Billetterie

Mulhouse au balcon

le 19/12/2019
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Comme la saison dernière, l’ASPTT Mulhouse se pose en chef de bande de la LAF sur la phase aller. Mais la marge est plus réduite cette année. Cannes, Nantes et Béziers ne sont pas loin. En bas de classement, en revanche, l’exercice est plus délicat pour Paris Saint-Cloud, Chamalières et Mougins, en difficulté sur cette première partie de saison.

 

Sous des dehors échevelés et une hiérarchie hirsute depuis des années, le championnat de France de Ligue AF serait-il en train de poser des bases ? Rien d’immuable ou de gravé dans le marbre, bien sûr. La LAF reste un championnat passionnant par son côté imprévisible, à sans cesse rabattre les cartes. Sur les quatre dernières saisons, quatre champions différents ont été couronnés (Saint-Raphaël, Mulhouse, Béziers et Cannes de 2016 à 2019). Mais il y a, sur ces trois premiers mois de compétition, comme un air de répétition, une confirmation des forces de pouvoir au regard de la saison dernière qui font penser que, peut-être, certaines choses sont en train de s’installer.

 

Ainsi, à mi-parcours, les cinq équipes en tête du classement sont exactement les mêmes que celles qui avaient terminé aux cinq premiers rangs de la saison régulière 2018-2019. Si l’ordre est un peu modifié sur les places 3 à 5, le tandem Mulhouse-Cannes, qui mène la danse à la mi-décembre, n’a pas bougé et le quintet, avec Nantes, Béziers et Le Cannet dans l’orchestre, est toujours là. Rien de surprenant en soi évidemment, mais avec cette nouvelle bataille qui se répète, en rangs serrés et à plusieurs, c’est évidemment une formidable promotion pour le volley féminin et la garantie d’un suspense étalé dans le temps.

 

Car, si Mulhouse mène encore le bal, la marge de manœuvre des Alsaciennes s’est réduite. Grandes dominatrices l’an passé, pour la der de Magali Magail, les Mulhousiennes de François Salvagni tiennent encore leur rang cette année. Mais, avec deux défaites au compteur, soit autant que sur la saison passée, et une élimination européenne en CEV Cup, l’ASPTT doit batailler. Reste que l’effectif est solide, le jeu plutôt bien récité. Après une saison révélation en LAF avec Marcq-en-Baroeul, la pointue camerounaise, Laëtitia Moma Bassoko confirme son fort potentiel, avec 17 points par match en moyenne. Au centre, Indy Baijens est déjà une référence et la réceptionneuse-attaquante américaine, Carli Snyder, est désormais une taulière. 

 

Mais derrière, ça pousse fort. Le champion sortant, Cannes, est au rendez-vous. A la passe, l'italienne Noemi Signorile a l’expérience et une grande clairvoyance sur cette première partie de saison et le danger offensif ne se cantonne pas en bout de filet. Avec trois succès en trois matchs de Ligue des champions, le RC Cannes est dans une très bonne dynamique. Nantes va bien aussi. Avec deux revers seulement en LAF et un début de campagne réussi en Coupe d'Europe (deux victoires, une défaite), le VBN confirme ses hautes ambitions, tout en faisant éclore les jeunes pépites françaises, Lucille Gicquel, performante sur ce début de saison, et Amandha Sylves, qui confirme son énorme potentiel. Derrière une saison dernière pas toujours simple, Béziers est reparti plus fort cette année. Le jeu est spectaculaire et les Angels possèdent cette année le « gros » bras de LAF, avec la réceptionneuse US, Malina Terrell, meilleure marqueuse du championnat (263 points). Pour Le Cannet, les idées sont là aussi. Anna Lazareva, deuxième scoreuse (238 points), fait tomber la foudre et le tandem central, Liset Herrera Blanco-Olena Hasanova règne souvent au filet.

 

Mais dans l’ombre, d’autres équipes prétendent à de belles choses aussi. Avec une réception efficace et le bras de Karin Palgutova, Vandoeuvre Nancy est un beau et fringant sixième. Le Pays d’Aix Venelles sort juste d’une belle série de sept succès de suite et possède avec Tamara Matos au contre et Silvi Uattara à l’attaque des joueuses capables de faire la différence. Demi-finaliste la saison passée, Marcq-en-Baroeul a perdu son arme offensive n°1 à l’intersaison et est plus surveillé désormais. Mais le VCMB est encore dans les clous, avec un état d’esprit et une vaillance toujours irréprochables. A la lisière des Play-Offs, Saint-Raphaël a peiné à trouver de la constance sur cette phase aller, mais le champion 2016 est à l’affût. Le promu mosellan, Terville Florange est à la bagarre avec déjà quatre succès et Mariam Sidibe qui fait du bon travail au centre. Pour Paris Saint-Cloud, c’est plus compliqué, notamment à domicile, où les Mariannes ont du mal à se faire respecter (un seul succès). Dans le dur, Chamalières l’est aussi, mais Atman Toubani a l’habitude et la recette pour s’en sortir encore, et une attaquante et capitaine de grande valeur avec Christelle Tchoudjang-Nana. En revanche, pour Mougins, avant-dernier de la classe, avec déjà sept points de retard sur le premier non relégable et un seul succès contre quatre au même point l’an passé, la situation est fragile. Enfin, pour France Avenir 2024, toujours sans victoire en treize matchs, l’apprentissage du haut niveau continue.