Billetterie

Les belles nuits de Magali

le 20/11/2019
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Au bord du terrain pendant près de quinze ans, Magali Magail, coach historique de l’ASPTT Mulhouse, a laissé la main cette saison, pour travailler au développement économique de son club, depuis un poste de manager général dont elle apprend les contours et qui lui offre en tout cas des nuits un peu plus paisibles qu’avant.

 

Ce n’est pas une découverte, mais c’est un réel plaisir. Magali Magail dort désormais comme une bienheureuse la nuit. Et cette simple sensation, très ordinaire pour la plupart des gens, est un petit bonheur chaque soir renouvelé pour l’ex entraîneure de l’ASPTT Mulhouse. Après quatorze saisons à se triturer les méninges, à faire les cent pas en bord de touche, à remettre les systèmes dans l’ordre et les esprits de ses joueuses à l’endroit, Magali Magail a passé la main cette année au coach italien, François Salvagni. Pour elle, fini les nuits hachurées, les insomnies et les interrogations tactiques. La nuit est redevenue douce. « Je dors la nuit », clame-t-elle dans un sourire, comme un soulagement. Non pas que son nouveau métier soit reposant et aisé, loin de là, mais il n’engendre pas la même pression, pas les mêmes palpitations. « C’est énormément de travail, mais c’est un stress qui n’est pas 24h sur 24, sept jours sur sept. Je dors la nuit et je m’autorise des activités autres que le volley le week-end », avoue-t-elle.

 

Magali est heureuse visiblement, dans son nouveau rôle de manager général. Depuis le printemps dernier, elle a pris ses responsabilités avec enthousiasme et conviction, persuadée que l’ASPTTT Mulhouse doit grandir encore, au-delà des frontières sportives, dans ses structures, son économie, son marketing et son image, pour aller voir un peu plus haut. « Le club est arrivé à un moment où il faut qu’il franchisse un cap, qu’il se construise encore », estime la nouvelle manager. Alors, depuis la rentrée, Magali est studieuse. Tout en orchestrant la manœuvre à la tête de la cellule administrative du club, elle parfait ses connaissances, apprend le métier sur le tas et sur les bancs, en suivant la formation de Manager de Club Professionnel du CDES de Limoges. Avec douze sessions en deux ans, le rythme n’est pas continu et Magali a le temps de transposer sur le terrain ce qu’elle emmagasine en cours. Mais les rendez-vous sont denses. En général, les sessions s’étalent sur trois, quatre jours, à raison de neuf heures par jour. « Ça reprend toutes les facettes de mon nouveau métier de manager général, que ce soit juridique, évènementiel, financier. Ce qui est enrichissant, c’est que c’est du partage d’expérience », explique l’ancienne coach mulhousienne. Avec elle, dans sa promo, dix-huit autres inscrits et quelques noms prestigieux, comme le multi champion du Monde, champion Olympique et champion d’Europe de handball Daniel Narcisse ou encore l’ex entraîneur de Bordeaux et Guingamp, Jocelyn Gourvennec.

 

Cette nouvelle vie l’accapare pleinement, ce challenge la motive tellement, que le terrain ne lui manque même pas. « C’est la seule crainte que je pouvais avoir, mais le terrain ne me manque pas du tout ! Avec le club, on s’est vraiment fixé un autre challenge et les choses avancent de l’autre côté du sportif. On développe le club, on le fait grandir et ça marche. Je m’épanouis pleinement, d’autant que l’on ne s’est pas trompé non plus dans le choix de l’entraîneur, il est vraiment dans la philosophie du club », avance Magali, à propos de François Salvagni, leader et invaincu en LAF après neuf journées de championnat. Ravie de voir l’ASPTT gagner, Magali profite de l’élan sportif. Les partenaires sont ainsi 125 cette saison, soit 35 de plus que l’an passé ! Elle monte des opérations avec le club des partenaires, une initiation au volley, des visites d’entreprise, elle travaille à bonifier l’expérience spectateurs, en améliorant l’habillage du Palais des Sports, en rendant plus attractif encore le spectacle proposé, avec l’élection d’une MVP après chaque match à domicile, l’arrivée d’une nouvelle mascotte, et autres choses. Résultat, Mulhouse n’a pas fait moins de 2180 spectateurs (contre Terville Florange) depuis le début de la saison ! « Il y a quelque chose qui se passe. J’essaie de mettre en valeur l’équipe à la hauteur de ce qu’elle représente en Alsace. Ici, il y a le Racing Club de Strasbourg au foot, la SIG en basket et il y a le volley », assure-t-elle, convaincue comme elle l’était par le passé depuis la ligne de touche.