Billetterie

Un fauteuil pour trois

le 04/02/2020
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Avec trois équipes à égalité – avant le match en retard de Mulhouse ce soir à Chamalières – rarement la LAF fut autant serrée.

 

Il n’est pas rare d’avoir des championnats avec un chef de file, un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage. En cette saison 2019-2020, la Ligue AF a cette chance inverse. Celle d’être pleine de suspense avec Cannes, Mulhouse et Nantes 1er avec 46 points et Béziers 4e en embuscade, 43 points au compteur.

Une petite surprise pour la pointue nantaise Lucille Gicquel : « Je n’aurais pas pensé que nous serions si proches les unes des autres. D’autant que Mulhouse avait pris une petite avance lors des premières journées. Mais avec l’enchaînement des matchs en CEV, Mulhouse a un peu baissé de pied. C’est je pense une des explications notamment de sa défaite 3-1 face au Cannet. Débarrassée de ça, cette équipe risque de retrouver son rythme de croisière. C’est une formation complète, homogène, très athlétique, forte collectivement. Et elle peut compter sur une Moma qui fait une excellente saison. » En somme une équipe sans défaut. « Forcément tout le monde à des faiblesses. Contre nous, elles ont eu du mal à trouver des solutions en réception. C’est une équipe qui n’a pas vraiment de juste milieu. Tout va bien ou tout va mal », poursuit Lucille.

 

La régularité fera la différence

Nanti d’un match en retard à rattraper ce soir à Chamalières, Mulhouse est néanmoins en bonne position pour reprendre seul les commandes. Il restera alors sept rencontres et de grosses affiches à jouer pour les Mulhousiennes. « Nous devons encore recevoir Le Cannet et nous déplacer à Cannes et à Béziers pour la dernière journée », explique l’entraîneur adjoint Christophe Magail. Et de poursuivre « Si nous maintenons notre rythme, cette équipe aura forcément du mal à revenir. On savait que nous serions cinq ou six équipes à lutter pour la première place. Donc ce n’est pas vraiment une surprise de voir que les écarts sont si resserrés. Chaque journée apporte son lot de surprise. La régularité fera la différence, ainsi que la chance et la forme physique. Contrairement à nous, Nantes et Cannes sont toujours en Europe. De son côté, Nantes sera privé du Final Four de la Coupe de France. Un week-end de récupération non négligeable. »

 

Nantes, pas là par hasard

La chance, un mot ne faisant pas vraiment parti du quotidien cannois depuis quelques semaines. Blessée au genou et incapable de récupérer, la jeune pointue polonaise Julia Szczurowska a quitté la Côté d’Azur. Tanja Grbic a été échangée avec Ashley Evans – en provenance du club hongrois de Békéscsaba – au poste de passeuse. Et enfin, la Croate Ana Starčević remplace Rankovic blessée. Pour ne rien arranger, Myriam Kloster sera absente pour quelques semaines. « Il ne faut pas mettre Cannes de côté pour autant », selon Lucille Gicquel. « Nadia Kodola est un maillon fort du six cannois. Elles ont fait signer quelques joueuses ce qui va leur apporter un peu plus de solutions dans les rotations. Contre nous, j’ai senti une équipe émoussée sans trop de solutions. De notre côté – et c’est le cas depuis le début de saison – nous sommes une équipe bien rodée avec une passeuse qui varie très bien le jeu. Des centrales aux attaquantes, chaque fille peut marquer. »

Des atouts dont se méfie le technicien alsacien : « Nantes est une équipe redoutable, qui nous ressemble un peu par sa jeunesse. Le groupe est complet et sa réussite en Champion’s League n’est pas étonnant. Elles mettent une énergie folle en défense et ont de bonnes armes offensives avec peu de faille. Ce championnat est plus intéressant que jamais ».