueuses, on a réussi à recruter un poste quatre (Ana Starcevic). On attend de récupérer nos joueuses pour les Play-Offs, on espère peut-être Myriam pour la Coupe de France déjà. Mais ça va être quand même un super match.

 

C’est votre quatrième saison en tant que président du RC Cannes. Comment vivez-vous cette aventure depuis ce poste avancé à la tête du club ? Avec le développement de clubs comme Nantes, Le Cannet, Saint-Raphaël, Béziers ces dernières années, la LAF est vraiment devenue de plus en plus concurrentielle ?

Président, c’est déjà beaucoup de temps (sourire). J’ai été très heureux du titre de champion l’année dernière et de la victoire en Coupe de France il y a deux ans. Je suis encore plus satisfait des résultats avec un budget de près d’un million d’euros en moins par rapport aux budgets d’avant, avec l’apport important bien évidemment de la présidente, Anny Courtade. Aujourd’hui, il y a six clubs qui dépassent le million d’euros de budget et cela donne un très très beau championnat. Il y a des équipes, comme Béziers, Saint-Raphaël, qui savent recruter, et cela donne un championnat très disputé, très difficile. Mais je pense que c’est encore plus excitant. Chaque match est une lutte. Il y a de plus en plus de belles équipes, Vandoeuvre Nancy, Marcq-en-Baroeul, pas seulement celles qui ont plus d’un million de budget. Il y a entre six et huit équipes qui donnent du mal à tout le monde. Regardez, Cannes et Mulhouse ne se sont plus croisées en finale depuis un petit moment (2012). L’année dernière, c’était l’année pour se croiser mais Mulhouse a été éliminé par Marcq-en-Barœul. C’était la grande surprise ! C’est pour cela que ça devient encore plus beau de gagner. En 2018, on était favori, on fait deux finales contre Béziers, on gagne en Coupe de France et on perd en championnat. L’année dernière, on n’était pas les favoris et l’on gagne. Et gagner comme ça, c’était fantastique.

 

Quel regard portez-vous sur votre équipe 2019-2020, après ces trois premiers quarts de saison régulière ?

Le championnat de volley-ball en France est assez particulier parce que tout se joue en Play-Offs. La saison régulière, c’est comme des qualifications dans un Grand Prix de moto ou de Formule 1 : il faut être prêt pour les Play-Offs. On a mal commencé la saison, on a bien fini l’année en décembre, puis on a perdu des joueuses et on est mal reparti en janvier. Là, ça va un peu mieux, les filles ont trouvé un équilibre malgré les absences. Mais le plus important vient en Play-Offs.