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Le Paris Volley se met au vert

le 07/02/2020
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Sous l’impulsion d’Arnaud Gandais, directeur général du club parisien, le Paris Volley multiplie les initiatives événementielles et a mis en place une politique éco-responsable appelée l’Envolley verte. Samedi, Paris affrontera le leader Rennais, devant les caméras de Sport en France.

 

Depuis votre arrivée, vous avez mis en place une politique écologique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Aujourd’hui, tout le monde à conscience que notre planète se meurt. Il faut donc réagir. Alors certains parleront de coup de communication. J’invite plutôt ces gens-là et les autres clubs à faire comme nous. Au niveau des déplacements de l’équipe, hormis pour Nice et Ajaccio où nous n’avons pas trop le choix, tous les déplacements se font en train. Et puis si vous regardez bien, entre le fait de devoir arriver une heure avant pour enregistrer, le temps d’attente pour monter dans l’avion, en descendre et récupérer les bagages, la durée du trajet est sensiblement la même que pour le train. Si on perd une heure, c’est le bout du monde.

 

Les actions sont-elles aussi présentes dans le quotidien des joueurs ?

Absolument. Par exemple, ils habitent tous aux alentours de la salle Charpy. Chaque joueur vient à l’entraînement ou au match à pied, à vélo, en trottinette ou en tramway. Nous avons proscrit les bouteilles d’eau. Chaque personne du club possède une gourde, remplie son eau au robinet du stade. Au passage, je tiens à préciser que l’eau de Paris est la meilleure de France. Il n’y a donc pas de raison de ne pas le faire.

 

Et vous allez même jusqu’à intégrer les supporters dans cette politique environnementale !

Tout le monde est concerné par le sujet. Les spectateurs qui viennent en transport en commun les soirs de match se voient offrir un billet pour la rencontre suivante. Nous mettons des poubelles de tri sélectif à l’intérieur de Charpy. Une plateforme de covoiturage est mise en place pour les spectateurs. La recyclerie du sport est là pour collecter des vêtements et expliquer aux gens que les vêtements que l’on utilise plus peuvent avoir une seconde vie.

 

Il y a aussi un habillage nouveau autour du match ?

Nous avons mis un Espace Evasion pour nos VIP. Ils ont la possibilité de consommer des produits bio comme du champagne ou du saumon par exemple. Nous utilisons pour la restauration les circuits les plus cours possibles. Il y a aussi régulièrement un barbier, une masseuse, une manucure, un baby-foot. On essaie de créer un moment unique pour que les spectateurs puissent à la fois se détendre et regarder le match. C’est une obligation aujourd’hui de proposer ça. Si le volley s’encroute, c’est parce qu’il a tendance à ne pas se développer. Il faut être arithmétique. Avec 140 000 licenciés en France, nous devons chercher un nouveau public en dehors de la communauté volley.

 

Autre initiative, le 28 mars prochain vous allez vous délocaliser au Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. Quel en est l’objectif ?

L’idée est de proposer un spectacle différent au public. Qu’il soit à la fois sportif et populaire afin de mettre un coup de projecteur sur le club. Aujourd’hui, le volley seul n’est pas suffisant pour développer l’économie du club. En organisant un concert de Gaëtan Roussel, le leader du groupe Louise Attaque après le match, nous allons chercher un nouveau public. L’objectif premier est d’attirer le plus de monde possible sur une capacité de 5 500 places. Entre le football, le rugby, le basket, le hand ou encore le volley, il y a 27 clubs de 1ère division en Île-de-France. On se doit de se singulariser, de créer l’évènement.