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Nancy, retour à l’ambition

le 17/12/2019
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Après une saison dernière manquée, les Lorrains sont de retour parmi les grands et leaders de la division à l’issue de la phase aller. Avec eux, Saint-Quentin, Cambrai et Saint-Nazaire sont placés. C’est plus délicat en revanche pour Saint Jean d’Illac, tandis que France Avenir 2024 met en lumière un jeune pointu de grand talent, Ibrahim Lawani.

 

C’en est donc fini de la première partie de cette histoire. Et le scénario est assez bien tourné car le suspense reste entier. Sur ces trois premiers mois de compétition, pas une équipe n’a écrasé la concurrence. Le championnat est dense comme un pudding anglais et il n’y a pas un effectif sur la ligne qui peut se dire qu’il va rigoler le samedi. La preuve, Saint-Nazaire, finaliste LBM au printemps dernier, présenté à juste titre comme l‘un des candidats sérieux à la première place régulière puis à la montée, a longtemps mené la flotte cet automne, avant de céder, étrangement, chez les minots de France Avenir 2024 samedi dernier et d’abandonner la chaire au Grand Nancy Volley !

 

Pour les Nazairiens de Gilles Gosselin, ce petit écart n’a rien de rédhibitoire évidement. D’abord, le classement à l’issue de la saison régulière ne sera finalement qu’une photographie des forces en présence, car c’est en Play-Offs que les lauriers seront distribués et que l’accession en LAM sera validée. Ensuite, Saint-Nazaire a lancé un nouveau cycle, avec une équipe totalement remaniée, mais l’ambition demeure. Thomas Nevot fait jouer dans le bon tempo, Frédéric Barais est un libéro sûr, Thibaut Thoral est un jeune réceptionneur/attaquant prometteur et Nikos Zoupani est un pointu efficace (5,5 points par set). Reste que d’autres fourmillent d’idées aussi. Parmi eux, Nancy. Désappointés par une saison dernière manquée, les Lorrains se sont rebiffés cet automne. Entre un pari réussi, celui du Brésilien Hugo de Leon, attaquant et serveur redoutable (19 aces), un retour à la maison bénéfique (Glenn Tuifua), la présence précieuse d’un stabilisateur défensif impeccable (le libéro Sylvain Beneix) et l’apport d’un joueur d’envergure internationale avec le central Horacio d’Almeida, le GNVB se pose tout en haut pour l’instant et sur la dynamique actuelle de six succès consécutifs. A ses trousses, Saint-Quentin vit une belle renaissance également. En difficulté la saison passée, le SQV a frôlé le pire financièrement, mais il est reparti sur de nouvelles bases, avec un recrutement sur le tard mais audacieux, et un pointu serbe sorti du chapeau, Strahinja Brzakovic, deuxième marqueur de LBM, avec 19,3 points par match.

 

Mais d’autres suivent le mouvement de près. Cambrai et son tandem d’attaque magique, Szymon Romac et Paul Villard, parfaitement mis en musique par l’expérimenté Yannick Bazin, est une valeur forte de la division. Martigues, avec un bilan de six victoires pour trois défaites à l’égal de Saint-Nazaire et Cambrai, a également de beaux atouts dans la manche, même si Reinis Pekmans est forcément plus surveillé cette saison et donc un peu moins étincelant. Si Mende et le Plessis Robinson comptent plus de défaites que de succès sur cette phase aller (4-5), elles restent deux équipes compétitives. En Lozère, Faïpule Kolokilagui est capable de faire tomber la foudre, tandis que dans les Hauts-de-Seine, derrière Martin Jambon, troisième marqueur (173 points), l’effectif est de qualité, même s’il a eu du mal à s’exprimer à domicile sur cette première partie de saison.

 

Pour Fréjus, c’est un peu plus délicat. Malgré deux victoires d’entrée de championnat, l’équipe de Loïc Geiler a manqué de régularité jusque-là. Mais la chute la plus significative pour l’instant est celle de Saint Jean d’Illac. Equipe enthousiasmante et rafraîchissante l’an passé, demi-finaliste surprise des Play-Offs, la formation girondine est à la peine pour l’instant, avec un seul succès en neuf matchs. Soit autant que France Avenir 2024, auteur de son premier coup d’éclat de la saison face à Saint-Nazaire samedi dernier. Mais avant cela, la jeune troupe de Marc Francastel avait déjà poussé quelques pions, tels son jeune central de 19 ans, Simon Roehrig, impeccable sur ces trois premiers mois de saison, et surtout Ibrahim Lawani, pointu de 18 ans au potentiel impressionnant. Auteur de 34 points samedi dernier face au SNVBA, Ibrahim tourne à 20,1 points par match et est tout simplement meilleur marqueur de la Ligue BM à l’issue de la phase aller ! Si France Avenir 2024 ne gagne pas beaucoup de matchs, les promesses, elles, continuent de bien grandir.