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« Une dynamique très positive »

le 19/10/2019
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L’entraîneur espagnol de Narbonne, Guillermo Falasca, salue le bon début de saison et le caractère de son équipe, victorieuse à Tours en début de semaine. S’il ne s’enflamme pas avant la réception de Rennes ce soir, il estime que son groupe est dans la bonne dynamique.

 

- Quelles leçons avez-vous retenues de la saison dernière, un peu délicate, qui était aussi celle de votre retour à Narbonne ?

Il y a des choses, parfois, qui ne dépendent pas de toi, comme les blessures par exemple. Tu peux faire des choses correctes, mais dans une saison, il y a beaucoup de variables que tu ne peux pas contrôler. La saison passée a été un peu compliquée. J’avais pris un gros risque sur le passeur (Byron Keturakis), et j’ai bien compris que le dernier risque à prendre en volley c’est le passeur (sourire) !

 

- Cela explique l’arrivée de Rafael Redwitz, passeur d’expérience, à la carrière reconnue et au vécu incontestable en Ligue A Masculine. Qu’apporte-t-il à ce groupe ?

Rafa, c’est un joueur qui a une grande carrière. Bien sûr, tous les joueurs ne sont pas capables de faire une carrière telle que la sienne. Cela déjà te donne un signal, qu’il a quelque chose de différent. Il apporte beaucoup d’expérience à l’équipe, c’est un mec très positif, qui essaie toujours de donner une solution. On a une bonne relation, avec des caractères très complémentaires. Et puis, il a vraiment un ordinateur dans la tête ! Au niveau tactique, c’est vraiment quelqu’un qui sent et comprend très bien les matchs et c’est très rare qu’il fasse une erreur de choix tactique.

 

- Outre Rafa, vous avez opté cette saison pour des joueurs ayant du vécu en LAM, c’était un choix délibéré ?   

De manière générale, on a effectivement décidé cette année de faire une équipe sans grosse prise de risques. Si tu enlèves James Shaw (pointu) et Yordan Bisset (réceptionneur-attaquant), tous les autres joueurs connaissent le championnat français. Mousse Gueye vient de LBM mais il connaît la France. Tous les autres connaissent très bien le championnat. Déjà, c’est une chose que tu as en contrôle. L’an passé, le rapport était totalement inversé, puisque sur le sept de base, on avait deux joueurs seulement qui connaissaient la LAM : Jean-Philippe Sol et Ludovic Duee !

 

- Votre victoire à Tours en début de semaine est un succès de prestige incontestable. En quoi cela peut-il rejaillir dans le groupe et sur la suite de la saison ?

C’est évident que quand tu vas gagner à Tours, ça rapporte beaucoup de confiance. C’est mathématique : si tu gagnes à Tours, à Chaumont ou à Rennes, ça te donne confiance. Ce que ça m’indique, moi, c’est la confirmation que notre système de travail, nos idées de jeu sont plutôt bonnes. Bien sûr, il y a toujours des choses à évoluer, à progresser. Mais c’est le signe d’une dynamique plutôt très positive. On a vu une équipe très performante, avec un niveau mental très stable, capable de jouer très bien les moments importants, avec du caractère. Et ça, c’est une chose qu’il n’est pas vraiment possible d’entraîner.

 

- Votre équipe allie expérience et jeunes talents, à commencer par votre réceptionneur-attaquant de 20 ans, Rémi Bassereau, auteur de 23 points à Tours. Comment gère-t-on une jeune pépite comme cela ?

Déjà, la performance de Rémi Bassereau à Tours, ce n’est pas ce qu’on attend de lui sur ce début de saison. J’attends plutôt qu’il atteigne ce niveau vers la fin de la saison. Mon objectif avec Rémi, c’est de l’aider à se développer sur tous les points du jeu, le volley-ball, la nutrition. Aujourd’hui, on ne lui demande pas de mettre 23 points pour l’équipe. Le premier objectif de Rémi, c’est aider l’équipe. Après, s’il fait 23 points, c’est génial ! Mais ce n’est pas la priorité pour nous. Il y a d’autres joueurs qui sont ici pour faire cela.

 

- Quelles sont les qualités de Rémi ? Il a fait quatre aces contre Tours.

Il a fait quatre aces oui mais il n’a pas un gros service (sourire). Il est arrivé à Narbonne avec un service flottant, on a commencé à travailler le service smashé. Il a beaucoup évolué, beaucoup travaillé sur le service et l’attaque. Mais ce sont peut-être les deux choses sur lesquelles il a le plus de difficultés. Maintenant, c’est sûr que s’il fait quatre aces et 23 points, on peut dire qu’il a bien évolué ! Rémi devient un joueur très complet. Il est bien en réception mais il va encore progresser, et il commence à devenir un bon attaquant et un bon serveur. Il va être très tôt très complet et il a des qualités physiques incroyables.

 

- Narbonne est dans un projet ambitieux, avec la nouvelle salle qui va arriver dans le courant de la saison. Quelles sont finalement les objectifs des Centurions cette année ?

L’objectif c’est d’aller en Play-Offs. On a bien commencé, il faut voir la suite. C’est très compliqué car en France, beaucoup d’équipes sont capables d’y aller. Pour moi, il y a dix, onze équipes avec un niveau Play-Offs ! En janvier, on pourra avoir une idée concrète de comment peut se dérouler la saison et du potentiel réel de l’équipe.

 

- A titre personnel, vous avez été joueur à Narbonne. En être aujourd’hui l’entraîneur, c’est forcément particulier ?

Ma relation à Narbonne est très spéciale. Ça touche l’émotionnel. Je suis heureux de voir que ce club trouve la clé pour grandir au niveau sportif. L’objectif, dans les deux, trois ans, c’est d’être une équipe de Play-Offs stable.  Quand j’étais joueur, j’étais très ambitieux et je le suis aussi en tant qu’entraîneur.

 

- Ce soir, c’est un autre gros match avec la réception de Rennes. Comment le voyez-vous ?

C’est notre maison, on espère faire un bon match. Rennes, c’est une équipe du Top 3 et quand elle joue bien, c’est compliqué de la battre. On a un niveau de confiance important, ça va nous aider beaucoup. Le match va se jouer sur des détails. Je pense qu’on est capable de gagner contre Rennes, comme contre toutes les équipes du championnat, mais il faudra vraiment jouer au plus proche de notre max.