Billetterie

Sur un air de samba

le 11/10/2019
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Dominateur sur la première partie de saison passée, Rennes avait eu plus de mal à boucler l’exercice. Cette année, l’effectif a donc été étoffé, avec un axe passeur-pointu 100% brésilien qui devrait faire danser le volley en Bretagne.

 

Nikola Matijasevic a beau avoir écouté cent fois la même musique depuis des années, griffonné les mêmes bouts de papier à chaque intersaison, échafaudé tous les plans depuis le temps, le coach franco-serbe ressent toujours cette même palpitation, cette douce exaltation à l’orée d’une saison que le Rennes Volley ouvre aujourd’hui en terre niçoise. Sans s’appesantir sur le reste, le technicien rennais porte déjà un regard gourmand sur ce qui l’attend. Car, Rennes a changé pas mal de choses ces derniers mois. L’effectif a évolué évidemment, mais au-delà des joueurs, c’est aussi tout le cadre et la philosophie du club qui ont bougé.

 

Assis sur un sept de base redoutable l’an passé, Rennes a caracolé, virevolté pendant une demi-saison. Mais aux premiers froids de l’hiver, quand les organismes des titulaires ultra sollicités ont commencé à couiner un peu, le Rennes Volley a souffert et rétrogradé, fatalement. Forts de cette expérience, les dirigeants rennais en ont tiré des enseignements précieux. Et notamment celui, fondamental, qu’il fallait étoffer l’équipe et le banc notamment. « On a effectivement repensé la construction de l’équipe, dans la mesure où le président et les dirigeants ont trouvé des moyens pour faire une équipe plus complète que l’année dernière. Là on a dix pros, contre 8 ou 9 les années précédentes. On a trois réceptionneurs au lieu de deux. C’est mieux. L’équipe est plus complète et à l’entraînement, le niveau a augmenté, c’est une bonne chose », relate le technicien breton.

 

Côté effectif, dans l’incapacité de conserver l’excellent passeur Miguel Tavares, parti en Pologne, Rennes a dû repenser totalement sa diagonale passeur – pointu. Et c’est vers le Brésil que le staff breton s’est tourné, en associant la paire Thiago Pontes Veloso et Rafael Araujo. Deux joueurs qui devraient faire évoluer le jeu rennais, dans le droit profil d’un volley brésilien dansant, qui privilégie souvent les enchaînements rapides. Mais au-delà même de la structure du jeu, Veloso et Araujo se connaissent déjà pour évoluer ensemble en équipe nationale et cela devrait être un sérieux atout pour Rennes, notamment en début de saison, quand il s’agit de gratter du temps sur la mise en place collective. « Il y a déjà une certaine connexion entre eux au niveau du jeu », confirme Nikola. « Mais il y a aussi un bon état d’esprit. On les a fait signer en juin et très vite, ils nous ont envoyé des messages écrits en français ! Il y a une vraie volonté de s’intégrer. Ça me paraît intéressant et ça peut être une force. On ne va pas changer les fondamentaux non plus parce qu’ils sont là, mais on va essayer de se régler les uns avec les autres, trouver les meilleurs timings, les meilleurs fonctionnements. »

 

Rennes entame donc cette saison avec enthousiasme et une ambition clairement affichée : entrer dans les quatre premiers. Et pour Nikola, le plaisir n’a pas pris une seule ride. « La philosophie du club me correspond très bien. Le président veut s’inscrire tout en haut du tableau, jouer les premiers rôles. Après, une fois dans les quatre, il n’y a pas de limites », glisse le coach dans un sourire. Pour rester sur la bonne voie, Rennes serait bien inspiré de l’emporter ce soir à Nice, une terre qui ne lui a guère réussi ces dernières saisons. « On n’est jamais complètement satisfait d’une préparation bien sûr, mais je pense que l’équipe est prête », estime le coach. Il aura déjà un premier élément de réponse ce soir.