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« On doit avoir un état d’esprit irréprochable »

le 26/10/2019
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Nettement battu par Mulhouse le week-end dernier, le VBN, finaliste LAF 2019, reçoit le champion de France cannois ce soir pour le choc de la journée. Si en termes de jeu, tout n’est pas encore en place côté nantais, le coach, Cyril Ong, attend de son groupe un état d’esprit collectif exemplaire.

 

- Quel ressenti avez-vous sur le début de saison de votre équipe ?

On s’est battu avec nos armes du moment, sachant que sur ce début de saison, il nous manquait quand même Lauren Schad et Lucille Gicquel et qu’elles nous ont aussi manqué sur toute la préparation quasiment. A Venelles, on doit plier le match 3-0, mais comme on est un peu instable, il y a des hauts et des bas. Face à Marcq-en-Barœul, on a été solide dans les moments importants. Après, on prend cette claque à Mulhouse (3-0), avec mon équipe type qui n’a jamais joué ensemble depuis huit semaines. C’était la première fois que l’on faisait un match au complet !

 

- Prendre cette claque en Alsace en étant au complet, cela vous a-t-il inquiété ?

Non, je ne suis pas inquiet. En revanche, il y a des choses qu’il faut que l’on mette en place rapidement. On a du retard oui, parce que pour être bien en début de saison, il faut beaucoup travailler avant. L’inconvénient, c’est qu’on va attaquer la Ligue des Champions mi-novembre et qu’après on n’a plus le temps. Quand je regarde la situation dans sa globalité, mon équipe est une très bonne équipe, avec un gros potentiel, des jeunes joueuses. Mais pour qu’elles soient performantes, il nous faut du temps et on court trois compétitions en même temps.

 

- Le temps va donc manquer pour vous construire collectivement ?

Par expérience, je sais que le temps va me manquer, mais ça ne veut pas dire qu’on ne va pas rattraper le temps. On va se servir des matchs pour continuer d’avancer. On a ce gros match ce soir, on a surtout la Coupe de France mardi face à un très gros morceau, puisque Béziers marche sur l’eau pour l’instant. Pour moi, le match le plus important de la série c’est Béziers, parce que c’est couperet et que si l’on est éliminé, on a une chance en moins d’obtenir un titre. Mais le match de Cannes est important pour se donner de la confiance. On a la chance d’avoir trois matchs de suite à la maison. Que ce soit Cannes, Béziers ou Nancy la semaine prochaine, ce sont trois matchs importants où l’on doit être performants.

 

- D’autant que le VBN, finaliste LAF l’an passé, ne peut plus se cacher désormais ?

Comme vous le dites, le VBN ne peut plus se cacher. Il est en phase de construction, il avance, il progresse, mais il ne peut pas se cacher et les équipes en face ne nous laisseront rien. Il faut aller chercher et pour cela, on doit avoir un état d’esprit irréprochable.

 

- Et où en êtes-vous sur le plan de l’état d’esprit aujourd’hui ?

Le groupe vit bien, l’état d’esprit est bon, mais il reste encore du travail. On commence seulement à le construire depuis qu’on est au complet et il faut le construire dans l’urgence, ce qui n’est pas simple. Dans la configuration où on était, on a fait un bon début de saison. On verra ce soir. Pour l’instant on est bien, mais pas forcément super bien pour attaquer ces matchs-là. A Mulhouse, on a pris une petite fessée. En général quand je prends une petite fessée, derrière, il y a toujours une réaction. Je suis assez dur dans ce que je demande et il faut que les joueuses réagissent, qu’elles comprennent qu’on doit avoir un état d’esprit collectif irréprochable, qui compense le retard que l’on a dans le jeu, notamment en bloc-défense, où on doit être meilleur que ça. Service-bloc-défense, pour l’instant, on n’est pas au niveau où l’on était l’année dernière. Mais j’ai un groupe qui a envie de performer. Maintenant il faut qu’on ait de la confiance. Si l’on gagnait ce soir, ce serait vraiment très bien.

 

- La gifle reçue à Mulhouse peut-elle avoir touché l’orgueil de vos joueuses ?

Je pense oui. Et j’espère. On est obligé de passer par là pour créer quelque chose qui fasse qu’on ne lâche jamais rien, qu’on soit indestructible.  Le champion de France à la maison, c’est peut-être la meilleure affiche qu’on ait à jouer après cette petite claque.

 

- Nantes vise au plus haut désormais. Cela génère-t-il une pression supplémentaire ?

Quand tu sors d’une saison comme celle-là, tout le monde pense que tu vas la rééditer. Mais c’est globalement faux. Forcément, il y a beaucoup d’attentes, mais on a des dirigeants qui sont très mesurés, qui savent que ce n’est jamais facile de refaire la même chose deux ans de suite. Peut-être que le groupe a un peu la pression. Est-ce que moi j’ai la pression ? Jamais. Parce que je sais où je vais. Mais si les mauvais résultats s’enchainent, elle va s’installer, je ne suis pas non plus complètement hermétique à ça. C’est le lot du haut niveau, il faut se remettre en question tous les jours, bosser, avancer et arrêter de se morfondre. Et essayer de gagner ce soir contre Cannes.

 

- Mais bon, il n’y a pas péril non plus : vous êtes à trois victoires en quatre matchs jusqu’ici !

Et même si on est à 3-2 ce soir, il n’y a pas péril. Mais ça, c’est l’aspect comptable. Après, il faut se donner de la confiance et avoir des certitudes. On en a dans le domaine offensif. Quand on a la balle dans les mains, on est une équipe très dangereuse, maintenant, il faut que l’on retrouve de la qualité sur le service-bloc-défense. A nous de ne rien lâcher et de bosser. Il n’y a pas d’autres chemins.